Littérature engagée

genre littéraire

La littérature engagée renvoie en règle générale à la démarche d'un auteur (poète, romancier, dramaturge...) qui défend une cause éthique, politique, sociale ou religieuse, soit par ses œuvres soit par son intervention directe en tant qu'« intellectuel », dans les affaires publiques. Historiquement, on dit d’une œuvre qu’elle est engagée lorsqu'elle présente un certain statut dans la société de son auteur et qu'est reconnue l'importance de sa fonction ou de son intervention sur un sujet donné. Par le biais de son texte, un écrivain peut critiquer certains aspects de la société, ou proposer telle évolution. Voir : Sylvie Servoise, La Littérature engagée, Paris, PUF, coll. "Que sais-je ? ", 2023[1]

Différents aspects

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Nécessité

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Tout homme est responsable de ce qui se passe en son temps, à plus forte raison en tant qu'écrivain. Se désintéresser de son temps est une façon particulière de s'engager, ou de se dégager : même l'art pour l'art engage l'écrivain (cf. « La littérature vous jette dans la bataille ; écrire, c'est une certaine façon de vouloir la liberté ; si vous avez commencé, de gré ou de force vous êtes engagé », Sartre, Qu'est-ce que la littérature ?).

Au XXe siècle, les facteurs d'engagement se multiplient :

  • la vie collective exerce une emprise plus forte sur la vie individuelle et accroît la responsabilité de l'Homme (exemple : par le développement des médias, l'information accrue, la blogosphère, les réseaux sociaux...) ; aussi on ne peut plus se constituer un art de vivre personnel, considérer l'art comme un divertissement, une étude désintéressée de l'Homme, une tour d'ivoire ;
  • les écrivains contemporains héritent de cette idée du XIXe siècle que l'écrivain a une mission privilégiée, et, plus portés vers la philosophie en raison de leur culture et de leur époque, ils favorisent la réflexion politique et sociale.

Genres, registres, discours, formes, rhétorique, éloquence

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Parmi les formes de discours et de textes associés coexistent principalement le narratif, le descriptif, l'argumentatif, et l'explicatif. Dans sa déclinaison de texte argumentatif, le discours de même forme apparaît tardivement dans l'enseignement français, supérieur puis secondaire (linguistique textuelle, pragmatique, acte de langage, implicature conversationnelle). Il s'agit de convaincre, démontrer, persuader, à travers des joutes oratoires, des lettres ouvertes, des manifestes, des pamphlets, et des essais.

On fait alors référence aux registres (ou tonalités) : comique, tragique, pathétique, lyrique, élégiaque, épique, fantastique. Dans Rhétorique, Aristote définie trois types de discours :

Dans le contexte actuel, il convient d'élargir ces distinctions à d'autres aspects de la vie sociale : Histoire, politique, religions, sciences :

C’est en cela que la littérature engagée se distingue de « L'Art pour l'art » (1835) et du rêve d'une poésie pure, à la manière de la poésie parnassienne (1866-1876). En effet, la littérature engagée peut accorder autant d’importance à la portée sociale, politique, éthique ou religieuse de son message qu’à l’esthétique pure du texte. Pour certaines œuvres, l’engagement va jusqu’à dépasser le propos explicite. Ainsi, « cerises et gai rossignol et merle moqueur » peuvent sembler, hors contexte, des formules insignifiantes. Pourtant, la chanson Le Temps des cerises (1866) a été perçue comme de portée révolutionnaire ou du moins protestataire. Voir : Strange Fruit (1937), chant de révolte, chansons contre le racisme et la xénophobie, liste de chansons révolutionnaires ou de résistance, rap politique.

L'humour, supposé provoquer des émotions positives, souvent ironique et consensuel, se révèle parfois pédagogique et politique.

L'engagement au cours des siècles

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Depuis la préhistoire, toutes les sociétés humaines ont pu connaître des régulations de la vie sociale, au moins verbales (fonction conative du langage, performativité, fonction perlocutoire, jussif, art oratoire, argumentation, persuasion, raisonnement, sophisme, conflit d'intérêts, résolution de conflit, rhétorique politique), hors texte.

