Louise Coupé
Louise Coupé, née le à Gand et morte le dans la même ville, est une peintre belge de natures mortes, de fleurs et de fruits.
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Emma Ludovica Hortensia Coupé |
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À partir de |
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Nature morte, peinture de fleurs (d), peinture de fruits (d) |
Biographie
modifierEmma Louise Hortense Coupé nait à Gand en 1875[1]. Elle est l’une des trois filles de Richard Coupé, chef de bureau de l’administration de la Flandre-Orientale[2], et de Mathilde Angeline Van Haute.
Elle étudie à l'Académie de Gand et est l'élève de Désiré de Keghel et Frans Mortelmans[3].
Elle peint essentiellement des natures mortes, dans un style intimiste et un jeu subtil des demi-teintes[4], et des peintures de fleurs[5]. La critique relève que dans ses compositions « L’âme du sujet rayonne avec ampleur dans l’atmosphère harmonieuse de l’alliance équilibrée de la forme et du coloris, enlaçant des objets choisis et disposés avec un goût pénétrant et un lyrisme discret »[2]. Elle tient son atelier rue de la Vallée, 7 à Gand. Elle est amie de Cécile Boonans, qui a son atelier dans le même bâtiment, et de Lucie Jacquart, Madeleine Van Thorenburg et Hélène Waldack[2].
Sa mère meurt en 1902.
Elle participe à l'Exposition universelle de Gand de 1913, avec Fleurs et fruits. Son père meurt la même année. Elle réside alors rue du Cumin (Komijnstraat), 3 à Gand, avec ses deux sœurs célibataires.
Durant le Premier conflit mondial, elle se réfugie aux Pays-Bas, à La Haye, où elle continue à travailler activement, et on peut parler d’une « période de La Haye » dans son œuvre[2].
Louise Coupé se retire régulièrement dans la villa « Minouche » à Knokke-Heist : « Depuis deux mois je vis au Zoute en ermite avec la mer et la solitude pour compagnons... C’est délicieux. »
Lors de la crise de 1930, les sœurs Coupé doivent vendre leur maison de la rue du Cumin. Après le décès de leur sœur Cécile, Marie déménage à Saint-Amandberg (Sint-Amandsberg) avec la domestique ; Louise s’installe en 1942 au 10 de la rue de Liège (Lievestraat)[2], où elle meurt à l'âge de 69 ans[1],[6].
Depuis les années 1990, de nombreuses œuvres de Louise Coupé sont proposées dans les salles de vente[5],[7].
Œuvres dans les collections publiques
modifier- Gand, musée des Beaux-Arts : Nature morte aux poissons ou Nature morte aux rougets, huile sur toile, 68 × 70 cm[8],[9].
Galerie
modifierNotes et références
modifier- 1 2 Archives de l'État en Belgique, Gent/Gand, naissances 1875, acte no 2105 avec mention marginale du décès, vue 150/823.
- 1 2 3 4 5 Karel Blondeel, Les femmes peintres à Gand (1880-1914). Une étude socio-historique. Mémoire présenté à la Faculté des Lettres et de Philosophie de Gand sous la direction de J. Art en vue de l’obtention du grade de Licencié en Histoire. Année académique 2002-2003.
- ↑ (nl) « Schilderij Bloemstuk Louise Coupé », Knack weekend, (lire en ligne).
- ↑ « Coupe, Louise », dans Germain Van Herrewege, Femmes peintres à Gand, 1792-1955, Gand, Snoeck-Ducaju, , 180 p. (lire en ligne), p. 116.
- 1 2 Bénézit 1999, p. 13.
- ↑ Le dictionnaire Bénézit, repris par certaines sources, donne par erreur la date de 1915 pour son décès.
- ↑ (en) « Louise Coupé Auction Results: Past Sales & Hammer Prices », sur mutualart.com (consulté le ).
- ↑ (en) « Louise Coupé », sur The Flemish Art Collection (consulté le ).
- ↑ « Nature morte aux rougets - Louise Coupé », sur MSK Gent (consulté le ).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- (nl) Wim Pas et Greet Pas, Biografisch Lexicon Plastische Kunst in België. Schilders–beeldhouwers–grafici ; 1830–2000, Anvers, De Gulden Roos, (ISBN 90-76138-02-8).
- (nl) Paul Piron, De Belgische beeldende kunstenaars uit de 19de en 20ste eeuw, Brüssel, Art in Belgium, , 1613 p. (ISBN 90-76676-01-1).
- « Coupe Louise », dans Emmanuel Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 4 (Coudert-Dzwonowski), Paris, Gründ, , 957 p. (ISBN 978-2-7000-3010-5, lire en ligne), p. 13.
- (de) Uta Römer, « Coupe, Louise », dans Günter Meißner et al., Allgemeines Künstlerlexikon : die bildenden Künstler aller Zeiten und Völker, vol. 21 : Contell-Courtry, München, Leipzig, K. G. Saur, , 607 p. (ISBN 3-598-22761-2, lire en ligne), p. 562.
- Dictionnaire des peintres belges du XIVe siècle à nos jours. depuis les premiers maîtres des anciens Pays-Bas méridionaux et de la principauté de Liège jusqu'aux artistes contemporains, t. I (A-K), Bruxelles, La Renaissance du Livre, (ISBN 2-8041-2012-0).
- (nl) Norbert Hostyn et Willem Rappard, Dictionaire van Belgische en Hollandse bloemenschilders geboren tussen 1750 en 1880, Knokke, Berko, (ISBN 90-74524-05-2).
- (de) « Coupe, Louise », dans Hans Vollmer, Allgemeines Lexikon der bildenden Künstler des XX Jahrhunderts, vol. I (A-D), Leipzig, E.A. Seemann, , 620 p. (lire en ligne), p. 484.
- « Coupé (Louise) », dans Eugène De Seyn, Dictionnaire biographique des Sciences, des Lettres et des Arts en Belgique, t. I, Bruxelles, Éditions L'Avenir, , 1188 p., p. 168.
- Frédéric de Smet, « Mlle Coupé, Louise », dans Annuaire général des Beaux-Arts de Belgique, vol. I, Bruxelles, Édition Aryenne, juillet 1929 - juin 1930 (lire en ligne), p. LXXX.
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :