Louis Uhlrich
Louis Uhlrich est un homme politique et historien alsacien né le à Guewenheim et mort le à Altkirch. Conseiller général du Haut-Rhin pour le canton de Masevaux de 1956 à 1992, sa carrière politique est notamment marquée par ses positions en faveur de la défense du patrimoine naturel et culturel. En tant qu’historien, il s’est en particulier consacré à la recherche et à l’identification des malgré-nous disparus dans les camps d’internement soviétiques comme le camp 188.
| Conseiller général du Haut-Rhin Canton de Masevaux (d) | |
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Université Marie-et-Louis-Pasteur Université de Lyon Université de Strasbourg (d) |
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| Enfant |
Odile Uhlrich (d) |
| A travaillé pour | |
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| Parti politique | |
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Biographie
modifierLouis Charles Joseph Uhlrich naît le à Guewenheim. Sa mère s’appelle Blanche Marguerite Liller et son père, Charles Antoine Uhlrich, est directeur d’école et secrétaire de mairie. Après avoir fréquenté le collège épiscopal de Zillisheim de 1937 à 1940, il est envoyé au Gymnasium de Mulhouse pour poursuivre ses études secondaires. Il est toutefois enrôlé de force dans le Reichsarbeitsdienst à partir de puis dans la Wehrmacht en mai suivant. Intégré à la Luftwaffe, il est formé aux transmissions à Chaumont jusqu’en août avant d’être envoyé dans les Balkans. Ses supérieurs remarquent ses compétences, mais notent aussi son manque de dévouement, notamment du fait de son refus de suivre la formation de sous-officier. Le il est gravement blessé en Slavonie et la France le reconnaît par la suite grand mutilé de guerre et grand invalide[1].
Rentré chez lui en , il débute dès l’année suivante des études supérieures d’histoire-géographie. Après avoir suivi les cours des universités de Besançon, Lyon et Strasbourg, il obtient la licence ès lettres en 1949. Devenu adjoint d’enseignement, il commence à travailler en 1950 au lycée Bartholdi de Colmar, mais entre rapidement en conflit avec sa hiérarchie autour de la francisation de l’Alsace, qu’il considère menée de manière insultante et humiliante pour les Alsaciens. N’ayant toujours pas été titularisé en 1954, il décide de se mettre en congé et devient directeur de la fédération des coopératives agricoles du Haut-Rhin avant de revenir à l’enseignement en 1960. Titularisé en 1961, il enseigne au lycée d’Altkirch jusqu’à sa retraite en 1985[1].
En parallèle, il milite pour le Mouvement républicain populaire avec lequel il est élu en Conseiller général du Haut-Rhin pour le canton de Masevaux, fonction qu’il conserve jusqu’en 1992. il exerce dans ce cadre la présidence de la commission es finances de 1964 à 1992. Il fonde par ailleurs en 1957 le syndicat intercommunal de la Doller, qui regroupe les communes de son canton et dont il est le premier président. Il est également président du syndicat fluvial de la Doller et vice-président du comité du bassin Rhin-Meuse, ce qui le fait participer à plusieurs projets en lien avec la gestion de l’eau. En revanche et malgré ses tentatives répétées en 1967, 1968 et 1973, il échoue à remporter les élections législatives dans la troisième circonscription du Haut-Rhin[1].
À partir de la fin des années 1980, Louis Uhlrich réduit progressivement ses engagements politiques et se consacre davantage aux études historiques. Outre ses publications, il relance en 1989 la Société d’histoire de la vallée de la Doller, qu’il préside jusqu’en 2001. Il meurt à Altkirch le [1].
Distinctions
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Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres (1976)[1] ;- Médaille d’honneur régionale, départementale et communale en vermeil (1987)[1] ;
Officier de l'ordre des Palmes académiques (1988)[1] ;
Chevalier de l'ordre national du Mérite (1995)[1].
Notes et références
modifierAnnexes
modifierBibliographie
modifier- François-Joseph Fuchs et Philippe Legin, « Uhlrich Louis Charles Joseph », dans Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie d'Alsace, Nouveau Dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 37, 2022 (2001) (lire en ligne), p. 3939.
Liens externes
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