Lyynk est une application mobile française de santé mentale et de bien-être destinée principalement aux adolescents et jeunes adultes confrontés au harcèlement ou à d'autre violences, à la dépression ou aux idées noires, à une addiction ou à des troubles des conduites alimentaires.

Lyynk
Informations
Créateur Guirchaume et Miel Abitbol
Première version
Supporte les langages Français
Environnement iOS, Android
Langues Français
Type Santé mentale, Bien-être, Relation parent-enfant
Licence Propriétaire
Site web https://www.Lyynk.com/

Historique

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L'appli Lyynk, conçue en 2023 par l'influenceuse Miel Abitbol et son père Guirchaume Abitbol avec la psychiatre Claire Morin, est officiellement lancée le lors d'un événement parisien, avec le soutien de plusieurs créateurs de contenu engagés pour la jeunesse[1].

L'application est développée, puis améliorée, en s'appuyant sur l'expérience de cyberharcèlement et de difficultés psychologiques vécues par Miel Abitbol durant son adolescence[2]. Le projet a notamment bénéficié de l'accompagnement de la Docteure Claire Morin, médecin psychiatre[3].

L'application connaît un succès rapide : elle enregistre plus de 150 000 téléchargements en moins de 24 heures et plus de 200 000 en quelques semaines[4]. En , elle revendique environ 300 000 téléchargements en un an[5],[6]. L'ampleur de son adoption la positionne comme un outil notable dans le secteur du soutien psychologique numérique pour les adolescents en France[7].

La santé mentale des jeunes est décrétée « grande cause nationale » pour 2025 (puis étendue à 2026), ce qui a mis en lumière l'importance de projets comme Lyynk, par exemple par la mutualité française qui lors de son 44e Congrès de la Mutualité Française (), invite Miel Abitbol, alors âgée de 17 ans pour qu'elle remettre le prix « 6e édition du Coup de cœur du Congrès – santé mentale des jeunes » (dans le cadre des Prix Innovation Mutuelle 2025)[8][pertinence contestée].

Présentation de Lyynk à l'Assemblée nationale

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Miel Abitbol, alors âgée de 18 ans, et son père Guirchaume sont invités à présenter Lyynk devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale consacrée aux défaillances des politiques publiques de prise en charge de la santé mentale, une semaine avant la Journée mondiale de la santé mentale. L'audition, sur le thème de l'engagement pour la santé mentale des jeunes, se tient à l'Assemblée nationale le [9].

Miel Abitbol y explique que le projet Lyynk est né de son propre parcours difficile, marqué par le harcèlement scolaire, des agressions et des problèmes de santé mentale sévères (entre 12 et 15 ans), qui ont conduit à des hospitalisations et à un suivi psychiatrique complet. Elle explique que son objectif, en créant l'application, est de concrétiser son cheminement en offrant une « safe place » aux jeunes en difficulté[10]. Son père, Guirchaume Abitbol, s'est mobilisé en raison de son expérience personnelle en tant que parent d'un enfant en souffrance[9].

Lyynk est présentée comme une application de prévention et d'auto-assistance, et non comme un outil de soins[10]. Les fondateurs soulignent l'ampleur de l'adoption, citant Lyynk comme l'un des plus gros lancements de la French Tech.

Le Modèle économique et les freins sont aussi abordés : l'application est gratuite pour les jeunes (sans publicité ni utilisation des données), afin de demeurer une « safe place » neutre et accessible à tous. Une version payante (7 euros par mois) existe pour les parents souhaitant se connecter à leur jeune, mais ce peu est encore jugé insatisfaisant et les abonnements sont souvent offerts aux familles modestes. Pour pérenniser le modèle, Lyynk développe des offres payantes pour les établissements scolaires et cherche des partenariats. Les cofondateurs expriment leur frustration face aux lourdeurs et à la lenteur des procédures pour travailler avec les pouvoirs publics et l'Éducation nationale, déplorant un « frein au partenariat public-privé » malgré l'urgence de la situation (400 suicides de jeunes par an)[9].

