Louis-Armand de Bourbon-Conti (1661-1685)

aristocrate français

Louis-Armand de Bourbon-Conti, né le à l'hôtel de Conti, à Paris, et mort le au château de Fontainebleau, est un prince membre de la maison de Conti. Fils d'Anne-Marie Martinozzi et d'Armand de Bourbon-Conti, deuxième prince de Conti, il succède à ce dernier comme troisième prince de Conti à sa mort en . Ayant épousé Marie-Anne de Bourbon, la fille légitimée préférée de Louis XIV et Louise de La Vallière, le prince meurt en de la petite-vérole, âgé de vingt-quatre ans seulement.

Louis-Armand de Bourbon-Conti
Description de cette image, également commentée ci-après
Louis-Armand de Bourbon, prince de Conti par artiste anonyme, vers 1680.

Titre

Prince de Conti


(19 ans, 8 mois et 19 jours)

Prédécesseur Armand de Bourbon-Conti
Successeur François-Louis de Bourbon-Conti
Fonctions militaires
Grade militaire Colonel
Commandement Régiment de Conti
Biographie
Titulature Prince de Conti
Comte de Pézenas
Seigneur de L'Isle-Adam
Dynastie Maison de Conti
Distinctions Pair de France
Naissance
Hôtel de Conti (France)
Décès (à 24 ans)
Château de Fontainebleau (France)
Sépulture Église de Saint-Thomas de Cantorbéry
Père Armand de Bourbon-Conti
Mère Anne-Marie Martinozzi
Conjoint Marie-Anne de Bourbon
Enfants Aucun
Religion Catholicisme
Description de cette image, également commentée ci-après

Biographie

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L'enfant est baptisé le et nommé Louis en l'honneur de Louis XIV, son parrain. Sa marraine est la reine-mère Anne d'Autriche.

Orphelin de père à 5 ans et de mère à 11 ans, il est élevé à la cour de son oncle, Louis II de Bourbon-Condé, dit « le Grand Condé ».

Petit, légèrement bossu, d'un physique ingrat, le , à 18 ans, il épouse Marie-Anne de Bourbon, dite « la première Mlle de Blois », fille légitimée de Louis XIV et de Louise de La Vallière, âgée de 13 ans. Le mariage est célébré dans la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye. La princesse ayant ses règles, la nuit de noces est catastrophique[1]. Le mariage restera stérile. Dépité, le prince se jette dans le libertinage et doit être rappelé à l'ordre par Louis XIV.

Le fils du prince de Turenne, Louis-Charles de La Tour d'Auvergne, ayant obtenu du roi, en , la permission d'aller servir en Pologne comme volontaire, Conti fait la même démarche pour lui-même et son cadet, François Louis de Bourbon-Conti[2]. Les deux princes arrivent à Vienne le et à Koman (?) le , où ils se mettent au service du duc Charles V de Lorraine. Ils combattent avec bravoure à Novigrad et Neuhäusel, avant de secourir la ville de Gran, assiégée par les Turcs. Ils repartent pour la France le [réf. souhaitée] et sont de retour à Paris le .

Le , la princesse de Conti est atteinte d'une violente attaque de petite vérole[3]. Son mari s'enferme avec elle pour la soigner. Elle réchappe de la maladie, mais le prince la contracte à son tour et meurt en quelques jours, le [4].

Quinze jours plus tard, la marquise de Sévigné écrit à l'un de ses correspondants :

« … Quelle mort que celle de M. le prince de Conti ! Après avoir essuyé tous les périls infinis de la guerre de Hongrie, il vient mourir ici d'un mal qu'il n'a quasi pas ! Il est le fils d'un saint et d'une sainte, il est sage naturellement, et par une suite de pensées emmanchées à gauche[5], il joue le fou et le débauché, il meurt sans confession, et sans avoir eu un seul moment pour lui, car il n'a pas eu la moindre connaissance. Sa belle veuve l'a fort pleuré : elle a cent mille écus de rente et a reçu tant de marques de l'amitié du roi[6], et de son inclination naturelle pour elle, qu'avec de tels secours personne ne doute qu'elle ne se console[7]. »

Le 13, le prince est enterré dans le mausolée des Condé dans l'église de Vallery. Son frère François-Louis devient alors le 4e prince de Conti.

Ascendance

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Références

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  1. Madame de Sévigné dispose d'informations différentes. Le 24 janvier, elle écrit à son gendre : « Mme la princesse de Conti est toujours charmante : elle se trouva si mal, la nuit de ses noces, à cause d'un dévoiement [= une diarrhée], qu'on a jeté son bonnet par-dessus les moulins, et l'on n'a vu goutte. Elle se porte bien et l'on dit des merveilles de sa belle âme et de la générosité de M. le prince de Conti…[Lettres de Madame de Sévigné, Pairs, 1862, t. 6, p. 208, lire en ligne »
  2. Philippe de Courcillon, marquis de Dangeau, Journal du marquis de Dangeau, avec les additions inédites du duc de Saint-Simon, t. I, Paris, Firmin Didot Frères, (lire en ligne)
  3. Journal de Dangeau, I, p. 230.
  4. Journal de Dangeau, I, p. 249.
  5. Mal engagées.
  6. Louis XIV, son père.
  7. Lettres de Madame de Sévigné, de sa famille et de ses amis, recueillies et annotées par M. Monmerqué, Paris, Hachette, coll. « Les Grands écrivains de la France », 1862, p. 477-8, lire en ligne.

Liens externes

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