Maggy Rouff

créatrice de mode française

Maggy Rouff est une maison française de haute couture fondée en 1929 par la créatrice Maggy Anna de Wagner, dite Maggy Rouff (, Vienne). D'origine autrichienne par son père et belge par sa mère, la créatrice dirige la maison de couture à partir de sa fondation jusqu'en 1948.

Maggy Rouff
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 74 ans)
CannesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Maggy Anna de WagnerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Ernest Besançon de Wagner (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Margarethe Besançon de Wagner (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Pierre Besançon (d) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Anne-Marie Besançon de Wagner (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Drécoll (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Propriétaire de
Maggy Rouff, Paris (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Distinction
signature de Maggy Rouff
Signature.

Histoire

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Origines

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Maggy de Wagner est la fille d'Ernest de Wagner et de Margharita Van Speybrouck[1], négociants en tissus installés à Vienne, où ils travaillent pour Christophe Drecoll (1851-1933), couturier belge ayant ouvert une maison dans la capitale impériale en 1896.

En 1902, Drecoll, devenu fournisseur de la Cour et fait baron, ouvre une boutique à Paris, 4 place de l'Opéra, en partenariat avec le couple de Wagner, qui prend la direction du salon, respectivement comme directeur et styliste.

Maggy commence à travailler comme styliste dès 1912 dans la maison Drecoll, que ses parents avaient entre-temps rachetée[2].

Elle épouse le lieutenant aviateur Pierre Besançon, avocat à la Cour d'appel de Paris, le [3] et prend le nom de Marguerite Besançon de Wagner.

La maison Drecoll connaît alors un succès croissant et se rapproche de la maison Beer, installée place Vendôme[4].

Proche de Jeanne Paquin, elle devient directrice de Drecoll dans les années 1920, après le rachat par le financier Georges Aubert, également propriétaire de plusieurs maisons de couture.

Fondation de la maison Maggy Rouff

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En , elle revend ses parts à Aubert[5].

Sur les conseils de Jeanne Paquin, elle rachète avec son mari la maison de Rouff, ancienne maison parisienne installée au 13 boulevard Haussmann, et la renomme Maggy Rouff. Le salon est installé au 136 avenue des Champs-Élysées.

Dès les années 1930, la maison Maggy Rouff devient l’une des grandes maisons de haute couture de réputation internationale. En 1931, elle se rend aux États-Unis sous l'auspice du ministre du commerce extérieur et donne une série de conférences sur l'art de la mode.

En 1937, elle ouvre un second salon à Londres, consacré à la clientèle particulière. La maison fait partie de la Chambre syndicale de la couture parisienne.

Maggy Rouff, surnommée par la presse « l'architecte de la couture », se distingue par son travail sur l’asymétrie et la précision technique.

Après-guerre et années 1950-1970

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Durant la Seconde Guerre mondiale, la maison continue à produire, comme celles de Jacques Fath, Nina Ricci, Lucien Lelong ou Madeleine Vramant.

Maggy Rouff se retire en 1948, laissant la direction du stylisme à sa fille Anne-Marie, avec Lucie Eisenstab, tandis que Jean Howald assure la direction générale.

En 1957, plusieurs couturiers, dont Madeleine de Rauch, Nina Ricci, Jean Dessès, Jacques Heim, Madame Grès, Maggy Rouff, Lanvin et Jacques Griffe, participent à la création du « prêt-à-porter de création ».

La maison réalise également des costumes pour le cinéma, notamment pour Si Versailles m'était conté (1954), Cette sacrée gamine (1956) et La Belle Américaine (1961).

Après la disparition de la fondatrice en 1971, la maison poursuit ses activités.

Fin d'activité dans les années 1980

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La maison est intégrée au groupe Boussac Saint Frères après son rachat par les frères Willot au début des années 1970. Elle cesse progressivement ses activités au début des années 1980, dans le contexte des restructurations du groupe repris en 1984 par Bernard Arnault.

Relance de la maison

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En 2026, la maison Maggy Rouff est relancée à Paris dans les domaines de la mode et du parfum. La marque, désormais exploitée par la société Luvanis, spécialisée dans la relance de maisons de luxe historiques, reprend ses activités avec la nomination du couturier Éric Tibusch comme directeur artistique[6].

Parfums

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La maison Maggy Rouff commercialise des parfums parallèlement à son activité de couture. En 1937, la maison relance le parfum Tais-toi mon Cœur, initialement créé par la maison Drecoll. Secret (1945) et Euphorie (1947) suivront. D'autres fragrances sont commercialisées par Maggy Rouff dans la deuxième partie du XXe siècle, parmi lesquelles Étincelle, Fleur Folie, Excentric, Contact et Pêle-mêle.

En 2026, la maison annonce le lancement de deux nouvelles créations, Énigme et Extase[6].

Distinctions

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Ouvrages

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  • Maggy Besançon de Wagner, L'Amérique au microscope, Éditions des Portiques, Paris, 1933, rééd. en 1948.
  • [anonyme] Ce que j'ai vu en chiffonnant la clientèle, Illustrations de Dignimont, Librairie des Champs-Élysées, Paris, 1938.
  • Maggy Rouff (Maggy Besançon de Wagner), La Philosophie de l'élégance, Éditions littéraires de France, Paris, 1942, rééd. en 1945, avec des illustrations de Léon Benigni.

Filmographie (costumière)

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Notes et références

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  1. « Le Gaulois »,
  2. National Museum of American History
  3. Archives de Paris, acte de mariage n°1047.
  4. Conférence Mathilde Héliot, Cercle de l’éventail.
  5. Aubert fusionne en 1930 les maisons Drecoll, Beer et Agnès.
  6. 1 2 (en) « Paris Couture House Maggy Rouff Set for Revival », Women's Wear Daily, (lire en ligne)
  7. Base Léonore : Besançon, née de Wagner, Maggy Anna dite Maggy Rouff

Annexes

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Bibliographie

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Eva Berville, La maison de haute couture Maggy Rouff de 1929 à 1948 (Mémoire de master Histoire de l'art. Université de Picardie Jules Verne), Paris, Sciences de l’Homme et Société, (lire en ligne)

Articles connexes

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Liens externes

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