Des textes de l'Antiquité en Europe, particulièrement grecque et romaine, subsistent de très nombreux exemples d'éloquence judiciaire, politique, religieuse, diplomatique : tragiques grecs, catharsis, rhétorique grecque, éristique, heuristique, maïeutique, sophistes, droit grec ancien, philosophie antique (philosophes grecs antiques), historiens grecs antiques, historiens romains, philosophes romains. Il convient également de considérer tout ou partie des exemples de littérature sapientiale dans le Proche-Orient ancien, de littérature de l'Égypte antique, de littérature rabbinique, et des nombreux textes sacrés.

La diffusion du christianisme primitif puis médiéval, puis l'expansion de l'islam ont fourni de très nombreux exemples de textes engagés (prédication, Pères de l'Église, patrologie, patristique, théologie chrétienne, évangélisation, mission, apologétique chrétienne, éloquence sacrée, philosophie islamique), avec accompagnement éventuel de conversions forcées, croisades, massacres, martyrs et martyrologes.

Du Moyen-Âge chrétien, sans oublier les hagiographies médiévales (dont la Légende dorée (1261-1266) de Jacques de Voragine), il faut considérer aussi la scolastique, qui vise à synthétiser la pensée scientifique grecque (particulièrement l'enseignement d'Aristote et des péripatéticiens) avec la théologie chrétienne : liste de philosophes scolastiques, principalement en latin.

L'Église catholique a développé, en toutes langues, toute une construction intellectuelle, une empreinte culturelle : dogmes, théologie morale catholique, casuistique, disputatio, éthique, courants de pensée catholique, personnalités françaises du catholicisme. La Réforme protestante (et ses précurseurs) motive une grande quantité de textes argumentatifs également très orientés : personnalités françaises du protestantisme, et la création de la pontificale congrégation pour l'évangélisation des peuples (1622-2022).

Période moderne

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XVIe siècle

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La Renaissance, en Europe, est le siècle de l'humanisme. Les auteurs humanistes mettent l'homme au centre de leurs préoccupations, n'hésitant pas pour cela à dénoncer l'influence excessive de l'Église dans la mesure où elle peut mettre un frein à la dignité de l'homme. Ainsi, Pic de la Mirandole ou Érasme émettent des réserves quant aux excès des clercs, tandis que Thomas More, dans son Utopie, imagine un monde meilleur, caractérisé par le règne de la raison et de l'empathie. Il ne s'agit pas de nier les valeurs chrétiennes, mais de rendre à l'homme, et non à Dieu, sa place centrale.

En France, la question prend une urgence toute particulière au XVIe siècle, en raison des guerres de religion qui déchirent le pays après la Réforme. Ronsard, dans son Discours sur les misères de ce temps, s'en prend à la violence dont il rend les protestants responsables, tandis que Théodore Agrippa d'Aubigné, dans son long poème épique Les Tragiques, dénonce la lutte fratricide que les catholiques livrent aux protestants, ainsi que les turpitudes des rois et les misères dans lesquelles ils plongent le pays.

Tous les pays d'Europe (et leurs dépendances) sont traversés par des débats, libelles, prêches, bulles, concernant les contours de la religion chrétienne, et parfois ravagés par les révoltes et autres guerres de religion. Certains auteurs expriment une forme de résistance intellectuelle, dont en francophonie Michel de Montaigne, Étienne de La Boétie (Discours de la servitude volontaire).

XVIIe siècle

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Le XVIIe siècle, du moins en littérature en France, se caractérise par une dénonciation souvent orientée vers la Cour, dont l'hypocrisie ambiante paraît insupportable sur le plan moral (et religieux), et éminemment nuisible sur le plan politique et social.

Le fabuliste Jean de La Fontaine, dans ses Fables, égratigne régulièrement les pratiques des courtisans, mais également les abus de pouvoir des puissants, par exemple dans "La cour du lion" et "Les obsèques de la lionne", mise en scène des jeux de dupes en vigueur à la Cour, mais également dans "Le loup et l'agneau" et "Les Animaux malades de la peste", dans lesquelles la violence des rapports entre prédateurs et proies permet de blâmer les injustices de l'Ancien Régime.

Molière, de même, s'en prend au règne de l'hypocrisie, en particulier dans Tartuffe, pièce longtemps censurée en raison de l'anathème jeté sur les "faux dévots" et sur les mensonges d'hommes d'Église peu fidèles aux principes moraux du christianisme.

Les ouvrages des moralistes, François de La Rochefoucauld et Jean de La Bruyère, sont en partie engagés.

Sur des thématiques religieuses chrétiennes, les Provinciales (1656-1657) de Blaise Pascal, avec Écrits des curés de Paris et les Pensées (1670), sont un des classiques de la littérature française.

