Stolpersteine

plaque commémorative de l'artiste Gunter Demnig à la mémoire de victimes du nazisme

Les Stolpersteine (pluriel du mot allemand Stolperstein, en allemand : /ˈʃtɔlpɐˌʃtaɪ̯n/[1], Son? Écouter [Fiche], et signifiant « pierres d'achoppement », c'est-à-dire les « pierres sur lesquelles on trébuche ») sont une création de l'artiste berlinois Gunter Demnig. Ce sont des pavés de béton ou de métal de dix centimètres de côté enfoncés dans le sol. La face supérieure, affleurante, est recouverte d'une plaque en laiton qui honore la mémoire d'une victime du nazisme. Chaque cube rappelle la mémoire d'une personne déportée dans un camp de concentration ou dans un centre d'extermination parce qu'elle était Juive (Shoah), Rom, Sinté, Yéniche (Porajmos), communiste, anarchiste, anarcho-syndicaliste, membre de la Résistance, homosexuelle, témoin de Jéhovah, chrétienne en opposition au régime nazi ou handicapée.

Stolpersteine
Stolpersteine rédigée en langue française, posée à Strasbourg à la mémoire d’Alfred Thimmesch, Juste parmi les nations.
Artiste
Date
Type
Dimensions (H × l)
10 × 10 cmVoir et modifier les données sur Wikidata
Localisation

Encastrées dans le trottoir devant le dernier domicile des victimes, plusieurs milliers de Stolpersteine ont ainsi été posées depuis , principalement en Allemagne, mais aussi dans d'autres pays européens. Les Stolpersteine ont inspiré l'idée du projet civique international Dernière adresse. Certaines communes cependant s'opposent au dépôt de ces pavés.

Origine du mot Stolperstein

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Stolpern est la traduction de trébucher en français[2]. La traduction de Stolperstein est littéralement « pierre d'achoppement » ou simplement « pavé de mémoire[3] ». L'artiste a choisi ce mot car il souhaitait que « über Stolpersteine sollen Menschen mit dem Kopf und mit dem Herzen stolpern » (« les passants doivent trébucher avec leur conscience et leur cœur sur les pavés de mémoire[4] »).

« Ici habitait… »

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Gunter Demnig, le créateur des Stolpersteine en .

Gunter Demnig a recherché les données des personnes qui ont été pourchassées et déportées pendant la période du nazisme. Il a fait ses recherches en fouillant dans des archives, sur la base de données sur le sort des victimes du Mémorial de Yad Vashem de Jérusalem, en coopération avec des musées et écoles ainsi qu'avec des survivants et familles. Si des données sont disponibles, Gunter Demnig crée alors des Stolpersteine. Il les encastre dans le sol des rues publiques devant les maisons ou immeubles où résidaient les personnes déportées ou arrêtées. Sur chaque plaque est marqué « Ici habitait » (Hier wohnte) avec ensuite le nom, la date de naissance et le destin individuel de chacun.

Ces pierres d'achoppement sont financées par des dons, des collectes et des parrainages obtenus de citoyens, de témoins du passé (Zeitzeugen), de classes d'écoles, de membres d'associations professionnelles et de communes. Il faut 95 euros pour installer une pierre.

Les premiers Stolpersteine

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Le tout premier Stolperstein, placé le devant l'hôtel de ville de Cologne, avec l'ordre de Heinrich Himmler de procéder aux déportations.

Le premier Stolperstein est placé sans autorisation le , de même que ceux de et il faut attendre pour que le projet jouisse d'une reconnaissance officielle[5].

