Luciano Gottardi

politicien italien

Luciano Gottardi, né le à Ferrare et mort fusillé le à Vérone, est un syndicaliste et homme politique fasciste italien.

Biographie

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Débuts

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Fils d'un petit agriculteur, il participa à la Première Guerre mondiale, d'abord comme simple soldat dans les troupes télégraphistes de l'armée royale italienne, puis comme sous-lieutenant de cavalerie[1].

Après la guerre, il s'inscrivit à la faculté des sciences économiques et commerciales de l'université de Trieste, mais ne put achever ses études[1]. Il rejoignit le mouvement fasciste en 1920 et participa, à Trieste, aux manifestations contre l'intervention de l'armée italienne dans la régence de Carnaro (au cours desquelles il fut légèrement blessé et arrêté), puis à la marche sur Rome[1].

Syndicaliste

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Après l'instauration du régime fasciste, dans les années 1920 et 1930, il occupa divers postes au sein des syndicats fascistes à Trieste, Bari, Rome, Côme, Florence, Trévise et Caltanissetta[1]. Cela le mit parfois en conflit avec le patronat, qu'il accusait d'avidité et d'opportunisme excessifs. Un rapport d'un informateur de la police politique fasciste le décrivait comme :

« un vieux fasciste convaincu. Trop passionné. Il a du mal à s'adapter à la collaboration avec les employeurs. Le syndicalisme fasciste, plutôt que de le diriger vers le corporatisme, tend à l'amener à la lutte des classes . Moralement irréprochable. Bon orateur. »[1].

En 1939, il devint membre de la Chambre des faisceaux et des corporations, et en 1942, il fut nommé président de la compagnie minière Carbonsarda, mais il démissionna suite à des conflits avec l'Azienda Carboni Italiani, l'entreprise d'État qui contrôlait l'industrie charbonnière en Italie[1].

L'Ordre du jour Grandi

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En mai 1943, il devint président de la Confédération des travailleurs industriels, ce qui lui conféra de droit un siège au Grand Conseil du fascisme. Il participa donc à la séance du Grand Conseil du et vota en faveur de l'ordre du jour qui entraîna la chute du régime (il justifiera plus tard ce choix en expliquant qu'il entendait « décharger le Duce de nombreuses responsabilités » et qu'il avait « l'impression manifeste qu'il y avait une scission entre le Parti, le peuple et l'armée, et que le moral de la nation était ébranlé. Puisqu'il ressortait du témoignage du Duce lui-même devant le Grand Conseil que l'armée ne voulait pas combattre, j'ai pensé que, si la Couronne prenait directement part au cours de la guerre, peut-être l'armée pourrait-elle se redresser »)[1].

Le , il fut démis de ses fonctions à la tête de la Confédération des travailleurs industriels par le gouvernement Badoglio.

La République sociale italienne (RSI) et la mort

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Après l'armistice de Cassibile, en septembre 1943, il resta à Rome et demanda à adhérer au Parti fasciste républicain (PFR), joignant à sa requête une longue lettre adressée au secrétaire Alessandro Pavolini, dans laquelle il affirmait se repentir et rappelait ses mérites fascistes. Malgré ce « repentir » tardif, il fut arrêté début octobre 1943 par la République sociale italienne (RSI) et incarcéré à la prison Regina Coeli – le premier des « traîtres du 25 juillet » à être capturé[1].

Il fut ensuite transféré à la prison de Padoue, jugé et condamné à mort pour trahison au procès de Vérone, aux côtés de Galeazzo Ciano, Emilio De Bono, Carlo Pareschi et Giovanni Marinelli ; il fut exécuté avec eux par un peloton d'exécution à Vérone le matin du . Juste avant que l'ordre de tirer ne soit donné, il fit le salut fasciste et cria : « Vive le Duce, vive l'Italie ! »[1]., ,.

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Luciano Gottardi » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Mauro Canali, « GOTTARDI, Luciano », sur Treccani

Liens externes

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