XVIIIe siècle

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Le XVIIIe siècle, en Europe, surnommé siècle des Lumières, est marqué par un grand nombre d'œuvres engagées, dans lesquelles auteurs et philosophes réfléchissent (entre autres) aux mœurs courantes. La critique porte, d'abord, du moins en France, sur le régime politique de la monarchie absolue : dans De l'esprit des lois (1748), Montesquieu propose la distinction et la séparation des trois pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. Les inégalités politiques et sociales sont également pointées du doigt : le théâtre de Marivaux et surtout de Beaumarchais invite à renverser les rôles entre maître et valet, rappelant que la naissance noble ou populaire est uniquement une contingence, qui ne devrait pas ouvrir de droits particuliers : ce serait l'idée centrale pour L'Île des esclaves (1725) ou Le Mariage de Figaro (1778). L'esclavagisme est également dénoncé avec virulence dans le texte de Montesquieu "De l'esclavage des nègres", texte ironique tournant en ridicule les arguments en faveur de l'esclavage, ou encore dans le Supplément au Voyage de Bougainville (1772, publié en 1796) de Diderot.

Enfin, l'intolérance religieuse et ses abus font l'objet de nombreuses attaques. Diderot, par exemple, se livre à une critique de l'obscurantisme dans sa Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient (1749). Surtout, Voltaire est parmi les premiers philosophes à prendre position lors d'une affaire contemporaine : il prend la défense du protestant Jean Calas, accusé à tort d'avoir tué son fils qui désirait se convertir au catholicisme. Le Traité sur la tolérance (1763) reprend les leçons de "l'affaire Calas". Voltaire a pourtant quelque réticence à publier l'intégralité du Testament de l'abbé Jean Meslier.

L'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers (1751-1772) est en France la première encyclopédie moderne (collaborateurs de l'Encyclopédie), évidemment jugée critique, au moins par les tenants des très jésuites Journal de Trévoux et Dictionnaire de Trévoux (1704-1771). Tout ou partie du dictionnaire raisonné a supporté diverses interdictions et condamnations majeures de la part du pouvoir royal et de l'Église catholique... Pour d'autres motifs, le pape Clément XIV prononce en 1773 la suppression de la Compagnie de Jésus (avant sa restauration en 1801-1814)...

Les ouvrages des moralistes tels que en francophonie Chamfort, Vauvenargues, Rivarol sont en partie engagés, de tous bords.

Beaucoup des textes des essayistes, orateurs, pamphlétaires, et législateurs, de l'époque de la Révolution française sont particulièrement engagés, révolutionnaires comme contre-révolutionnaires : liste des ouvrages littéraires écrits sous la Révolution, personnalités contre-révolutionnaires.

Période contemporaine (en France)

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Le nationalisme romantique est, au moins en littérature européenne, national ou identitaire, ethniquement très engagé, souvent révolutionnaire : Vormärz, Printemps des peuples. Le Manifeste du parti communiste (1847-1848) de Karl Marx est un texte engagé, de large portée, internationaliste, à visée universelle, et révolutionnaire.

XIXe siècle

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Durant la majeure partie du siècle, au moins en Europe, les arts, dont la littérature romanesque, s'interrogent, en réaction au sentimentalisme romantique : réalisme, naturalisme, vérisme.

Au XIXe siècle, le recueil de Victor Hugo, Les Châtiments (1853), est désigné comme un "poème du crime". Le poète ne s'en prend pas seulement à un sujet général, mais directement à une personne, qui est Napoléon III, qu'il surnomme « Napoléon le Petit ». Il dénonce également la misère sociale dans de nombreux pans de son œuvre, notamment son roman Les Misérables (1862), écrit en plus de 20 ans, et étant l'un des principaux romans de Victor Hugo mais aussi l'un des symboles de l'écriture engagée; ou encore le poème "Melancholia", extrait de son recueil poétique Les Contemplations (1856). Il prend également position contre la peine de mort dans Le Dernier Jour d'un condamné (1829).

Le véritable acte de naissance de l'intellectuel engagé semble être l'article J'accuse…! (1894) d’Émile Zola qui a été rédigé au cours de l’affaire Dreyfus, sous la forme d'une lettre ouverte au président de la République française, Félix Faure, parue dans le journal L'Aurore. Zola y dénonce l'injuste condamnation d'Alfred Dreyfus, accusé de complot contre la France. Son procès est dit antisémite. Cette affaire a divisé la France de la fin du siècle entre dreyfusards et antidreyfusards. Cette lettre est un symbole de l'éloquence oratoire et du pouvoir de la presse mis au service de la défense d'un homme et de la vérité.