En , lors d'une action artistique en souvenir de la déportation massive des Roms, Demnig a eu l'idée des Stolpersteine. La première exposition du projet a été réalisée en dans l'église des Antonins à Cologne. En , sans autorisation et pour essayer, Gunter Demnig a placé les premiers Stolpersteine dans les rues de Cologne et dans la Oranienstraße du quartier de Kreuzberg à Berlin. En , il a encastré 55 pierres à l'issue du projet « Artistes à la recherche d'Auschwitz », à Berlin. Incité par l'Initiative artistique KNIE et le Service autrichien de la Mémoire, il plaça en les premiers Stolpersteine pour les Témoins de Jéhovah à Sankt Georgen près de Salzbourg. Friedrich Amerhauser est le premier maire ayant autorisé Gunter Demnig à placer les Stolpersteine[6]. Quatre ans plus tard, après avoir surmonté les obstacles administratifs et les doutes de la ville de Cologne, il fut autorisé à placer 600 pierres.

Plus de 53 000 Stolpersteine dans 1 099 villes d'Allemagne

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Stolperstein à Elmshorn à la mémoire du résistant et ancien député communiste Reinhold Jürgensen, assassiné par les SS au camp de concentration de Fuhlsbüttel.
Pavés de mémoire à Berlin-Pankow.

On trouve des milliers de pierres commémoratives dans de nombreuses villes allemandes comme Berlin, Hambourg ou Cologne et plusieurs centaines dans d'autres villes comme Stuttgart, Francfort-sur-le-Main, Bonn ou Fribourg-en-Brisgau[7].

Elles sont illégales à Munich[8] (Charlotte Knobloch, ancienne déportée et présidente de la communauté israélite de Bavière puis présidente du Conseil central des juifs en Allemagne, considérant qu'il est humiliant que ces marques de commémorations soient sur le sol et que des passants puissent marcher dessus. Cela ne fait pourtant pas consensus dans la communauté juive et des Stolpersteine ont été installés depuis, mais sur des terrains privés[9]).

Par les articles et reportages dans les médias, les citoyens intéressés sont ainsi incités à aller voir ces pierres commémoratives sur les différents lieux de leur implantation. D'autres personnes découvrent les pierres par hasard en flânant dans les rues et se demandent comment cela a pu se passer[pas clair]. À Hambourg, on a demandé aux personnes habitant près d'une pierre de la faire briller avec un produit de nettoyage pour les métaux.

Depuis et jusqu'en , environ 17 000 pierres d'achoppement ont été installées dans 400 villes et villages d'Allemagne ; c'est trois fois plus en .

Autriche

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Le , Demnig a encastré onze Stolpersteine dans le sol des rues publiques de huit communes du district (Bezirk) de Braunau am Inn, la ville natale d'Adolf Hitler.

C'est la première fois que de telles pierres sont réparties sur tout un district. Comme dans les autres villes, elles sont placées devant les maisons des déportés. Les onze Stolpersteine rendent hommage à la témoin de Jéhovah Anna Sax (Braunau am Inn), à quatre communistes et socialistes Franz Amberger, Adolf Wenger (tous les deux de Braunau am Inn), Johann Lenz et Josef Weber (Hackenbuch/Moosdorf), à l'objecteur de conscience Franz Jägerstätter (St. Radegund), au père Ludwig Seraphim Binder (Maria Schmolln), au Sinto Johann Kerndlbacher (Hochburg-Ach), aux victimes de la justice militaire des nazis Franz Braumann (Sankt Veit im Innkreis) et Engelbert Wenger (Altheim) comme à Michael Nimmerfahl (Braunau am Inn) assassiné en détention par la Gestapo. Les Stolpersteine ont été encastrées en présence d'hommes politiques locaux, des médias et de la population locale. Ce mouvement a réveillé l'intérêt pour les victimes du nazisme pratiquement oubliées et ainsi rappelées à la conscience publique.

L'initiative artistique KNIE a déjà invité Demnig en à Oberndorf près de Salzbourg.

Après la destruction involontaire des Stolpersteine à Sankt Georgen près de Salzbourg, placées en mémoire des témoins de Jéhovah Johann et Matthias Nobis, le politologue d'Innsbruck Andreas Maislinger a invité Gunter Demnig à les remplacer et à encastrer de nouvelles pierres dans le district voisin de Braunau am Inn.

Depuis , on pose à Vienne des Stolpersteine qui ne sont pas de Gunter Demnig mais qui en reprennent l'idée. Le projet a pour nom « Les Pierres commémoratives » (en allemand Steine der Erinnerung) et qui forment le « Sentier commémoratif » (Weg der Erinnerung).

