Louis Le Peletier de Rosanbo

aristocrate français

Louis V Le Peletier, marquis de Rosanbo est un aristocrate français, né en 1747 à Paris, et mort guillotiné dans la même ville le 1er floréal an II ().

Louis Le Peletier de Rosanbo
Fonction
Président à mortier
Parlement de Paris
à partir de
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Famille
Père
Louis IV Le Peletier de Rosanbo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Antoinette de Lamoignon de Malesherbes (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Louise Le Peletier de Rosanbo (d)
Aline Thérèse Le Peletier de Rosanbo (d)
Louis Le Peletier de RosanboVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Propriétaire de

Biographie

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Louis V Le Peletier de Rosanbo est le fils ainé de Louis IV Le Peletier de Rosanbo et de son épouse Marie Claire de Mesgrigny d'Aunay[1]. Il est le descendant d'une grande famille de la noblesse de robe de Paris, les Le Peletier (Prévôt des marchands de Paris, premier président du Parlement de Paris…)

Carrière

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Louis le Pelletier de Rosanbo est président à mortier au parlement de Paris ().

Il se marie en 1769[2] à Antoinette de Lamoignon de Malesherbes, fille de Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes, qui devient à la mort de Louis XV secrétaire d'État à la Maison du roi.

Franc-maçon, il fut présent comme visiteur à l'allumage des feux de la loge parisienne "La Candeur" le [3].

Famille

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Lui et sa femme ont quatre enfants :

Arrestation et exécution

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Il est arrêté le 17 décembre 1793 à Malesherbes ; deux jours plus tard, c'est le tour du reste de la famille. Tous sont emprisonnés à La Force. Le procès se base, concernant Le Peletier de Rosanbo, sur sa protestation envers la dissolution du Parlement de Paris par l'Assemblée nationale constituante ; plus globalement pour le reste de la famille, le chef d'accusation est « conspiration avec les émigrés ».

En effet, la sœur d'Antoinette, Françoise Pauline de Lamoignon de Montboissier, avait émigré avec son mari Charles-Philippe de Montboissier à Bruxelles, puis à Lausanne. Jean-Baptiste de Chateaubriand, mari d'Aline, avait également émigré à partir de 1791, et était devenu aide de camp de Montboissier, avant de revenir en France en 1792 sur demande de Malesherbes (ou des Princes, bien plus tardivement[Note 1])[6]. Tous continuaient à correspondre les uns avec les autres[4].

Le Peletier de Rosanbo est guillotiné à Paris le 1er floréal an II ()[7],[6], deux jours avant son épouse, son beau-père, sa fille aînée et le mari de celle-ci[6] - ou à la même date que ceux-ci[2]. Le reste de la famille survit en prison, jusqu'à sa libération le 22 avril 1794[4].

L'historienne Sylvie Nicolas affirme que Le Peletier de Rosanbo et sa femme[8], sa fille aînée et son gendre[9] ont été inhumé à la chapelle expiatoire (construite à la Restauration). Toutefois, un autre historien, Emmanuel Fureix, indique que « les Malesherbes » ont été inhumés dans le cimetière des Errancis[10], détruit pendant les transformations de Paris sous le Second Empire, les ossements étant transférés dans les catacombes[11].

Bibliographie

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Notes et références

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  1. Selon une lettre reçue par son épouse, et qu'il aurait lui-même envoyé de prison, Chateaubriand serait rentré en France en septembre 1793, afin d'aider la reine à échapper à son procès ou son exécution. Arrêté dès son retour, il aurait été emprisonné à Bicêtre avant d'être transféré à La Force, où il y retrouve le reste de la famille[5].

Références

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  1. Geneviève Mazel, Claude Le Peletier (1631-1711) : Le successeur de Colbert, Paris, Éditions de La Table Ronde, (ISBN 2710326078), « Généalogie de Claude Le Peltier -Descendance 2e partie », p. 216
  2. 1 2 3 4 Tellier 1987, p. 757-758.
  3. Georges Renauld, Antoine Destutt de Tracy, Paris, Detrad, , p. 217.
  4. 1 2 3 Mélonio 2025.
  5. Nicolas 1998, p. 309-313.
  6. 1 2 3 Nicolas 1998, p. 129-130.
  7. Liste des victimes du Tribunal révolutionnaire à Paris, Paris, Picard, (lire en ligne), p. 39.
  8. Nicolas 1998, p. 130.
  9. Nicolas 1998, p. 129.
  10. Emmanuel Fureix, La France des larmes : Deuils politiques à l'âge romantique, 1814-1840, Seyssel, Champ Vallon, coll. « Époques », , 502 p. (ISBN 9782876734975), p. 197.
  11. Emmanuel Fureix, « Nécropoles et charniers « blancs » dans le Paris du premier XIXe siècle siècle », dans Bruno Dumons et Hilaire Multon (dir.), « Blancs » et contre-révolutionnaires en Europe : espaces, réseaux, cultures et mémoires (fin XVIIIe -début XXe siècles) : France, Italie, Espagne, Portugal, Rome, coll. « Publications de l'École française de Rome » (no 454), (lire en ligne), p. 197–209.