Luigi Malice
Luigi Malice, né à Naples en 1937 et mort à Brancaleone le , est un peintre et sculpteur italien.
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Académie des beaux-arts de Naples |
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Formé à l’Académie des beaux-arts de Naples auprès d’Emilio Notte, il s’installe en 1963 à Reggio de Calabre, où il contribue à la diffusion de l’art informel. De la fin des années 1960 au milieu des années 1980, il réalise des œuvres en relief rattachées à la Top Art, avant de revenir à une peinture néo-informelle. Il enseigne à l’Académie des beaux-arts de Reggio de Calabre, qu’il dirige de 1984 à 1989.
Biographie
modifierFormation à Naples
modifierLuigi Malice naît à Naples en 1937[1],[2]. Il se forme à la fin des années 1950 à l’école de peinture de l’Académie des beaux-arts de Naples, auprès d’Emilio Notte[n 1][4],[1]. Ses premières œuvres sont figuratives et expressionnistes[2]. Maurizio Vitiello y relève l’influence de Striccoli, de Chiancone, de Brancaccio et de Notte, et un style figuratif lié au Novecento[4]. Au début des années 1960, Luigi Malice s’oriente vers l’art informel et s’attache au travail de la matière[4].
Reggio de Calabre et l’informel
modifierEn 1963, il s’installe à Reggio de Calabre pour enseigner[n 2][1],[3],[2]. Il enseigne au lycée artistique « Mattia Preti »[2]. Le catalogue Percorsi d’arte in Calabria le compte parmi les principaux artisans du foyer d’art informel présent dans la région dès le début des années 1960[3]. Il Reggino l’associe, avec Ugo D’Ambrosi et Luca Monaco, au renouvellement de la peinture contemporaine dans la région de Reggio[2].
Période « Top Art »
modifierMalice déplace ensuite son travail de l’espace bidimensionnel de la peinture vers l’espace tridimensionnel[4]. Cette production de surfaces façonnées et de solutions tridimensionnelles est rattachée à la Top Art[2],[4]. Maurizio Vitiello y voit le résultat d’une réflexion personnelle sur les recherches photocinétiques et visuelles européennes de l’époque[4].
Vitiello décrit des châssis cintrés en contreplaqué multicouche façonné, recouverts de toile cirée, le plus souvent blanche, qui produisent des effets d’ombre. Il y voit l’influence des shaped canvases milanais de Castellani, de Bonalumi et de Simeti, ainsi que de Pino Pascali[4]. Malice expose en 1968 au Coliseum de New York[4],[2]. Selon Vitiello, cette période s’étend de 1968 au milieu des années 1980[4].
Retour à la peinture et enseignement
modifierLuigi Malice revient ensuite à une peinture néo-informelle[n 3][4],[2]. Il enseigne la plastique ornementale à l’Académie des beaux-arts de Reggio de Calabre, qu’il dirige de 1984 à 1989[1],[2].
En décembre 1992, le Palais royal de Naples lui consacre une exposition personnelle[4],[3]. Une rétrospective, Luigi Malice. Percorsi della Memoria. 1959-1999, est présentée à Reggio de Calabre[3],[4].
En 2011, il participe à Lo stato dell’arte – Calabria[n 4]. Cette exposition, section régionale du pavillon italien de la 54e Biennale de Venise dont le commissaire est Vittorio Sgarbi, se tient du 31 juillet au 27 novembre 2011 à la villa Genoese Zerbi de Reggio de Calabre[5],[6],[7]. Il y présente Tempesta di sabbia[2].
Mort
modifierŒuvre
modifierL’œuvre de Luigi Malice passe d’une figuration expressionniste à l’informel, puis à des œuvres en relief et en volume, avant un retour à la peinture[2],[4]. L’Accademia di Belle Arti de Reggio de Calabre souligne son emploi intense et expressif de la couleur, ses expérimentations sur la matière et ses recherches tridimensionnelles[1]. Dans le catalogue Percorsi della Memoria (1999), Luigi Malice définit sa peinture comme « pittura che vuol dire colore: libero, anarchico, scoperto, invaso di luce » (traduction littérale : « peinture qui veut dire couleur : libre, anarchique, découvert, envahi de lumière »)[2].
Principales œuvres
modifierCollections
modifierSelon Maurizio Vitiello, Giorgio Di Genova, directeur artistique du musée des Générations italiennes « G. Bargellini » de Pieve di Cento, choisit en 2001 une œuvre de la période Top Art pour la collection permanente du musée. En 2002, Icaro et Essere non essere entrent dans les collections du Museo civico d’Altomonte et du musée d’art moderne de Crotone. En juillet 2006, le CAM de Casoria acquiert Profili della scacchiera (1970)[4]. L’Accademia di Belle Arti de Reggio de Calabre indique que ses œuvres sont conservées dans des collections publiques et privées[1].
Réception critique
modifierL’Accademia di Belle Arti de Reggio de Calabre le présente comme « uno dei protagonisti del rinnovamento del linguaggio artistico calabrese » et souligne son rôle dans la formation de générations d’artistes[1]. Dans leur hommage, le musée Alfonso Frangipane et le lycée artistique Preti-Frangipane voient en lui un protagoniste de l’histoire artistique et culturelle de Reggio de Calabre et un « interprete di spicco di una stagione straordinaria »[2].
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Le catalogue Percorsi d’arte in Calabria (2013) le présente comme « allievo di Notte e Spinosa »[3]. Maurizio Vitiello fait plutôt de Domenico Spinosa (it) une référence de son passage à l’informel[4].
- ↑ Le site Il Reggino situe cette installation « vers les années 1960 »[2].
- ↑ Maurizio Vitiello situe ce retour après la fin de la période Top Art, au milieu des années 1980[4] ; Il Reggino le date des années 1990[2].
- ↑ Il Reggino et l’Accademia di Belle Arti de Reggio de Calabre mentionnent une participation à la 54e Biennale de Venise[2],[1] ; le catalogue Percorsi d’arte in Calabria précise « a Reggio Calabria »[3].
Références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (it) « L’Accademia di Belle Arti di Reggio Calabria ricorda il Maestro Luigi Malice », sur Accademia di Belle Arti di Reggio Calabria, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 (it) « Reggio piange Luigi Malice, maestro delle arti visive », sur Il Reggino, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 (it) Marcello Guido (dir.) et Giorgio Le Pera (dir.), Percorsi d’arte in Calabria : Quaranta artisti per una galleria, Galleria d’Arte Il Triangolo, (lire en ligne), p. 41
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 (it) Maurizio Vitiello, « Napoli. Luigi Malice. », sur Positanonews, (consulté le )
- ↑ (it) « Lo stato dell’arte – Calabria », sur Artribune, (consulté le )
- ↑ (it) « Lo stato dell’arte in Calabria », sur Artribune, (consulté le )
- ↑ (it) « Sgarbi inaugura il Padiglione Italia a Reggio Calabria », sur Arte.it, (consulté le )
- ↑ (it) « Addio a Luigi Malice, si spegne a 89 anni il maestro dell’arte contemporanea calabrese », sur ReggioTV, (consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- (it) Lucio Barbera (dir.), Luigi Malice. Percorsi della memoria : Opere pittoriche dal 1959 al 1999, Rome, Gangemi, , 144 p. (ISBN 978-88-7448-906-0)