Belgique

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Les premiers « pavés de mémoire » sont installés en dans la Région de Bruxelles-Capitale (communes d'Anderlecht et Schaerbeek notamment à hauteur du 99 avenue du Diamant). Le , les deux premières pierres d'achoppement sont posées dans la commune d'Anderlecht, en présence des autorités de la ville, du public, des membres de la communauté juive, des enfants d'une école voisine et des membres de la famille des défunts. À Saint-Gilles, plusieurs voies sont concernées par les Stolpersteine : Liste der Stolpersteine in Saint-Gilles/Sint-Gillis (de). Dans la rue de Roumanie[10] trois pavés sont placés dont un pour Gela (Catherine) Calka, née en Pologne, d'abord détenue à Malines puis déportée à Auschwitz.

5 rue de Roumanie, St-Gilles

Depuis , on trouve aussi des Stolpersteine à Liège, dont une à la rue Matrognard au numéro 7 et deux autres à la rue Édouard Remouchamps au numéro 27a. Le ont été placées dix-neuf Stolpersteine, certaines à Liège et d'autres dans les différentes agglomérations de Bruxelles.

Le , onze nouveaux « pavés de la mémoire » sont inaugurés à Bruxelles, à l'initiative de l'Association pour la mémoire de la Shoah (AMS). Chaque pierre commémorative est dédiée à une personne juive arrêtée à Bruxelles en par l'armée allemande et morte dans le camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz. Chaque pavé est ainsi placé devant la dernière habitation occupée par la victime avant son arrestation. Des pierres commémoratives ont été inaugurées dans le centre historique de Bruxelles, dans la rue d'Accolay, la rue des Tanneurs et la rue Haute notamment. En Belgique, on compte en près de 300 « pavés de mémoire » dont presque une centaine dans la rue des Tanneurs.

Le , un « pavé de mémoire » est scellé à Uccle, chaussée d'Alsemberg 712, devant le dernier domicile de Léon Fajnznaider, adolescent juif de 16 ans déporté et assassiné en à Auschwitz par les nazis.

En , 13 nouveaux pavés sont placés en mémoire des 13 enfants juifs venus de Belgique après être passés par la Maison d'Izieu (France). Trois villes sont concernées, Bruxelles, Anvers et Liège. Le , trois pavés sont placés à Liège, deux à la mémoire des frères Bulka (Albert et Marcel) qui furent déportés et un honorant Alec Bergman, enfant caché qui échappe à la barbarie nazie et qui est présent avec sa famille lors de la pose du pavé.

Jusqu'en , sous l'impulsion du Forum der Joodse Organisaties, les autorités de la ville d'Anvers s'opposaient à la mise en place de ces pavés. À la suite de l'avis émis par une commission d'experts, d'une pétition bilingue ayant recueilli près de 8 000 signatures et la pose de deux pavés par une équipe de l'Association pour la mémoire de la Shoah, en présence de Gunter Demnig, dans un geste de désobéissance civile le , la ville d'Anvers décide d'accepter la pose de pavés de la mémoire[11].

Le , à l'initiative de la commune de Schaerbeek et en coopération avec la Maison de la culture juive et de l'Association pour la mémoire de la Shoah, treize Stolpersteine sont apposés : rue Gallait 76, en hommage à Elja-Noach Nagiel, Margula Nagiel-Amtmann et leurs deux jeunes enfants Joseph-Henri et Felix-Pierre, Avenue Emile Verhaeren 73, en hommage aux résistants Andrée De Jongh, Alice De Jongh-Decarpenterie, Frédéric De Jongh et Suzanne Wittek-De Jongh et au 1 Avenue Colonel Picquart en hommage à Mindla Flinker-De Rochanini, Leizer-Noah Flinker et leurs enfants Moshe Flinker, Esther-Malka Flinker et Léa Flinker[12],[13].

