Lénaïg Bredoux
Lénaïg Bredoux, née en 1980, est une journaliste française. Elle est responsable éditoriale sur les sujets de genre et de violences sexistes et sexuelles chez Mediapart.
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Activité | |
| Rédactrice à |
Mediapart, Agence France-Presse (jusqu'en ), L'Humanité (jusqu'en ) |
Biographie
modifierSpécialiste des questions de genre, Lénaïg Bredoux est diplômée de l'École supérieure de journalisme de Lille puis d'Sciences Po Paris[1].
Elle commence sa carrière à L'Humanité puis passe le concours de l'AFP et l'obtient. Elle est alors envoyée spéciale à Francfort, en Allemagne, où elle se spécialise dans l'automobile, la chimie, la pharmacie et la Banque centrale européenne. En 2010, elle rejoint Mediapart, où elle couvre d'abord l'actualité du Parti socialiste, avant de se spécialiser sur les questions touchant au sexisme et aux violences sexuelles avec sa collègue Marine Turchi[2],[3].
Son travail sur les violences sexuelles lui vaut d'être comparée à Ronan Farrow par la New York Review of Books et L'Express[4],[1].
En , pour la première fois en France, un journal décide de créer un poste de « gender editor »[5],[6]. Mediapart choisit de nommer Lénaïg Bredoux à ce poste. Son rôle est de veiller à la bonne représentation des femmes dans leur traitement éditorial[7],[8],[9]. Lénaïg Bredoux voit dans cette ère post-MeToo le moyen de réconcilier rigueur journalistique et engagement féministe[10],[11].
En 2021, une enquête du consortium international de journalistes Forbidden Stories révèle que Lenaïg Bredoux est — avec le rédacteur en chef de Mediapart Edwy Plenel —[12] l'une des nombreux journalistes ciblés par le logiciel espion Pegasus, en l'occurrence pour le compte des services de renseignement marocains ; elle avait écrit plusieurs articles en 2015 sur Abdellatif Hammouchi, le directeur général de la surveillance du territoire (DGST) marocaine[13],[14].
En , elle devient co-directrice éditoriale de Mediapart, aux côtés de Valentine Oberti, à la suite de Carine Fouteau et Stéphane Alliès[15],[16].
Ouvrages
modifier- Lénaïg Bredoux et Mathieu Magnaudeix, Tunis connection : Enquête sur les réseaux franco-tunisiens sous Ben Ali, Seuil, , 260 p.[17]
- « Responsable éditoriale aux questions de genre », dans Étienne Galliand (dir.), Inclusi(·f·v·e·s) : Le monde du livre et de l'écrit : quelles diversités?, Paris, Double ponctuation, , 253 p. (ISBN 9782490855261)
- Collectif, sous la direction de Lénaïg Bredoux, Metoo, le combat continue, Seuil, , (ISBN 978-2-02-154388-9)
Références
modifier- 1 2 Audrey Kucinskas, « Lenaïg Bredoux, la "Ronan Farrow française" de Mediapart », L'Express, (lire en ligne).
- ↑ « Biographie Mediapart Lenaig Bredoux ».
- ↑ Marthe Rubio, « Violences sexuelles : les journalistes françaises qui font bouger les lignes », Global Investigative Journalism Network, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Aida Alami, « The Impact of #MeToo in France: An Interview with Lénaïg Bredoux », sur nybooks.com, .
- ↑ Vincent Bresson, « Profession : « gender editor » », La Revue des médias, (lire en ligne).
- ↑ Samuel Piquet, « "À Mediapart, des journalistes d'un nouveau genre" », Marianne, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Fiona Moghaddam, « Gender editor : "Il ne s'agit pas d'imposer mais d'impulser !" », sur franceculture.fr, .
- ↑ « Lénaïg Bredoux, journalisme, enquête et violences sexistes »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur slate.fr, .
- ↑ « Lénaïg Bredoux est responsable éditoriale aux questions de genre chez Mediapart », sur rts.ch, .
- ↑ « Lenaig Bredoux, pionnière du genre », sur strategies.fr, .
- ↑ Aurélien Martinez, « Lénaïg Bredoux, gender editor à Mediapart : "Il faut travailler à améliorer nos pratiques journalistiques" », sur franceculture.fr, .
- ↑ « « Projet Pegasus » : Mediapart a été espionné par le Maroc », MediaPart, (lire en ligne
). - ↑ Damien Leloup, « Au Maroc comme en France, des journalistes mis sous surveillance avec le logiciel Pegasus », Le Monde, (lire en ligne
). - ↑ « Pegasus : le logiciel a bien été utilisé pour tenter d’espionner des cibles françaises, selon les premières investigations policières », sur francetvinfo.fr, .
- ↑ « Mediapart : on connaît le nom de la remplaçante d'Edwy Plenel à la tête du site d'investigation », Midi Libre, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ AFP, « Mediapart : la journaliste Carine Fouteau remplace Edwy Plenel à la tête du site d'investigation », sur Franceinfo, (consulté le ).
- ↑ Julie Schneider, « "Tunis Connection" lève le voile sur les réseaux franco-tunisiens », Le Point.fr, (lire en ligne, consulté le ).
Liens externes
modifier- Ressource relative à plusieurs domaines :
- Ressource relative à l'audiovisuel :