Louis-Pierre Baltard

architecte, graveur et peintre français (1764-1846)

Louis-Pierre Baltard, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un architecte, graveur et peintre français.

Louis-Pierre Baltard
Buste de Louis-Pierre Baltard, œuvre d'Eugène Guillaume (1873).
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Œuvres principales
signature de Louis-Pierre Baltard
Signature.
Tombe de Pierre Baltard au cimetière du Montparnasse (division 18).

Il est le père de l'architecte Victor Baltard.

Biographie

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À l'origine graveur paysagiste, c'est lors d'un voyage en Italie en 1786, qui dura deux ans, que Louis-Pierre Baltard se découvre une passion pour l'architecture. Il commence sa nouvelle carrière en s'appuyant sur sa réputation de graveur et devient l’un des architectes les plus réputés de la génération néo-classique. Il a beaucoup travaillé sur l'architecture carcérale et théorisé ce type de construction dans son ouvrage Architectonographie des prisons[1]. Il est l'élève d'Antoine-François Peyre à l'Académie royale d'architecture et travaille aux projets d'embellissement de Paris demandés par Louis XVI[2].

Il fit comme engagé volontaire quelques-unes des campagnes de la Révolution, devint successivement professeur d'architecture à l’École polytechnique en 1796, puis à l’École des beaux-arts en 1818, architecte du Panthéon et des prisons, membre du Conseil des bâtiments civils et des travaux publics. Il fut en 1801 l'un des fondateurs de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale[3].

Il est inhumé au cimetière du Montparnasse (division 18).

Gravure

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Il a gravé de nombreuses planches, soit au burin, soit à l'eau-forte ou à l'aquatinte :

  • Vues des monuments de Rome (1801) ;
  • Voyage dans la Basse et Haute-Égypte pendant les campagnes du général Bonaparte par Vivant Denon (1802) ;
  • Paris et ses monuments (1803) ;
  • Voyage pittoresque et historique en Espagne d'Alexandre de Laborde (1807-1818) ;
  • Colonne de la Grande Armée (1810) ;
  • Les monuments de la France par Alexandre de Laborde (1816-1836) ;
  • Voyage à Thèbes de Frédéric Cailliaud ;
  • Antiquités de la Nubie de François-Christian Gau ;
  • Grands prix d'architecture, collection continuée par son fils.

Louis-Pierre Baltard est présent au catalogue de la chalcographie du musée du Louvre.

Peinture

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Architecture

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Louis-Pierre Baltard et Jean-Baptiste Rondelet ont été candidats au concours pour la transformation du Panthéon de Paris en « temple de la Gloire ». En 1813, à la mort de Alexandre-Théodore Brongniart, Baltard postule pour achever le palais Brongniart. Il ne sera pas retenu. Il candidate pour la restauration du Grand théâtre de Lyon mais n'est pas non plus retenu, les architectes choisis pour ce bâtiment qui remplace celui de Jacques-Germain Soufflot après l'incendie de 1826, sont Antoine-Marie Chenavard et Jean-Marie Pollet.

L’architecte propose, en 1800, un réaménagement de la place de la Concorde. Peut-être inspiré par la piazza del Popolo, à Rome, il envisage une place ovale. Les fossés sont comblés, un fontaine occupe le centre, entourée de deux obélisques. Le projet ne voit pas le jour[4].

Publications

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  • Louis-Pierre Baltard, Recueil des monuments antiques et des principales fabriques de Rome (1801).
  • Louis-Pierre Baltard, Architectonographie des prisons, ou Parallèle des divers systèmes de distribution dont les prisons sont susceptibles, selon le nombre et la nature de leur population, l'étendue et la forme des terrains, Paris, , 35 p. (OCLC 22295063, BNF 30050658), lire en ligne sur Gallica.
    Dans cet ouvrage, le premier consacré à l'architecture des prisons par un architecte français, Baltard présente différents plans de prisons françaises et étrangères ainsi que ses propres modèles. Il prône l'hygiénisme et la composition en quartiers distincts.
  • Louis-Pierre Baltard, Grands Prix d'architecture de 1818 à 1834, en collaboration avec A. L. T. Vaudoyer et A. Destournelles.
  • Louis-Pierre Baltard, Introduction au cours de théorie d'architecture (1839).
  • Le Monument de la statue équestre de l’empereur Othon sur la grand-place de Magdebourg, lavis gris et aquarelle sur tracé au crayon noir, 29,5 x 22,5 cm, musée du Louvre[6].

Notes et références

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  1. E-L-G Charvet 1899, p. 14.
  2. Nouveau Larousse illustré - Dictionnaire universel encyclopédique, tome 1, p. 701.
  3. Site de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale.
  4. Places & portes de Paris, Éditions EL VISO, coll. « Paris patrimoine », (ISBN 978-84-128615-8-7), page 35.
  5. Pierre-Yves VÉRICEL, « Le Grenier à sel du quai de l’Arsenal », sur lyonnais.hypotheses.org (consulté le )
  6. Xavier Salmon, « Le grand dessein de Dominique Vivant Denon », Grande Galerie - Le Journal du Louvre, no 50, , page 34.

Annexes

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Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Dominique Bertin, « Louis-Pierre Baltard 1764-1846. Esquisse d'une carrière. », dans Philippe Rosset et Maryannick Lavigne-Louis (dir.), La justice à Lyon : d'un palais à l'autre, XVIIe-XXe siècle, Lyon, Pré-inventaire des monuments et richesses artistiques du Rhône, (ISBN 2-910865-02-9), p. 121-126.
  • Auguste Galimard, Notice biographique lue à la Société libre des beaux-arts, dans la séance du 20 octobre 1846 sur Louis-Pierre Baltard, Paris, Ducessois, , 7 p. (OCLC 491156158)
  • E-L-G Charvet, Architectes, notices biographiques et bibliographiques, Lyon, Bernoux et Cumin, éditeurs, coll. « Lyon artistique », , 506 p. (lire en ligne), p. 11-16. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Pierre Pinon, Louis-Pierre et Victor Baltard, Paris, Monum, éditions du Patrimoine, coll. « monographies d'architectes », , 212 p. (ISBN 2-85822-706-3 et 978-2-85822-706-8, OCLC 67375508, BNF 39270278, présentation en ligne)
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