Luigi Malice

peintre et sculpteur italien

Luigi Malice, né à Naples le et mort à Brancaleone le , est un peintre et sculpteur italien.

Luigi Malice
Naissance
Décès
(à 89 ans)
Brancaleone
Nationalité
Activité
Formation
Académie des beaux-arts de Naples
Maître
Mouvement

Formé à l’Académie des beaux-arts de Naples auprès d’Emilio Notte, il s’installe en 1963 à Reggio de Calabre, où il contribue à la diffusion de l’art informel. À partir de la fin des années 1960, il participe au courant Top Art avec des toiles façonnées puis des panneaux de plexiglas, avant de revenir à une peinture néo-informelle. Il enseigne à l' Académie des beaux-arts de Reggio de Calabre, qu’il dirige de 1984 à 1989.

Biographie

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Formation à Naples

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Luigi Malice naît à Naples le [1]. Il se forme à la fin des années 1950 à l’école de peinture de l’Académie des beaux-arts de Naples, auprès d’Emilio Notte[n 1][3][5]. Ses premières œuvres sont figuratives et expressionnistes[6][4]. Maurizio Vitiello y relève l’influence de Striccoli, de Chiancone, de Brancaccio et de Notte, et un style figuratif lié au Novecento[3]. Au début des années 1960, Luigi Malice s’oriente vers l’art informel et s’attache au travail de la matière[3][4].

Reggio de Calabre et l’informel

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En 1963, il s’installe à Reggio de Calabre pour enseigner[n 2][5][4][2]. Il enseigne au lycée artistique « Mattia Preti »[6]. Selon la présentation de l’éditeur Gangemi, ses œuvres informelles de cette période adoptent des couleurs plus chaudes, attribuées au paysage méditerranéen de la Calabre ; deux expositions personnelles, à Palerme et à Venise, marquent cette phase en 1967[4]. Le catalogue Percorsi d’arte in Calabria le compte parmi les principaux artisans du foyer d’art informel présent dans la région dès le début des années 1960[2]. Il Reggino l’associe, avec Ugo D'Ambrosi et Luca Monaco, au renouvellement de la peinture contemporaine en Calabre[6].

Période « Top Art »

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À partir de 1967, Malice se tourne vers la sculpture et vers l’art cinétique et visuel[4]. Il désigne sous le nom de « Top Art » les recherches qu’il mène alors sur les surfaces façonnées et les solutions tridimensionnelles[6][3]. Selon la présentation de l’éditeur Gangemi, son adhésion à la Top Art est consacrée par une exposition personnelle en septembre 1968[4]. Maurizio Vitiello y voit le résultat d’une réflexion personnelle sur les recherches photocinétiques et visuelles de l’époque[3].

Les premières œuvres de cette période sont réalisées en toile cirée tendue sur du contreplaqué façonné, dans le sillage des shaped canvas[4]. Vitiello décrit des châssis cintrés en contreplaqué multicouche, recouverts de toile cirée blanche, qui produisent des effets d’ombre. Il y voit l’influence des toiles façonnées milanaises d’Enrico Castellani, d’Agostino Bonalumi et de Turi Simeti, ainsi que de Pino Pascali[3]. Malice expose en 1968 au Coliseum de New York[3][6]. Ses recherches s’étendent ensuite à des matériaux nouveaux comme le plexiglas, avec lequel il réalise dans les années 1970 des panneaux lumineux[4].

La période Top Art prend fin vers le milieu des années 1980 ; une rétrospective présentée à Milan en 1984 coïncide avec son achèvement[4]. En 2003, ces œuvres sont présentées à la VIe Biennale d’art contemporain de Monterosso Calabro[7].

Retour à la peinture et enseignement

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Luigi Malice revient à une peinture néo-informelle[n 3], que la critique qualifie, selon l’éditeur Gangemi, d’impressionnisme abstrait et de lyrisme chromatique[4]. Il enseigne la plastique ornementale à l’Académie des beaux-arts de Reggio de Calabre, qu’il dirige de 1984 à 1989[5][6][4].

En , le Palais royal de Naples lui consacre l’exposition personnelle Percorsi 1965-1992[3][4]. Une rétrospective, Luigi Malice. Percorsi della Memoria. 1959-1999, est présentée à Reggio de Calabre[2][3]. En 2004 et 2005, Annunciazione (1981) est exposée au MAON de Rende, et Metamorfosi (1979) figure en 2004 dans l’exposition Luce vero sole dell’arte du MAGI ’900, dont le commissaire est Giorgio Di Genova[3].

En 2011, il participe à Lo stato dell’arte – Calabria[n 4]. Cette exposition, section régionale du pavillon italien de la 54e Biennale de Venise dont le commissaire est Vittorio Sgarbi, se tient du 31 juillet au 27 novembre 2011 à la villa Genoese Zerbi de Reggio de Calabre[8][9][10]. Il y présente Tempesta di sabbia[6].

Sa mort est annoncée le [11] par l’Accademia di Belle Arti de Reggio de Calabre[5], puis le 15 octobre par Il Reggino, qui relaie les hommages du musée d’art Alfonso Frangipane et du lycée artistique Preti-Frangipane[n 5][6].

L’œuvre de Luigi Malice passe d’une figuration expressionniste à l’informel, puis à des œuvres en relief et en volume, avant un retour à la peinture[6][4]. L’Accademia di Belle Arti de Reggio de Calabre souligne son emploi expressif de la couleur et ses recherches sur la matière et sur les formes tridimensionnelles[5]. Luigi Malice définit sa peinture comme « pittura che vuol dire colore: libero, anarchico, scoperto, invaso di luce » (traduction littérale : « peinture qui veut dire couleur : libre, anarchique, découvert, envahi de lumière  »[6].

