Léonie Humbert-Vignot

peintre française

Léonie Humbert-Vignot, née en 1878 à Lyon et morte en 1960 dans la même ville, est une artiste peintre française.

Léonie Humbert-Vignot
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Pierrette Marguerite Léonie Humbert
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Mouvement
post-impressionnisme
Maître
Genre artistique
Influencée par
Distinction

Première médaille de Lyon Médaille de la Légion d'honneur Médaille de Paris

Prix de l'État de Paris

Biographie

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Famille et vie personnelle

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Pierrette Marguerite Léonie Humbert naît à Lyon le [1] de Marie Antoinette Victorine Humbert, couturière de 19 ans. Elle est légitimée par Jules Ernest Vignot à Lyon en 1900[1],[2].

Surnommée "Lily", elle est adulée par bon nombre de personnes. On connaît peu sa vie sentimentale. Des fiançailles non suivies d'union auraient eu lieu avec Robert Laurent-Vibert, dont Léonie a réalisé le portrait[3]. Léonie était très proche de son cousin, qui a écrit un compte rendu de sa vie. Ils ont entretenu une correspondance épistolaire dans laquelle elle expliquait sa vie, ses idées artistiques, ses émotions[réf. nécessaire].

C'est une femme qui fera de nombreuses actions bénévoles au cours de sa vie. Elle s'engage en tant qu'infirmière bénévole lors des deux conflits mondiaux et reçoit le titre de Chevalier de la Légion d’honneur, des mains de Pierre Montel, en 1951 à Lyon. Cette expérience fut traumatisante face à l'horreur du Premier conflit mondial, ce qui la poussera à peindre des sujets plutôt tristes et torturés, pour extérioriser l'intimité de sa pensée[4].

Elle meurt à son domicile, à Lyon, à l'âge de 82 ans[1]. Seul son cousin et son oncle furent présents à ses funérailles, au cimetière de Lyon.

Carrière artistique

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Léonie Humbert-Vignot est passionnée depuis son très jeune âge par l'art. Vers 1896, elle est l'élève d'Alexandre François Bonnardel à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, puis de Marie Laforge, Marcel Baschet, Henri Royer et Édouard Toudouze à l'Académie Julian à Paris[5].

Ses inspirations artistiques sont nombreuses, tant picturales avec Rembrandt, son principal modèle[6], que littéraires avec Émile Zola ou Fiodor Dostoïevski par exemple. Mais l'artiste garde toute sa personnalité. Après ses études d'art, Léonie commence à exposer à partir de 1896, aussi bien à Lyon qu'à Paris. Elle est ensuite acceptée au Salon des artistes français aux alentours de 1908, et y exposera toute sa vie. Ses réelles [style à revoir]expositions débuteront en 1918, au Salon de la Société lyonnaise des Beaux-arts (S.L.B.A) où elle expose jusqu'à sa mort en 1942. Elle participe également au salon international printemps de Lyon.

Elle reçoit la première médaille de Lyon en 1908, puis en 1910 la médaille d'honneur ainsi que la médaille de Paris et le prix de l'État de Paris. En 1913, elle reçoit pour la première fois la médaille d'or de Paris pour le tableau Le Blessé. Et enfin, en 1922, elle devient officier de l'instruction publique.

Nombre de ses œuvres ne sont pas aujourd'hui localisées. Par exemple, le Blessé, qui est une toile mesurant environ trois mètres de haut, est introuvable. La peintre la considérait comme sa toile préférée ; elle eut un grand succès aussi bien auprès des artistes que des spectateurs, et c'est la toile qui renforça sa notoriété[7].

L'Œuvre

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Humbert-Vignot est une peintre post impressionniste[8], ce qui est très facilement décelable dans ses œuvres. Elle s'inspire non pas des époques antérieures mais de sa propre époque, ce qui lui assure un point de vue tout à fait juste. Elle peint essentiellement des nus, des portraits, des scènes de guerre, ou des fleurs, après la Grande Guerre. Ses inspirations viennent d'Espagne et notamment des gitanes. Les portraits de gitanes représentent selon les archives la majorité de son œuvre. Les femmes sont toutes représentées d'une même manière, soit en pose, soit en mouvement avec un côté plutôt sauvage. Ses peintures de guerre lui permettent d'extérioriser ses sentiments. Elle peint des corps abimés par la guerre, comme des corps décharnés.