Le récit de voyage a été pendant des siècles comme un appel d'air, pour les esprits européens au moins : divertissement. Le roman colonial aussi, avec des conséquences moins iréniques de colonisation : facilitation, justification. Les réalités coloniales ont la plupart du temps suscité tout un discours anti-colonialiste de résistance, puis de mouvement de résistance, résistance non violente ou guerre d'indépendance : études postcoloniales, études décoloniales.

XXe siècle

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  • Jean-Paul Sartre, Qu'est-ce que la littérature ?
    Sartre interpelle l'écrivain engagé: « Pourquoi as-tu parlé de ceci plutôt que de cela et – puisque tu parles pour changer – pourquoi veux-tu changer ceci plutôt que cela ? »
  • Albert Camus, Discours de Suède
    Camus y formule ses difficultés à prendre position dans le conflit algérien.
  • André Malraux, L'Espoir
    Malraux y dénonce la guerre civile espagnole et soutient le Front populaire (contre Francisco Franco). Il défend des idées de gauche.
  • Poètes de la résistance à l'origine du surréalisme :
  • Boris Vian, Le Déserteur
    Poème sur la dénonciation de la guerre d'Indochine, adressé au président de la République française, René Coty afin de montrer sa lâcheté. Ce poème est une chanson antimilitariste qui est écrite sous forme de lettre ouverte. Il faut notamment savoir que ce poème a été censuré car ses paroles étaient trop subversives. Ce texte montre que la guerre laisse de nombreuses traces psychologiques.
  • Eugène Ionesco, Rhinocéros
    Ionesco dénonce la montée du fascisme qu'il a connu en Roumanie. Plus largement, il illustre l'ascendance de la masse sur l'individu seul, dans une métaphore du totalitarisme.
  • Robert Desnos, Ce cœur qui haïssait la guerre
    Il y fait un appel à la résistance.
  • George Orwell, La ferme des Animaux
    L'auteur britannique a décidé d'écrire la ferme des animaux pour critiquer le régime totalitaire communiste soviétique de façon implicite et attractive (sous forme romanesque). Ainsi, chaque animal représente une facette de la société soviétique d'après guerre : les cochons accaparent les richesses dès la Révolution, et convainquent les autres animaux de travailler pour la ferme.

Le théâtre, qu'on aurait pu croire élitiste et dépassé, a su se renouveler : théâtre de l'absurde,théâtre expérimental, théâtre de la cruauté, théâtre épique, théâtre prolétarien, théâtre d'agitprop, théâtre de l'Opprimé, théâtre forum, théâtre documentaire, théâtre immersif, théâtre total, improvisation théâtrale.

XXIe siècle

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Au XIXe siècle, la littérature romanesque réaliste et la littérature romanesque naturaliste (dont Hugo, Flaubert, Maupassant, Zola...) sont engagées, de même que le roman colonial et le roman sentimental.

Aux XXe siècle et XXIe siècle, les mauvais genres (paralittérature) s'engagent davantage : satire, genres de science-fiction, roman policier, roman d'espionnage, réalisme sale...

Une autre forme d'engagement serait à étudier à l'international. La Grève, roman d'Ayn Rand, publié en 1957, référence américaine durable, est accessible au public français seulement depuis 2011 semble-t-il. Certes, le roman serait une illustration de son libertarianisme et de son objectivisme, mais ce délai de soixante ans montre d'énormes différences d'appréciation, même en littérature romanesque.

La littérature engagée dans l'actualité

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De nombreux auteurs ont utilisé l'écriture afin de s'exprimer sur certains sujets d'actualité : le racisme, les bavures policières ou encore le féminisme et les féminicides par exemple.

Féminicides et impunité - Le cas de Ciudad Juarez de Marie-France Labrecque est un livre qui traite ce phénomène. Il dénonce aussi l'impunité au Mexique, pays ou un grand nombre de femmes sont tuées chaque année, sans que les coupables soient forcément condamnés. La littérature féministe est toujours présente de nos jours et ne fais qu'évoluer[2]. Par exemple, le collectif Folles frues fortes[3] est un groupe de femmes écrivaines qui se battent pour dénoncer ce que les femmes subissent dans la société.

