Léo Poldès

journaliste et militant français

Léopold Szeszler dit Léo Poldès, né le à Paris (IXe arr.), et mort le dans la même ville (XVIIe arr.) est un journaliste, militant socialiste puis communiste, fondateur et président du Club du Faubourg.

Léo Poldès
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Biographie

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Léopold Szeszler est le fils du bijoutier Samuel Szeszler et de Pauline Bloch. Il fait sa scolarité au collège Rollin, puis à l'École libre des sciences politiques, dans une école de journalisme, et à l'École des hautes études sociales. Vers 1907, il adhère aux Jeunesses socialistes et participe aux batailles politiques du Quartier latin[1]. Il commence sa carrière du journaliste à la La Guerre sociale (1906) puis aux Hommes du jour et au Bonnet rouge. En 1916, réformé, il crée La Grimace, hebdomadaire satirique ; puis il repart comme volontaire. Sa campagne contre les stupéfiants à la fin de la guerre, qui joue un rôle dans le vote d'une loi, le fait remarquer[1]. C'est en 1918, avant l'armistice, qu'il fonde le Club du Faubourg. Mais il continue aussi ses activités politiques : en 1919, il est candidat aux législatives, pour la fédération socialiste des Basses-Pyrénées. La même fédération le délègue au congrès de Strasbourg, ou il appuie une motion pour l'amnistie des pacifistes. Il participe au Comité pour la IIIe Internationale, collabore au Journal du Peuple, adhère à la SFIC après le Congrès de Tours puis participe à la direction de L'Humanité. En , il est candidat au conseil national du PC, mais il s'oppose au Front Unique. En octobre, il reçoit un blâme de la Commission nationale des conflits du Congrès de Paris. Il quitte le PC en avec les « résistants ». Il s'occupe alors surtout du Club du Faubourg dont sa femme, qu'il a épousé en 1915, Lorenza Mario, assure l'administration. Cependant, il conserve une activité politique et médiatique. En 1923, il appartient au comité de patronage de la Ligue pour l'objection de conscience. En 1926, il signe l'Appel aux Consciences, en 1928 l'Appel au bon sens (dans la revue Évolution, de Victor Margueritte, pour la révision des traités de paix). En 1928, il est également candidat indépendant aux législatives ; en 1929 il l'est aux municipales, au nom de l'Association républicaine indépendante qu'il a créée. Il participe aussi à beaucoup d'émissions de radio, et se propose en 1931 avec quelques numéros de Faubourg-ciné de « défendre les intérêts du cinéma ». En 1932, il est fait chevalier de la Légion d'honneur au titre de l'Éducation nationale. Il sera promu officier en 1950[2].

En 1940, il fuit vers l'Amérique latine. Il est déchu de sa nationalité, son appartement est pillé par les Allemands. Au Brésil, il aurait créé une éphémère Tribune Libre franco-brésilienne. En Uruguay, il anime l'émission de radio La Voix de Paris, tribune de la France libre en Amérique latine. À la fin de la guerre, il reçoit en 1947 la médaille de la Résistance[3], et refonde le Faubourg, que sa femme continue quelque temps après sa mort en 1970.

Notes et références

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  1. 1 2 « POLDÈS Léo (SZESZLER Léopold dit) – Maitron » (consulté le )
  2. ↑ Base Léonore, « Szeszler Léopold (Léo Poldès) : Notice c-243520 », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le ).
  3. ↑ Mémoire des hommes, « Base des médaillés de la résistance : Léopold Szeszler alias Léo Poldès », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le ).

Sources

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  • « Léo Poldès », sur Le Maitron (consulté le )

Bibliographie

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  • « À propos de Léo Poldès », Le Monde,‎

Voir aussi

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