La lobomycose, lacaziose ou maladie de Jorge Lobo est une maladie humaine cutanée causée par une infection fungique due à Lacazia loboi . Elle survient généralement dans les régions à climat tropical ou subtropical,spécialement en Amazonie[1].

Lobomycose
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Patient atteint de lobomycose disséminée
Causes InfectionVoir et modifier les données sur Wikidata
Traitement
Spécialité InfectiologieVoir et modifier les données sur Wikidata
Classification et ressources externes
CIM-10 B48.0
CIM-9 116.2
DiseasesDB 32590
eMedicine 1092451
MeSH D060368

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Histoire

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La première description a été faite en 1931 par le docteur Jorge Lobo, après avoir traité un patient de la ville de Recife, au Brésil, de la région amazonienne, qui présentait différentes lésions cutanées nodulaires. D’autres cas ont été diagnostiqués par la suite, tous dans des pays d'Amérique du Sud ou d’Amérique centrale.

Signes et symptômes

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La lobomycose se caractérise par des lésions cutanées chroniques à évolution lente, polymorphes, constituées de macules, papules, plaques, nodules ou verrues hyperpigmentées ou de couleur violet-noir, le plus souvent localisées sur les faces dorsales des membres, l'oreille externe, le visage, le cou et la poitrine. L'ulcération peut survenir, et, les ganglions lymphatiques peuvent êtré affectés[2]. Les patients peuvent ressentir des douleurs ou des démangeaisons dans les zones affectées et, dans certains cas, une perte de sensibilité peut se développer dans la zone. Des complications peuvent survenir, telles que des infections secondaires, des difficultés au mouvement et, dans de rares cas, la formation de cancers de la peau[3].

Épidémiologie

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Presque tous les cas se sont produits en Amérique du Sud, principalement dans les pays : Brésil, Colombie, Suriname, Guyane française, Costa-Rica, Venezuela et Panama. Des cas non autochtones de la maladie ont été décrits dans d’autres pays, comme les États-Unis, le Canada, le Mexique, l’Espagne, la France, le Costa-Rica et l’Afrique du Sud[4].

Au Brésil, cette maladie est plus fréquente dans les populations indigènes, comme les Caiabi.

Traitement

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La lobomycose reste une maladie peu étudiée ; par conséquent, aucune étude clinique n'a été réalisée, et une grande partie du traitement est basée sur des rapports de cas.

L'ablation chirurgicale des lésions est l'option de traitement la plus commune, c'est important la remotion totale des lésions en ràison des récurrences. D'autres fois, l'utilisation de médicaments antifongiques est une option, avec cependant une efficacité mineure. Récemment, l'itraconazole, associé à la chirurgie et aux médicaments utilisés dans la polychimiothérapie anti-lèpre, s'est révélé prometteur pour le traitement de la maladie[4].

Chez les animaux

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Lobomycose affectant la nageoire dorsale d'un dauphin sauvage.

Les dauphins peuvent être touchés par la lobomycose, en particulier au niveau de la nageoire dorsale et de la tête. En , de nombreux cas ont été signalés dans la lagune de l'Indian River, sur la côte atlantique de la Floride[5].

Notes et références

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(pt) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en portugais intitulé « Lobomicose » (voir la liste des auteurs).
  1. ↑ Talhari, Oliveira et de Souza Santos 2008, p. 582–583.
  2. ↑ Veronesi et Focaccia 2015, p. 1661-1666.
  3. ↑ (pt-BR) Aldás Eduardo Garzón et Viviana Herrera Vicuña, « Lobomicosis: una serie de 5 casos », Piel. Formación continuada en dermatología, vol. 28, no 5,‎ , p. 257-322 (lire en ligne, consulté le ).
  4. 1 2 Gonçalves et al. 2022, p. 494.
  5. ↑ Reif, Mazzoil et McCulloch 2006, p. 104–108.

Annexes

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Biographie

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  • (en) Franciely G. Gonçalves, Patrícia S. Rosa, Andrea de F. F. Belone, Léia B. Carneiro et al., « Lobomycosis Epidemiology and Management: The Quest for a Cure for the Most Neglected of Neglected Tropical Diseases », Journal of Fungi, no 5,‎ , p. 494 (ISSN 2309-608X, PMID 35628750, PMCID PMC9144079, DOI 10.3390/jof8050494, lire en ligne, consulté le )
  • (en) John S. Reif, Marilyn S. Mazzoil et Stephen D. McCulloch, « Lobomycosis in Atlantic bottlenose dolphins from the Indian River Lagoon, Florida », Journal of the American Veterinary Medical Association, vol. 228, no 1,‎ , p. 104–108 (PMID 16426180, DOI 10.2460/javma.228.1.104, lire en ligne)
  • (en) Carolina Talhari, Camila Bandeira Oliveira, Mônica Nunes de Souza Santos et al., « Disseminated lobomycosis », International Journal of Dermatology, vol. 47, no 6,‎ , p. 582–583 (PMID 18477148, DOI 10.1111/j.1365-4632.2008.03678.x, lire en ligne [archive du ], consulté le )
  • (pt-BR) Ricardo Veronesi et Roberto Focaccia, Tratado de infectologia de Veronesi, São Paulo, Atheneu, , 2426 p. (ISBN 8538806483), « Doença de Jorge Lobo », p. 1661-1666

Liens externes

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