Mahyar Monshipour

boxeur

Mahyar Monshipour Kermani, né le à Téhéran est un boxeur français d'origine iranienne. Il acquiert la nationalité française en 2001.

Mahyar Monshipour
Image illustrative de l’article Mahyar Monshipour
Fiche d’identité
Surnom Little Tyson
Nationalité Française
Naissance (51 ans)
Téhéran (Iran)
Catégorie Poids coqs et super-coqs
Palmarès
Professionnel Amateur
Combats 37 93
Victoires 31 89
Victoires par KO 21 16
Défaites 4 3
Matchs nuls 2
Sans décision 1
Titres professionnels Champion du monde poids super-coqs WBA (2003-2006)
Titres amateurs Champion de france (1996, 1997)
Dernière mise à jour : 7 février 2014

En 2003, il devient champion du monde des poids super-coqs WBA et défend son titre avec succès à cinq reprises, à chaque fois avant la limite, avant d'être battu en 2006 par le thaïlandais Somsak Sithchatchawal et se retire des rings. L'affrontement est nommé combat de l'année par le puissant syndicat des journalistes américain, "The American Writers on Boxing", il devient, après Georges Carpentier en 1924, Marcel Cerdan en 1948 et Laurent Dauthuille en 1950, le quatrième Français à être ainsi distingué.

Mahyar Monshipour tente un retour deux ans plus tard, en devenant lui-même son propre promoteur et organisateur, avec un succès sportifs mitigé - il effectue 3 combats internationaux en 10 rounds - le 1er décembre 2008 à Poitiers (WDQ 6/10 Emiliano Salvini), le 24 janvier 2009 à Pau (W-TKO 8/10 Sean Hugues) et le 13 mars 2009 à Amnéville-les-Thermes (W-RTD 4/10 Felix MACHADO) avant d'organiser lui-même le championnat du monde des piods Coqs version WBA (la plus ancienne fédération mondiale de boxe et la même où il avait été champion) contre Anselmo Moreno. Il sera donné perdant 2 juges à 1. Il met alors un terme définitif à sa carrière.

Biographie

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Début de carrière

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En 1986, en pleine guerre Iran-Irak, il est envoyé par son père en France à Poitiers chez sa tante Mahnaz. Après une carrière amateur peu importante et éclaire (42 combats en 3 saisons), Mayhar Monshipour passe professionnel le en mettant KO Karim Azagzaoui au 6e round dans un combat plutôt brouillon. Il enchaîne ensuite 5 victoires dont un autre knockout. À l'époque, son style est déjà celui d'un cogneur mais il se lance trop sur ses adversaires sans se protéger et sa seule technique est de se jeter à corps perdu. En , il affronte le congolais Euloge Makiza Sita (8 victoires et 2 défaites). Monshipour se montre plus fort mais commet l'erreur de ne pas se protéger, et s'il se montre plus puissant (il envoie deux fois Sita au tapis), il perd aux points.

Mayhar Monshipour retrouve la victoire en battant Medhi Chemin en quelques secondes. Cette victoire vaut la citation car c'est la seule fois qu'il met un adversaire KO au premier round. Après une autre victoire, il affronte l'espoir hongrois Sandor Koczak (7 combats, 7 victoires). Dès le 1er round, Monshipour se colle à lui et l'envoie au tapis. Sauvé par le gong à la fin du deuxième round, Koczak, au bord de la rupture en début du 3ème round, lui met un coup de tête, lui ouvrant l'arcade. Non seulement Koczak n'est pas été sanctionné mais Monshipour est arrêté de suiteau 3e round pour la large blessure occasionnée.

L’ascension

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Se sentant à l'étroit dans son club formateur à Poitiers, il décide de rejoindre Mohamed Bennama, l'entraîneur principal du Blagnac Boxing Club, près de Toulouse. Il en discute avec le Cadre technique du ministère des sports auprès de la fédération française de boxe, monsieur Jacques Micquel, qui après discussion avec le président du Comoité régional midi-pyrénées de boxe, monsieur Pierre-Louis Taillandier, lui offre un emploi d'agent de développelmnt au sein du Comité régional, lui assurant son train de vie. Par ailleurs, le fondateur du club, un ancien Gendarme né à Sidi-Bel-Abbès – Algérie, tout comme Marcel cerdan, un certain Didier Botella, a par l’entremise de la Députée du Haute-Garonne, madame Françoise Imbert, activé le dossier de naturalisation de Monshipour Kermani, longtemps bloqué malgré son arrivée à l’âge de 10 ans sur le sol national. Naturalisé par Décret en mai 2000, sa carrière s'accélère.