Début à Anderlecht, deux directions d'école ont dans un premier temps refusé la pose de pavés de la mémoire, dans un contexte de génocide à Gaza, avant de se rétracter à la suite de la polémique que cette décision avait créée en ligne[14]

Les premières Stolpersteine en France sont posées entre le et le en Vendée à L'Aiguillon-sur-Mer, Beaulieu-sous-la-Roche, Bourneau, Fontaines, Fontenay-le-Comte, Longèves, Mervent et Nieul-sur-l'Autise[15]. Certaines communes, notamment Paris et Lens, refusent leur installation[16].

Bordeaux et Bègles sont les premières grandes villes françaises à s'engager dans le projet, avec la pose de dix Stolpersteine à la mémoire de victimes juives, de résistants autrichiens  comme Fritz Weiss  ou communistes, poses qui ont eu lieu les et , à partir d'un projet[17] lancé par l'Université Bordeaux-Montaigne[18].

Dans le Nord-Pas-de-Calais, deux associations organisent la pose des stolpersteine, « Lille-Fives 1942 » pour les personnes persécutées (juifs, tsiganes, homosexuels, handicapés, etc.) qui a déposé plus d'une trentaine de stolpersteine, et « Stolpersteine NPDC » pour les résistants, association qui a déposé plus de 100 stolpersteine[19].

Hongrie

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Depuis , des pierres commémoratives sont posées en Hongrie où environ 600 000 Juifs ont été déportés et assassinés. Au centre de Budapest, les premières pierres d'achoppement ont été posées dans la rue Raday.

Pierres d'achoppement commémoratives à Via del Portico d'Ottavia à Rome.

En Italie, de nombreux Stolpersteine sont placés dans différentes villes. Les pierres d'achoppement sont présentes à Turin, Rome, Viterbe, Sienne, Reggio d'Émilie, Meina, Padoue, Venise, Livourne, Prato, Ravenne, Brescia, Gênes, L'Aquila, Ancône, Bolzano et Florence.

En , à Turin, a été posée la 50 000e pierre d’achoppement en Europe, qui rappelle la mémoire de Eleonora Levi, déportée à Auschwitz, « bien que gravement malade », en en tant que juive.

Dans certains cas, les pierres ont été arrachées : à Rome, par exemple, un tel cas concernait, le , des pierres d'achoppement posées au numéro 67 de la Via Santa Maria di Monticelli ; quelques jours plus tard, on a découvert que l'acte avait été effectué par une copropriété de l'immeuble devant lequel ils avaient été placés parce qu'ils étaient « gênés » par leur présence[20]. Toujours à Rome, le , 20 pierres d'achoppement posées dans la Via Madonna dei Monti ont été volées : la matrice néo-fasciste du vol semble ici plus apparente[21].

Le maire de Rome a exprimé sa solidarité avec la communauté juive et condamné le vandalisme de deux pavés le , dans le quartier de Trastevere. Ils ont été endommagés probablement par le feu (noircis)[22]. C'est en que le ghetto juif de la ville avait été pris d'assaut par les troupes allemandes.

Luxembourg

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À Mondorf en mémoire de la résistante Marie Faber-Siebenaler, assassinée le à Ravensbrück.

Au Luxembourg, la première pierre fut posée le à Ettelbruck. Érigée en forme d'une Stolperschwelle, elle est dédiée à la mémoire des 127 citoyens juifs de la ville, dont 105 furent assassinés.

Le suivirent 14 pierres à Esch-sur-Alzette, 38 le ainsi que le à Differdange, une le à Belvaux. Le même jour, 11 Stolpersteine s'ajoutaient à Mondorf-les-Bains, dont deux pour des résistants antifascistes. Le suivirent 17 Stolpersteine à Remich.

Pays-Bas

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On trouve des Stolpersteine dans plus de 120 villes[23].

Pologne

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Royaume-Uni

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L'unique Stolperstein à cette date dans ce pays, qui ne fut pas envahi par les Nazis, est le Stolperstein de Londres dans le quartier londonien de Soho. La pierre, posée en , commémore Ada van Dantzig, une restauratrice de peintures juive londonienne, qui retourna dans son pays natal des Pays-Bas contre le conseil de sa famille, et fut plus tard arrêtée et déportée à Auschwitz.