Principales œuvres

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TitreDateTechniqueLieu de conservationRéf.
Faro e porto a Capomiseno1960——[3]
Profili della scacchiera1970—Casoria, CAM – Casoria Contemporary Art Museum[3]
Metamorfosi1979——[3]
Annunciazione1981——[3]
Icaro——Altomonte, Museo civico, ou Crotone, musée d’art moderne[3]
Essere non essere——Altomonte, Museo civico, ou Crotone, musée d’art moderne[3]
Magma2010Huile sur toile, 60 ×60 cm—[2]
Tempesta di sabbia———[6]

Collections

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En 2001, Giorgio Di Genova, directeur artistique du musée des Générations italiennes « G. Bargellini » de Pieve di Cento, choisit une œuvre Top Art de Malice pour ses collections. En 2002, Icaro et Essere non essere entrent au Museo civico d’Altomonte et au musée d’art moderne de Crotone (collection Luigi Tallarico). En juillet 2006, le CAM de Casoria acquiert Profili della scacchiera (1970), une œuvre de la période Top Art[3]. L’Accademia di Belle Arti de Reggio de Calabre indique que ses œuvres sont conservées dans des collections publiques et privées[5].

Distinctions

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Selon la présentation de l’éditeur Gangemi, Luigi Malice reçoit le premier prix de la biennale « Mattia Preti » de Taverna (1987), la médaille d’or Cilea (1991), le premier prix de Pizzo (1993), le trophée Kiwanis de Villa San Giovanni (1994) et le prix Calabria pour l’ensemble de sa carrière (1997)[4].

Réception critique

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Pour Maurizio Vitiello, Malice est « un artista informale di tutto rispetto », qui parvient à donner de la substance à ses motifs informels ; il écrit que « tutto lo spinge a colmare, a saturare la tela bianca »[3]. L’Accademia di Belle Arti de Reggio de Calabre le présente comme « uno dei protagonisti del rinnovamento del linguaggio artistico calabrese » et souligne son rôle dans la formation de plusieurs générations d’artistes[5]. Dans leur hommage, le musée Alfonso Frangipane et le lycée artistique Preti-Frangipane voient en lui un « interprete di spicco di una stagione straordinaria » et un protagoniste de la vie artistique et culturelle de Reggio de Calabre[6].

Notes et références

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  1. ↑ Le catalogue Percorsi d’arte in Calabria (2013) le présente comme « allievo di Notte e Spinosa »[2]. Maurizio Vitiello et la présentation de l’éditeur Gangemi font plutôt de Domenico Spinosa (it) une référence de son passage à l’informel[3][4].
  2. ↑ Le site Il Reggino situe cette installation « vers les années 1960 »[6].
  3. ↑ La présentation de l’éditeur Gangemi situe ce retour dans les années 1980[4], Maurizio Vitiello au milieu des années 1980[3], Il Reggino vers les années 1990[6].
  4. ↑ Il Reggino et l’Accademia di Belle Arti de Reggio de Calabre mentionnent une participation à la 54e Biennale de Venise[6][5] ; le catalogue Percorsi d’arte in Calabria précise « a Reggio Calabria »[2].
  5. ↑ Les sources consultées ne précisent ni la date exacte ni le lieu du décès.

Références

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  1. ↑ (en) « Luigi Malice (1937) », sur veryimportantlot.com (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 5 6 (it) Marcello Guido (dir.) et Giorgio Le Pera (dir.), Percorsi d’arte in Calabria : Quaranta artisti per una galleria, Galleria d’Arte Il Triangolo, (lire en ligne), p. 41
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 (it) Maurizio Vitiello, « Napoli. Luigi Malice. », sur Positanonews, (consulté le )
  4. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 (it) « Percorsi della memoria. Opere pittoriche dal 1959 al 1999 », sur Gangemi Editore (consulté le )
  5. 1 2 3 4 5 6 7 8 (it) « L’Accademia di Belle Arti di Reggio Calabria ricorda il Maestro Luigi Malice », sur Accademia di Belle Arti di Reggio Calabria, (consulté le )
  6. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 (it) « Reggio piange Luigi Malice, maestro delle arti visive », sur Il Reggino, (consulté le )
  7. ↑ (it) Attilio M. Spanò, « La Top Art di Luigi Malice alla VI Biennale di Arte Contemporanea di Monterosso Calabro », Daidalos, vol. 3, no 3,‎ , p. 68-71
  8. ↑ (it) « Lo stato dell’arte – Calabria », sur Artribune, (consulté le )
  9. ↑ (it) « Lo stato dell’arte in Calabria », sur Artribune, (consulté le )
  10. ↑ (it) « Sgarbi inaugura il Padiglione Italia a Reggio Calabria », sur Arte.it, (consulté le )
  11. ↑ (it) « Addio a Luigi Malice, si spegne a 89 anni il maestro dell’arte contemporanea calabrese », sur www.reggiotv.it, (consulté le )

Voir aussi

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Bibliographie

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  • (it) Lucio Barbera (dir.), Percorsi della memoria : Opere pittoriche dal 1959 al 1999, Gangemi, , 144 p. (ISBN 978-88-7448-906-0)
  • (it) Giorgio Di Genova, Storia dell’arte italiana del ’900, t. 5 : Generazione anni Trenta, Bologne, Edizioni Bora, , 744 p. (ISBN 978-88-85345-81-2)
  • (it) Museo d’arte delle generazioni italiane del ’900 « G. Bargellini », MAGI ’900, t. 3 : Generazione anni Trenta, Bologne, Edizioni Bora,
  • (it) Marcello Guido (dir.) et Giorgio Le Pera (dir.), Percorsi d’arte in Calabria : Quaranta artisti per una galleria, Galleria d’Arte Il Triangolo,

Articles connexes

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Liens externes

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