Travaillant sans prendre de repos, avec Mohamed Bennama, le technicien et humaniste toulousain, celui-là même qu’il avait affronté comme entraîneur adverse à cinq reprises (4V-1N), il profitera de son engagement sans faille - naissance de ses deux filles jumelles lors d’un déplacement important pour combat en Espagne – pour commencer une ascension qui l’amènera à trois titres continentaux et six mondiaux. À partir de cette défaite, Monshipour va connaître une invincibilité de 8 ans. Il remporte d'abord 8 victoires (5 KO).

Son style a désormais changé : Mahyar avance toujours mais il est devenu un cogneur technique : il esquive, remise attaque au corps et ne cède pas un pouce à ses adversaires. Le premier à le vérifier est le britannique Michael Adlis, alors 3ème au classement européen E.B.U, qui abandonne épuisé par ce rouleau compresseur dès le quatrième round. Le , il s'empare du titre de champion de France des super-coqs en mettant KO Salem Bouaita au 9e round. Il défend son titre une seule fois ce titre à Poiteirs, contre Frédéric Bonifai aux points (ce sera sa dernière victoire aux points), dans un combat où fatigué par des mois de préparation et des combats qui se suivent, il est très brouillon. L'arbitre du combat, monsieur Jean-Louis Legland, dans une parole bienveillante, prévient son entraîneur "Il n'est pas encore prêt pour l'étage au dessus ...". il s'empare du titre Européen contre le franco-turc Tuncay Kaya en à peine 6 rounds. Il conserve son titre 2 fois contre Mustapha Hame (KO au 6e round) et Germán Guartos (KO au 3e round), prenant en sept minutes, sa revenche sur un vol scandaleux (MN) subi un an auparavant en Espagne.

Championnats du monde

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Le , Mahyar Monshipour postule pour un premier titre mondial. Il affronte quelqu'un qu'il considérait comme un ami, le champion du monde des poids super-coqs WBA, Salim Medjkoune, qu'il connaissait parfaitement bien, lui ayant servi de sparring-partner à six reprises, au Futuroscope près de Poitiers. Cette organisation a été rendue possible par sa proximité avec l'équipe dirigent du Conseil général de la Vienne, dont l'inamovible Directeur de cabinet du Président René Monory, monsieur Philippe Mouroux, est considéré comme son second père. Fidèle à sa promesse, Monshipour emballe le combat dès les premiers instants, celui-ci se transformant très vite en une véritable guerre où les deux hommes se rendent pratiquement coup pour coup. Dans la dernière reprise, le challengeur (en tête pour deux des trois juges : 107-102 et 106-104 pour 104-104) imprime une nouvelle fois le rythme. Le champion du monde, très fatigué et en hyperventilation, change de tactique - avance alors qu'il reculait durant les onze premiers rounds - et prend un terrible contre du droit au menton qui met brutalement fin au combat après 1 minute 27 secondes. Comme il ne cesse de valoriser le travail de Mohammed bennama, Monshipour rappelle que l'enchaînement mettant fin au combat - double crochets du gauche + direct du droit - était l'un des quatre conçus par son entraîneur et travaillés tous les jours durant trois mois. Medjkoune s'écroule lourdement au sol et restera allongé de longues minutes avant de se relever sous les acclamations des 4,300 spectateurs soulagés. Monshipour devient le nouveau champion du monde WBA.

Très vite son histoire passionne la télévision et il devient un des rares boxeurs français à être invité à des débats. Il crée en 2003 l'association France-Bam pour venir en aide aux rescapés du tremblement de terre meurtrier (35 000 victimes) du 26 décembre 2023. Aidé par Michel Acariès, son promoteur, marqué lui-même par les tremblements de terre en son Algérie natale, il est appuyé par CANAL+, la chaîne de télévision payante qui diffusait ses combats, et le journal sportif L'Equipe, qui l’accompagnent lors d’un voyage express de trois jours en Iran – avec exactement onze heures de présence à Bam – pour ramener un témoignage aux français.