Autres pays

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Les pays où les Stolpersteine ont été installées, en orange.

Des Stolpersteine ont été posés dans presque tous les pays européens ; les principales exceptions étant le Portugal qui était neutre pendant toute la Seconde Guerre mondiale, l'Estonie et la Biélorussie ainsi que l'Islande, belligérante qui n'était pas envahie par les nazis.

On trouve toutefois des Stolpersteine en Irlande, en Suède, en Suisse et en Espagne, quatre autres pays neutres pendant la guerre. En Suède, les quelques Stolpersteine commémorent les réfugiés juifs qui se sont cachés dans ce pays avant d'être arrêtés par des espions allemands et envoyés dans les camps. Dans le cas de la Suisse, les Stolpersteine que l’on trouve à Kreuzlingen, sur la frontière allemande, commémorent généralement les gens qui ont passé en contrebande des écrits illégaux (livres, tracts, etc.) à travers la frontière. En Espagne, les pierres commémorent les réfugiés républicains qui se sont enfuis en France après la guerre d'Espagne et la victoire du général Franco, qui ont été arrêtés par l'armée allemande après son invasion de la France, puis livrés par le régime de Vichy et déportés à Mauthausen-Gusen.

Notes et références

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  1. Prononciation en allemand standard retranscrite selon la norme API.
  2. « stolpern », Dictionnaire allemand-français, sur pons.com, Pons.
  3. « stolperstein », Dictionnaire allemand-français, sur pons.com, Pons.
  4. (de) « Ein Stein, ein Mensch, ein Schicksal », Der Spiegel, .
  5. « À l'origine du projet », sur stolpersteine.fr (consulté le ).
  6. (de) Georg Stoellinger, « Pressemitteilung der Zeugen Jehovas - 17. Juli 1997 / „Stolpersteine" zur mahnenden Erinnerung », sur auslandsdienst.at, Österreichischer Auslandsdienst, (version du sur archive.org).
  7. (de) Rainer Hörmann, « Steine des Innehaltens », sur evangelisch.de, Église protestante en Allemagne, (consulté le ).
  8. Annabelle Georgen, « Sur les trottoirs de Munich, les pavés à la mémoire des déportés sont illégaux », sur slate.fr, (consulté le ).
  9. Frédéric Lemaître, « Munich achoppe sur les pierres de la mémoire », Le Monde, , p. 19.
  10. Pour le contexte urbain : « Rue de Roumanie », sur monument.heritage.brussels, Région de Bruxelles-Capitale, Inventaire du patrimoine architectural.
  11. Christian Laporte, « Anvers accepte — enfin — les Pavés de mémoire : "De Wever ne peut refuser mon hommage à ma mère. Et moi j'ai été chassée" », La Libre Belgique, (consulté le ), p. 10.
  12. « Mozes Flinker 1 », JMAG, sur maisondelaculturejuive.be, La Maison de la culture juive, (consulté le ).
  13. « Pose de 13 pavés de mémoire », sur 1030.be, Schaerbeek 1030 Schaarbeek, (version du sur archive.org).
  14. Jérémy Zysberg, « Deux écoles d'Anderlecht refusent de participer à une commémoration de la Shoah, à cause du conflit à Gaza » Accès limité, La Libre Belgique, .
  15. (de) « Chronik », sur stolpersteine.eu (consulté le ).
  16. Florence Traullé, « À Lille, des pavés en souvenir des déportés, une démarche mémorielle refusée par d'autres villes » Accès payant, M, le magazine du Monde, (consulté le ).
  17. Baumann et al. 2018.
  18. « Deux pavés de la mémoire », Sud Ouest, , p. 24f.
  19. Olivier Pernot (photogr. PHOTO PIB), « D’où viennent ces pavés de la mémoire qui fleurissent sur les trottoirs ? », La Voix du Nord, (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  20. (it) Paolo Brogi, « Pietre d'inciampo rimosse da farmacista: un caso di ordinario antisemitismo », Corriere della Sera, Rome, .
  21. (it) Laura Barbuscia, « Roma, Monti: rubate 20 pietre d'inciampo dedicate a vittime della Shoah. Zevi: “Atto criminale” », La Repubblica, Rome, .
  22. « Des pavés commémorant les familles juives déportées pendant l'Holocauste ont été vandalisés à Rome, selon le maire de la ville », Swissinfo, .
  23. Liste des communes des Pays-Bas avec des Stolpersteine.
  24. « Zamość. „Kamienie pamięci” upamiętnią rodzinę Bialskich i Wolfenfeldów | Wirtualny Sztetl », sur sztetl.org.pl, Wirtualny Sztetl (pl), (consulté le ).

Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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  • Corinne Bouillot, « Le projet mémoriel, citoyen et éducatif des Stolpersteine (pavés de mémoire) dans sa dimension franco-allemande », Revue de l'Union européenne, Dalloz, no 669, , p. 361–367.
  • (en) Deborah Johnson, « A Still, Small Voice : The Power of Humility in Gunter Demnig's Stolpersteine », dans Eva Janácová (dir.), Holocaust Monuments and Memorials in Central Europe, Berlin, De Gruyter, coll. « De Gruyter Series in Holocaust Studies and Antisemitism », , X-350 p. (ISBN 978-3-11-158002-9, 978-3-11-158057-9 et 978-3-11-158109-5), p. 101–110 [DOI 10.1515/9783111580579-006] [lire en ligne].
  • Alban Wilfert, « Stolpersteine, l'histoire d'un engagement. Entretien avec Paul Anthony », RevueAlarmer,
  • Dans Allemagne d'aujourd'hui, no 225 « Le mémorial des Stolpersteine en France et en Allemagne », (ISBN 978-2-7574-2456-8) :
    • Hélène Camarade, « Le mémorial des Stolpersteine : Histoire, enjeux et phénomènes d'appropriation à l'ère de l'essoufflement de la commémoration », Allemagne d'aujourd'hui, no 225, , p. 69–86 (DOI 10.3917/all.225.0069, lire en ligne).
    • Gunter Demnig, « Gunter Demnig : « Les Stolpersteine sont l'œuvre de toute une vie » : Conférence de l'artiste le au Goethe Institut de Bordeaux », Allemagne d'aujourd'hui, no 225, , p. 87–97 (DOI 10.3917/all.225.0087, lire en ligne).
    • Hermann Harder, « Walter Greve, Kaiserdamm 10, Berlin-Charlottenburg, 11.5.1939 », Allemagne d'aujourd'hui, no 225, , p. 98–103 (DOI 10.3917/all.225.0098, lire en ligne).
    • Claire Kaiser, « Les premiers Stolpersteine en France : état des lieux d'une difficile implantation », Allemagne d'aujourd'hui, no 225, , p. 104–126 (DOI 10.3917/all.225.0104, lire en ligne).
    • Pierre Baumann, Hélène Camarade, Claire Kaiser et Nicolas Patin, « Stolpersteine à Bordeaux et Bègles : Retour sur un projet mémoriel, historique et artistique de Gunter Demnig », Allemagne d'aujourd'hui, no 225, , p. 127–142 (DOI 10.3917/all.225.0127, lire en ligne).
    • Pierre Baumann, « Restitution documentaire de la pose des Stolpersteine à Bordeaux et à Bègles », Allemagne d'aujourd'hui, no 225, , p. 144–165 (DOI 10.3917/all.225.0144, lire en ligne).

Articles connexes

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Liens externes

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  • (de) « Site officiel », sur stolpersteine.eu (consulté le ).
  • « Stolpersteine France », sur stolpersteine.fr (consulté le ).
  • (it) « Pietre d'inciampo », en Italie, sur museodiffusotorino.it (consulté le ).
  • (de) « Der Stolpersteine Guide », carte des Stolpersteine avec biographies des victimes, sur stolpersteine-guide.de.