L'œuvre d'Angie Thomas The hate U give (traduite en français par Nathalie Bru) qui a été adaptée en film en 2018 par George Tillman Jr. traite de la question du racisme. Ce livre est classé dans le mouvement Young Adult[2] aussi appelé la littérature de jeunesse. Ce mouvement consiste à partager des évènements de société qui a pour but d'inclure les jeunes à travers la littérature.

Dans l’actualité, la littérature engagée peut également prendre la forme d’une dénonciation politique. C’est notamment le cas du roman de Yasmina Khadra, un auteur algérien, Les hirondelles de Kaboul, publié en 2002. Dans son œuvre, il dénonce les discriminations et la répression que subissent les femmes en Afghanistan. Il expose la vie des femmes oppressées sous le régime Taliban.

En 2020, l’auteur américain Kim Stanley Ronbison aborde un tout autre sujet en écrivant Le Ministère du futur (titre original : The Ministry of Futur). A travers le récit, l’écrivain dénonce les conséquences du changement climatique et propose des solutions politiques afin de réagir aux enjeux environnementaux[4].

Notes et références

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  1. ↑ « Sylvie Servoise, La Littérature engagée », sur fabula.org.
  2. 1 2 Faustine Kopiejwski, « Féminisme, anti-racisme, validisme… Comment la littérature Young Adult s’engage - Les Inrocks », sur lesinrocks.com (consulté le ).
  3. ↑ Anabelle Moreau, « Le temps des femmes : quand la littérature devient féministe », sur la Gazette des femmes, (consulté le ).
  4. ↑ Kim Stanley Robinson (trad. Claude Mamier), Le Ministère du futur, Éditions Bragelonne, , 545 p. (ISBN 979-10-281-2086-3)

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Emmanuel Bouju (dir.), L'engagement littéraire, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « interférences », , 414 p. (ISBN 2-7535-0060-6)
  • Benoît Denis, Littérature et engagement, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points », , 316 p. (ISBN 2-02-036158-2)
  • Jean Kaempfer, Sonya Florey et Jérôme Meizoz (dir.), Formes de l'engagement littéraire (XVe – XXIe siècles), Lausanne, Éditions Antipodes, (ISBN 2940146772)
  • Thierry Laurent, Le Roman français au croisement de l'engagement et du désengagement (XXe – XXIe siècles), Paris, L'Harmattan, .
  • Jean-Paul Sartre, Qu'est-ce que la littérature ?, Paris, Gallimard, coll. « folio essais », (1re éd. 1948) (ISBN 2070323064)
  • Sylvie Servoise, Le Roman face à l'histoire. La littérature engagée en France et en Italie dans la seconde moitié du XXe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « interférences », (ISBN 978-2-7535-1327-3)
  • Sylvie Servoise, La Littérature engagée, Paris, PUF, coll. "Que sais-je ? "
  • « L'engagement littéraire », Textes et Documents pour la Classe, no 1015,‎ .
  • Judith Emery Bruneau, « La littérature engagée », Québec français, no 131,‎ , p. 68–70 (ISSN 0316-2052 et 1923-5119, lire en ligne)
  • Ibrahima Tall, Engagement dans la littérature africaine (thèse de Master of Arts), (présentation en ligne, lire en ligne)
  • Emmanuel Bouju (dir.), L’Engagement littéraire, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2005.
  • Aurore Peyroles, Roman et engagement : Le laboratoire des années 1930, Paris, Classiques Garnier, 2015.
  • Chloé Chaudet, Écritures de l’engagement par temps de mondialisation, Paris, Classiques Garnier, 2016.
  • Emmanuel Bouju, Yolaine Parisot, Charline Pluvinet (dir.), Pouvoir de la littérature. De l’energeia à l’empowerment, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2019.
  • Pierre Alferi, Leslie Kaplan, Nathalie Quintane, Tanguy Viel, Antoine Volodine, Louisa Yousfi, Contre la littérature politique, 2024, éditions La Fabrique, 162 p. (ISBN 978-2-3587-2272-8)
  • Michel Winock, Les écrivains dans la mêlée. De la Révolution française aux années Sartre (2026), Paris, Flammarion, 2026, coll. au fil de l'histoire, 1 408 p. (ISBN 978-2-0804-8328-7)

Articles connexes

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Liens externes

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