Face aux questions de la présidente Nicole Dubré-Chirat et du rapporteur Sébastien Saint-Pasteur sur la légitimité et la sécurité de l'application, et sur le jeune âge des personnes qui l'utilisent, Miel Abitbol et son père expliquent que tous les contenus sont travaillés et validés par la psychiatre Claire Morin. Guirchaume Abitbol réitère que Lyynk n'est pas une application de soins, et que tous les contenus sont conçus selon une démarche positive visant à aider le jeune à se renforcer et à aller chercher de l'aide auprès de professionnels si nécessaire. Le travail réalisé est qualifié de pair-aidance par le rapporteur, reconnaissant la valeur ajoutée de l'expérience vécue par la fondatrice. Les fondateurs comparent leur approche à l'usage croissant de l'intelligence artificielle par les jeunes pour se confier, estimant que si les réponses de l'IA restent adaptées, ce phénomène témoigne surtout de l'isolement des jeunes et de l'absence de ressources humaines rapidement disponibles[9].

Fonctionnalités et adoption

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Lyynk se présent comme un outil de prévention et de mieux-être, qui ne se substitue pas aux soins psychologiques spécialisés[10].

L'application propose des fonctionnalités d'auto-assistance[source secondaire souhaitée].

Engagement public et Livre Blanc

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En , les fondateurs de Lyynk ont contribué à la publication d'un « livre blanc » intitulé Santé mentale des adolescents : une grande cause ou un grand échec ? (publié par WEKA)[11].

Références

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  1. ↑ « Lyynk célébrait en avant-première le lancement de sa nouvelle application... », sur CB News, (consulté le ).
  2. ↑ « Harcelée et victime de revenge porn... l'influenceuse de 17 ans, Miel Abitbol a créé une application pour œuvrer sur la santé mentale des jeunes », sur actu.fr, (consulté le ).
  3. ↑ [vidéo] « Miel Abitbol, 17 ans et porte-parole de la souffrance mentale des jeunes », , sur YouTube, Loopsider (consulté le ).
  4. ↑ « La jeune femme de 17 ans... lance Lyynk, une appli dédiée à la santé mentale des jeunes. La plateforme, téléchargées plus de 200.000... », sur Le Figaro, (consulté le ).
  5. ↑ (en-US) « Miel Abitbol: the influencer created Lyynk, an app to improve young people's mental health », sur YouTube, AFP, (consulté le ).
  6. ↑ « LYYNK, l'application qui brise le tabou de la santé mentale chez les adolescents », sur www.santemagazine.fr, (consulté le ).
  7. ↑ « Le pari de la créatrice de contenu Miel Abitbol de renouer le dialogue entre ado et parents grâce à son application Lyynk. », sur Radio France, (consulté le ).
  8. ↑ Yann GUITTEAU, « L'influenceuse Miel Abitbol engagée pour la santé mentale des jeunes », sur Mutualité Française, (consulté le ).
  9. 1 2 3 4 « Compte rendu de réunion n° 23 - Commission d'enquête sur les défaillances des politiques publiques de prise en charge de la santé mentale et du handicap et les coûts de ces défaillances pour la société », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le ).
  10. 1 2 3 M. Abitbol (Guirchaume), « Compte rendu de réunion n° 23 - Commission d'enquête sur les défaillances des politiques publiques de prise en charge de la santé mentale et du handicap... », sur Assemblée nationale, (consulté le ).
  11. ↑ « Santé mentale des adolescents : une grande cause ou un grand échec - WEKA », sur WEKA, (consulté le ).

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Ariane Nicolas, « Mon smartphone peut-il savoir mieux que moi comment je vais ? », Philosophie magazine, no 185,‎ , p. 36 (ISSN 1951-1787, DOI 10.3917/phimag.185.0024, lire en ligne, consulté le )
  • Angèle Royer-Simoneau, « Étude transversale de l'influence des adultes de confiance du réseau social sur la consommation de substances psychotropes chez les adolescents, selon la détresse psychologique, l'âge, la composition de la dyade adolescent-adulte et le sexe », constellation.uqac.ca, Université du Québec à Chicoutimi,‎ (lire en ligne, consulté le )

Articles connexes

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Vidéographie

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Liens externes

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