Ludwig Brüls

peintre belge et allemand

Ludwig Brüls, né à Übach-Palenberg, le et mort à Rome le , est un peintre naturalisé belge et surtout actif en Italie.

Ludwig Brüls
Portrait de Ludwig Bruls, par Jacobus Everhardus Josephus van den Berg, Rijksmuseum Amsterdam.
Naissance
Décès
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RomeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Lieux de travail

Biographie

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Famille

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Ludwig (Louis Joseph) Brüls, né à Übach-Palenberg, alors inclus dans le département de la Roer, le , est le fils de Peter Josef Brüls (1758-1833) et de Maria Christina Pelzer (1770-1836). Il épouse Maria Micocci[1].

Formation

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Après ses études classiques au Collège de Maastricht, Ludwig Brüls est, de 1820 à 1826, étudiant à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers, sous le professorat de Guillaume Herreyns[1].

Carrière

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De 1820 à 1830, Ludwig Brüls est essentiellement actif à Anvers, et séjourne à Liège (1826) et à Maastricht (1827). il est naturalisé belge en 1830. Il parfait sa formation à l'Académie des beaux-arts de Munich, de 1835 à 1837. À partir de 1837, il se fixe définitivement à Rome. Intégré dans la vie culturelle romaine, il réalise, d'après nature, le Portrait du pape Pie IX. En 1846, il est nommé proviseur de la Fondation Saint-Julien-des-Flamands[2].

Il reçoit une médaille de vermeil au Salon de Bruxelles de 1848 pour sa scène de genre L'Enfant malade. Son tableau les Croisés à Venise figure avec succès au salon d'Anvers de 1849[3]. Membre de la Società degli Amatori e Cultori delle Belle Arti de Rome (Société des amateurs et des artistes des beaux-arts de Rome), il expose fréquemment dans le cadre de cette association de 1846 à 1864[2].

Ludwig Brüls meurt à l'âge de 79 ans à Rome, le [2].

Caractéristiques

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Portrait du peintre Cornelis Kruseman par Ludwig Brüls

Ludwig Brüls, associé à l'École de peinture de Düsseldorf, est reconnu pour ses scènes de genre et religieuses, inspirées de la vie quotidienne en Italie, de même que quelques portraits. Son style conjugue émotion spirituelle et réalisme académique. Au Salon d'Anvers de 1837, il expose : Deux Nettunaises, Une diseuse de bonne aventure, Femmes italiennes en conversation près de la fontaine, Procession à Cerbara et Brigands des Abruzzes[4].

Lorsqu'il expose au Salon de Bruxelles de 1848, le critique Louis Alvin estime : « L'Enfant malade est une des compositions les plus heureuses du salon. Ce tableau est plein d'expression et de sentiment. L'artiste a varié avec bonheur les physionomies de ses personnages : la superstition du père qui apporte aux religieux deux superbes coqs pour obtenir le rétablissement de son jeune fils, la douleur de la mère, l'indifférence des capucins, tout cela est très habilement rendu. Tout cela se passe dans une église souterraine de la Toscane. La Jeune femme des Abruzzes à sa toilette est un petit cadre d'un effet puissant. La couleur est magnifique[5] ».

Ses compositions représentent souvent des familles modestes, des moines ou des moments de dévotion, rendus avec une grande minutie dans le traitement de la lumière et des textures. Ses œuvres traduisent la fascination du romantisme tardif pour la foi, l'humanité et la sérénité des vertus domestiques. La Collégiale Saint-Denis de Liège conserve La Déposition de croix, peinture de Ludwig Brüls d'après Fra Bartolomeo, datée de 1845, à droite de l'autel[6].

Collections muséales

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Références

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  1. 1 2 Jany Zeebroek-Ollemans, « Brüls, Louis Joseph », sur peintres.kikirpa.be, (consulté le ).
  2. 1 2 3 (nl) « Louis Joseph Bruls », sur research.rkd.nl, (consulté le ).
  3. Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, Henri Verbeckt, , 103 p. (lire en ligne), p. 39.
  4. Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, H.P. Vander Hey, , 80 p. (lire en ligne), p. 25.
  5. Louis Van Rooy et T. Decamps, Revue Salon de Bruxelles de 1848, Bruxelles, D. Raes, , 215 p. (lire en ligne), p. 189.
  6. J.S. Renier, Inventaire des objets d'art renfermés dans les monuments civils et religieux de la ville de Liège, Liège, Faust, , 336 p. (lire en ligne), p. 247.
  7. « Louis Brüls », sur fine-arts-museum.be, (consulté le ).

Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • Jany Zeebroek-Ollemans, « Brüls, Louis Joseph », sur peintres.kikirpa.be, (consulté le ).

Liens externes

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