Maaten al-Sarra
Maaten al-Sarra est une oasis située dans la région de al-Koufrah, au sud-est de la Libye, dans le désert libyen, à 322 km au sud-ouest de Koufra. Il s'agit d'une oasis marginale où se trouvent peu de palmiers et une eau de faible qualité.
Histoire
modifierSon existence a permis, en 1811, la création de la dernière route caravanière transsaharienne. Elle a été historiquement peu visitée par les nomades Toubous et Zaghawa[1].
En 1934, Ma'tan as-Sarra a été cédée, dans le cadre du triangle de Sarra, à l'Italie fasciste par le Soudan anglo-égyptien, qui considérait la région comme du sable sans valeur constituant un moyen d'apaisement à bas coût face aux ambitions impériales de Benito Mussolini[1].
En 1972, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi estime que le dirigeant soudanais Gaafar Nimeiry a trahi la cause arabe en signant l'accord d'Addis-Abeba de 1972 qui met fin à la première guerre civile soudanaise [2]. Il établit alors une base militaire à Maaten al-Sarra pour y entreposer des armes et pour assurer un lieu de transit aux rebelles soudanais formés dans les bases de Joudaim et Ma'sar Ra's, près de Tripoli[3].
En , un millier de partisans du chef de l'opposition soudanaise Sadiq al-Mahdi quitte l'oasis et prend d'assaut Khartoum après avoir traversé le nord du Darfour et le Kordofan. Les forces d'Al-Mahdi sont vaincues après qu'un bataillon de chars ait stoppé l'attaque dans la ville au terme de trois jours de violents combats[1].
La Libye crée également la base aérienne de Maaten al-Sarra, qu'elle utilise largement durant le conflit tchado-libyen (1978-1987).
La base est visée par un assaut, la bataille de Maaten al-Sarra, qui marque une victoire éclatante de l'armée tchadienne en contre les forces libyennes et a contribué à la signature d'un cessez-le-feu le même mois.
Références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Ma'tan as-Sarra » (voir la liste des auteurs).