Ses premières œuvres sont empreintes de réalisme, car ses peintures retranscrivent non pas la beauté mais la dureté du monde. À la suite des deux grandes guerres, Léonie décide de peindre dans un ton beaucoup plus impressionniste avec des traits moins durs et des couleurs plus vives.

Son œuvre est un mélange de charme, de sensibilité féminine et de force, de vigueur masculine. Ses tableaux sont plutôt petits. Elle peint beaucoup d'aquarelles et d'huiles sur toile, représentant des scènes de genre dramatiques et pittoresques. Son œuvre comporte surtout des portraits de femmes, qu'elles soient de sa famille avec le portrait de sa mère, ou moins proches d'elle avec la femme au bandeau ou les portraits de gitanes. Elle peint également un mouvement social avec les croquis qu'elle réalise pendant la Première Guerre mondiale et qui témoignent de l'horreur de cette période.

Lorsque l'on observe les portraits de femmes de Léonie Humbert-Vignot, on voit qu'elle utilise souvent des couleurs assez vives qui attirent l'œil et qui mettent en valeur le sujet de l'œuvre. Les femmes représentées sont souvent souriantes, ce qui dégage une sorte d'aisance. Ces portraits pourraient être en quelque sorte représentatifs de la douceur féminine. Lorsqu'elle peint des nus, Léonie fait ressortir une certaine sensualité dans la position de ses modèles, souvent enveloppés d'un tissu qui donne une certaine impression de légèreté.

Parmi les natures mortes, on relève Pommes et raisins et ses couleurs assez vives.

Quelques œuvres

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  • La gitane, huile sur toile, 46 x 38 cm
  • Portrait de gitane, mine de plomb et aquarelle sur papier, 35, 5 x 25,5 cm
  • Nu allongé, huile sur toile, 54 x74 cm
  • Femme à la chevelure rousse, huile sur toile, 54,5 x 54,5 cm
  • Gitane à l'oiseau, huile sur toile, 55 x46 cm
  • L’attente, huile sur toile, 65 x 54cm
  • Portrait de soldat, fusain, 43,5 x 59 cm
  • Pomme et raisin, huile sur panneau, 54 x 65 cm
  • Jeune garçon et son chien, pastel de forme ovale, 149 x 100 cm
  • Femme devant son miroir, huile sur toile, 105 x 85 cm
  • Gitane au profil riant, huile sur toile, 55 x44 cm
  • Le Blessé
  • La Divette, huile sur toile, 118 x 93 cm
  • Portrait de Vénitienne, huile sur panneau, 41 x 33 cm
  • La Joueuse de mandoline, huile sur toile, 45 x 35 cm

Œuvres dans les collections publiques

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Expositions rétrospectives

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Elle a été exposée au Salon d'art de Dijon, mais aussi au salon d'art de Biarritz en 2005. Aujourd'hui, elle est toujours exposée à Lyon et à Paris[précision nécessaire].

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Notes et références

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  1. 1 2 3 Archives municipales de Lyon, 2e arrondissement, année 1878, acte de naissance no 404, cote 2E769, avec mention marginale de décès
  2. ↑ Lettre de Guy Vignot au musée des Beaux-Arts de Lyon
  3. ↑ Guy Vignot,Humbert Vignot Léonie, Femme peintre portraitiste de L’École lyonnaise, 1878-1960, p. 3.
  4. ↑ Guy Vignot,Humbert Vignot Léonie, Femme peintre portraitiste de L'École lyonnaise, 1878-1960, p. 4.
  5. ↑ « Léonie Humbert-Vignot 1878 - 1960 Peintre française - Élève de Laforge, Baschet, Royer et Toudouze », sur sites.google.com.
  6. ↑ Humbert Vignot Léonie, Femme peintre portraitiste de l'École Lyonnaise, 1878-1960 ; témoignage, Guy Vignot (Archives Musée des Beaux Arts de Lyon)
  7. ↑ Guy Vignot,Humbert Vignot Léonie, Femme peintre portraitiste de L’École lyonnaise, 1878-1960, p. 12.
  8. ↑ Élisabeth Hardouin Fugier et Étienne Grafe, La peinture lyonnaise au XXe siècle, Paris, Les éditions de l'Amateur,
  9. ↑ Notice no 000PE026816, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture.
  10. ↑ Notice no 000PE026817, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture.
  11. ↑ Notice no 000PE026815, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture.

Liens externes

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