Lyda Borelli

actrice italienne

Lyda Borelli (Rivarolo (Gênes), - Rome, ) est une actrice de théâtre et de cinéma italienne, diva du cinéma muet italien.

Lyda Borelli
Lyda Borelli photographiée par Mario Nunes Vais.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
RomeVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Domicile
Palais Cini (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Napoleone Borelli (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Conjoints
Vittorio Cini (à partir de )
Marcel de SanoVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Giorgio Cini (d)
Yana Cini Alliata di Montereale (d)
Ylda Cini Guglielmi di Vulci (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Portrait de Lyda Borelli (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Lyda Borelli peinture de Giuseppe Amisani.

Biographie

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Lyda Borelli commence sa carrière au théâtre en 1902 à l'âge de 18 ans et débute au cinéma en 1913. Elle était pilote automobile et se passionnait pour l'aviation[1]. Elle était mannequin et promouvait la jupe culote (mal vue a cette époque)[1],[2]. En 1918, elle se fiance avec un industriel, Vittorio Cini comte de Monselice, qu'elle épouse la même année et elle arrête la scène et le cinéma[3].

Avec Vittorio Cini, elle a quatre enfants, dont Giorgio qui meurt dans un accident d'avion le [4], Mynna et les jumelles Ylda et Yana. Après la mort tragique de son fils, l'ancienne actrice sombre dans l'alcool[5]. Elle est décédée le à Rome et est enterrée, avec son mari et son fils, dans le cimetière monumental de la Chartreuse de Ferrare, dans une chapelle conçue par Giovanni Boicelli (it)[6].

Carrière artistique

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Lyda Borelli nait dans le quartier de Rivarolo au sein d'une famille d'artistes (son père, Napoleone, et sa sœur, Alda, étaient acteurs), et elle commence sa carrière au théâtre avec Paola Pezzaglia dans le drame de Pierre Decourcelle Les deux gosses. En 1904, elle fait partie de la compagnie de Virgilio Talli avec Emma Gramatica et elle joue le rôle de Favetta dans la première représentation de La figlia di Iorio de Gabriele D'Annunzio. En peu de temps elle devient une des prime donne du théâtre italien, considérée comme l'héritière de Eleonora Duse, aux côtés de laquelle elle joue en 1905[7].

En 1913, alors qu'elle est dans la compagnie Piperno-Borelli-Gandusio, elle joue dans son premier film, Ma l'amor mio non muore, dirigé par Mario Caserini. Le film est un succès, et Lyda Borelli devient une diva. Des néologismes comme « borellismo » et « borelleggiare » apparaissent. Sa renommée n'est égalée que par l'autre diva, Francesca Bertini[7]. Antonio Gramsci dans Avanti écrivit à son sujet : « Borelli est par excellence l'artiste du film où c'est le corps humain qui parle, dans sa plasticité toujours renouvelée ».

La carrière cinématographique de Lyda Borelli dure à cinq ans, pendant lesquels elle tourne treize films. Parmi ses succès, Fior di male, Rapsodia satanica avec des musiques de Pietro Mascagni et Malombra. En 1918, elle abandonne le cinéma après son mariage avec le comte Vittorio Cini[7].

Postérité

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À Bologne, on a donné son nom à la « Maison de retraite pour les artistes dramatiques » (Casa di riposo per artisti drammatici) qui se trouve Via Saragozza, auprès de l'Arc du Meloncello[8].

Filmographie

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Théâtre

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  • Amants[9]
  • La femme nue[9]
  • La marche nuptiale[9]
  • Les Romanesques[9]
  • Les maisonnettes[9]
  • Papa[9]
  • L'Ane de Buridan[9]
  • Le Roi[9]
  • 1911 : Le marqui de Priola, Théâtre Politeana de Florence[2]
  • 1913 : Madame Tallien, pièce en 5 actes, théâtre lyrique de Milan[9]

Mise en scène

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  • Edith Cawell, pièce en 3 actes de Louis Delluc frappée par la censure en France et créée par Lyda Borelli en Italie en [10].

Notes et références

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  1. 1 2 « Une actrice aviatrice », sur Le Monde artiste, , p. 332
  2. 1 2 « A propos de la mode », Le Monde artiste, , p. 140 (lire en ligne)
  3. « Les grandes artistes dans la vie », Excelsior, , p. 4 (lire en ligne)
  4. « Merle Oberon s'est évanouie quand son fiancé s'est tué en avion sous ses yeux », Ce soir, , p. 1 (lire en ligne)
  5. (it) Anna Guglielmi Avati, Vittorio Cini. L'ultimo doge, Rome, Il Cigno, , p. 86-87
  6. (it) Lucio Scardino= et Antonio P. Torresi, La Certosa di Bondeno, Ferrare, Liberty House, , p. 108
  7. 1 2 3 (it) Sisto Sallusti, « Lyda Borelli », sur treccani.it, (consulté le ).
  8. (it) Jenner Meletti, « Lyda Borelli, 15 mila volumi nella ex cappella restaurata »,
  9. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 « Milan », Le Monde artiste, , p. 282 (lire en ligne)
  10. « La France (Paris), 26 juin 1916 - page 2 - 5ème colonne haut - "Théâtres et concerts" - "D'un peu partout" - "Le théâtre à Florence" », sur Retronews

Voir aussi

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Bibliographie

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  • (en) Angela Dalle Vacche, « Lyda Borelli », Diva. Defiance and Passion in Early Italian Cinema, Austin (Texas), University of Texas Press, , 324 p. (ISBN 9780292717114), p. 20, 77, 78, 89, 108, 11-112,114, 116,117, 118-120, 134, 141, 142-143, 158, 162, 164, 167, 182, 219, 243, 246, 248-249, 255, 256, 260.

Liens externes

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