Lucien Rottée

fonctionnaire de police

Lucien Rottée, né le à Verberie (département de l'Oise)[1], mort le au fort de Châtillon à Fontenay-aux-Roses (département des Hauts-de-Seine)[2], est un fonctionnaire de police français.

Lucien Rottée
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière de Verberie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Fratrie
Charlotte Blanche Rottée (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Conflit
Distinctions

Directeur de la police municipale de Paris, puis directeur central des Renseignements généraux des brigades spéciales et des jeux à la Préfecture de police durant l'Occupation, il est condamné à mort à la Libération et fusillé.

Début de carrière

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Lucien Henri Rottée est issu d'un milieu modeste. Son père, Frédéric Rottée, marié à Irma Antonine Thiénard, est peintre en bâtiment.

En 1911, Lucien Rottée s'engage volontairement par devancement d'appel au sein du 51e régiment d'infanterie. En 1913, il est élevé au grade de sous-lieutenant.

Durant la Grande Guerre, Lucien Rottée, alors secrétaire suppléant des commissariats à la préfecture de police de Paris, est mobilisé au sein du 154e régiment d'infanterie puis du 120e régiment d'infanterie. Le , il est fait prisonnier au Mesnil-lès-Hurlus (département de la Marne). Il est libéré à la fin de la guerre[3].

Il est admis, en , commissaire de police de la ville de Paris puis commissaire spécial aux compagnies de circulation en .

Lors de la crise du 6 février 1934, à la tête des forces de l'ordre (sous l'autorité du préfet de Police Adrien Bonnefoy-Sibour); il défend la chambre des députés en bloquant le pont de la Concorde et reçoit pour ces faits la Légion d'honneur.

Par la suite, il entre dans la police municipale où il devient commissaire de voie publique.

La guerre et la collaboration

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La signature du pacte germano-soviétique, fin , fait croître son anti-communisme. Début 1940, il devient directeur adjoint de la police municipale.

Ensuite, il est nommé directeur adjoint des Renseignements généraux (RG). Méticuleux et partisan de l'ordre et de l'obéissance, devenu directeur général en 1941, il met en place et organise les Brigades spéciales qui, en collaboration avec les Allemands, entrent dans l'action répressive contre les juifs, les communistes, les gaullistes, les francs-maçons les résistants.

Ses services usent sans retenue de la torture.

Il a reçu la Francisque[4].

Condamnation et exécution

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Arrêté le , au Bouscat après avoir pris la fuite sous une fausse identité (Henri Rodier), il est jugé, condamné à mort pour trahison et fusillé dans le fort de Châtillon[5] à Fontenay-aux-Roses le [2],[6].

Distinctions

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Filmographie

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Notes et références

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  • François Marcot, La Résistance et les Français, lutte armée et maquis, page 177.
  1. Archives départementales de l'Oise, « État civil de Verberie, naissances mariages et décès de 1893, vue 29 / 110, 3E667/13 » Accès libre, sur https://archives.oise.fr/ (consulté le )
  2. 1 2 Archives départementales des Hauts-de-Seine, « État civil de Fontenay-aux-Roses, registre des décès de 1945, vue 7 / 28, 1E_NUM_FON_D1945 » Accès libre, sur https://archives.hauts-de-seine.fr (consulté le )
  3. Archives départementales de l'Oise, « Registres matricules militaires, bureau de Compiègne, classe 1913, matricule n°1339, RP1015 » Accès libre, sur https://archives.oise.fr/ (consulté le )
  4. Henry Coston, L'Ordre de la Francisque et la révolution nationale, Paris, Déterna, coll. « Documents pour l'histoire », , 172 p. (ISBN 2-913044-47-6), p. 167.
  5. « Notice biographique Lucien Rottée », sur Société française d'Histoire de la police, (consulté le )
  6. Le commissaire Hénoque et les redoutables enquêtes de la BS-2, Partie II

Articles connexes

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Liens externes

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