Louise-Denise Germain
Louise-Denise Germain, née le à Uzerche en Corrèze et morte le à Paris 6e[1], est une artiste décoratrice française spécialisée dans le domaine du cuir[2]. Elle a su s’imposer comme la première femme artiste non relieur à se vouer à l’art de la reliure[3].
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Louise Denise Victoire Germain |
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Biographie
modifierNée en 1870 près d’Uzerche, Louise-Denise Germain est orpheline de père puis rapidement de mère. En 1891 elle arrive à Paris où elle tombe amoureuse et enceinte, mais le père de l’enfant décède avant leur mariage[2].
Elle commence son activité par la création d’objets en bois pyrogravé, puis applique sur le cuir les techniques qui lui viennent du travail du bois, comme la pyrogravure[4]. Son style se caractérise aussi par l'incrustation de lames et agrafes en métal argenté ou doré qu’elle fabriquait elle-même. Mais elle ne relie pas à proprement parler les livres elle-même : elle confie, après confection, la peau à un autre relieur[2].
Parce qu'elle est autodidacte, non influencée le milieu de la reliure, Louise-Denise Germain ne suit pas les courants en reliure de cette époque (les reliures de Capé ou Marius-Michel par exemple). Elle se fait remarquer par son originalité : elle commence avec les premiers mécénats à fabriquer ses propres gardes, aquarellées (parfois en collaboration avec Josef Sima), et réalise également des étuis souples, deux choses plutôt rares à l’époque[2].
Son premier mécène et commanditaire est Gabriel Thomas, mais on peut nommer aussi Jacques Rouché, Jacques Doucet et Louis Barthou[2].
Expositions
modifierExpositions de son vivant
modifierElle expose très régulièrement ses œuvres aux salons d’Automne, salon des artistes décorateurs et salon de la Société nationale des beaux-arts.
En plus de ces présentations régulières, trois expositions lui ont été consacrées de son vivant :
- en 1913, à Buenos Aires, en lien avec la Société des Beaux-arts.
- en 1927, à Paris, sur les Champs-Élysées
- en 1933, à Paris, rue Raspail.
Autres expositions
modifier- en 1979, à Paris, Bibliothèque de l'Arsenal.
- en 2017, à Paris, Bibliothèque de l'Arsenal.
Reliures conservées
modifierFabienne Le Bars a retrouvé 200 reliures de Louise-Denise Germain.
Notes et références
modifier- ↑ Archives de Paris, 1935 Décès 06, côte 6D 239, acte 171, vue 18/31 sur Filae
- 1 2 3 4 5 Célia Cabane, « Exposition « Louise-Denise Germain (1870-1936). Reliures » à la bibliothèque de l’Arsenal », sur Histoire du livre (consulté le )
- ↑ « Louise-Denise Germain. Reliures | Editions de la Bibliothèque nationale de France », sur editions.bnf.fr (consulté le )
- ↑ « Les reliures de Louise-Denise Germain à la Bibliothèque nationale de France », sur www.actualitte.com (consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Ernest de Crauzat, La reliure française de 1900 à 1925, Paris, Kieffer, (réimpr. 1999).
- Antoine Coron (préf. Georges Le Rider), Joseph Sima : 1891-1971, œuvre graphique et amitiés littéraires. L. D. Germain : 1870-1936, reliures : Bibliothèque nationale 1979, Paris, Bibliothèque nationale, , 100 p. (lire en ligne)
- Fabienne Le Bars (dir.), Louise-Denise Germain : reliures, Paris, BnF Éditions, , 112 p. (ISBN 978-2-7177-2752-4).
Article connexe
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à la vie publique :