Le , il défend son titre une première fois face à Jairo Tagliaferro, un vénézuélien dur au mal, et le contraint à l'abandon dans la 8e reprise.

Il affronte ensuite une seconde fois Medjkoune. Après un bon début de combat, Salim Medjkoune est progressivement laminé par les larges crochets du tenant du titre. Éprouvé une première fois au 5e round, il termine la 7e reprise épuisé. La fin n'est pas longue à venir sous la forme du crochet droit au corps qui envoie à terre le clermontois au 8e round. Compté huit, il reprend le combat pour retourner au sol sur une nouvelle série et son coin jette l'éponge.

Monshipour défend encore deux fois son titre (notamment en à Bercy contre le thaïlandais Yoddamrong Sithyodthong par arrêt de l'arbitre au 6e round avant d'affronter Shigeru Nakazato, un boxeur qui avait déjà tenté par deux fois sans succès de prendre un titre mondial. Dès le coup de gong initial, Nakazato répond coup pour coup au champion en titre. Les deux boxeurs ont un peu les mêmes arguments mais la puissance, la vitalité et la précision du Français, coupé à l'arcade droite au troisième round, seront finalement trop fortes pour le japonais.

Au cours de la sixième reprise, une droite en contre de Monshipour ébranle Nakazato. Quelques instants plus tard, une nouvelle droite l'envoie au tapis, cette fois-ci pour le compte.

Le (lors de sa dernière victoire), il affronte un ex-champion : Julio Zárate. Mahyar livre alors un terrible combat contre un adversaire qui était vraiment venu pour gagner. Contre toute attente, le longiligne mexicain choisit d'accepter l'épreuve de force dès le début du combat et surprend le champion en titre à plusieurs reprises, notamment avec de très bons uppercuts corps face. Au 4e round, sur un enchaînement crochet gauche crochet droit, Monshipour touché au menton s'effondre au tapis. Il reprend le combat et s'arrange pour atteindre la fin du round. À mi combat, la situation est difficile pour le poitevin qui compte environ trois points de retard. Mais c'est sans compter son physique et sa fabuleuse volonté. À partir du septième round, le rouleau compresseur se met en marche étouffant littéralement Zárate qui n'a d'autres ressources que sa tête pour tenter de freiner la marche en avant de Monshipour. Il recevra deux avertissements (7e et 8e reprises) avant de renoncer à l'appel du 9e round.

Dernier combat de légende

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Le à Levallois-Perret, Monshipour défendait pour la sixième fois sa ceinture contre le thaïlandais Somsak Sithchatchawal. Fidèle à sa tactique de démolisseur, le Poitevin cherche l'épreuve de force. Épuisé, la bouche entrouverte, il est battu par un boxeur qui s'est montré finalement plus lucide. Envoyé au tapis dès la première reprise, Monshipour était pourtant parvenu à refaire son retard. Mais il n'a jamais réussi à faire plier son adversaire. Un contre terrible à la 6e reprise a ébranlé sérieusement le français. Au 9e puis au 10e round, il a encaissé une avalanche de coups, qui a poussé l'arbitre à abréger les débats.

Monshipour décide d'arrêter sa carrière après ce combat.

Ce combat, d'une intensité rare, est couronné combat de l'année 2006, récompensant ainsi le dernier combat de sa carrière. C'est la quatrième fois qu'un Français reçoit cette distinction, après Georges Carpentier en 1924, Marcel Cerdan en 1948 et Laurent Dauthuille en 1950.

Le retour de Monshipour

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Monshipour annonce le son retour à la compétition deux ans et demi après son dernier combat[1]. Il bat le Emiliano Salvini par disqualification au 6e round puis le Sean Hughes par arrêt de l'arbitre au 8e round et Félix Machado le par abandon à l'appel du 5e round[2]. Le , il affronte pour le titre mondial WBA des poids coqs le champion en titre Anselmo Moreno mais s'incline aux points à Poitiers[3],[4].

Entraîneur

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En 2019, Il est l'entraîneur de Sadaf Khadem, la première femme boxeuse iranienne[5].

Prises de position

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En , il répond à Teddy Riner en prenant position contre le port du voile dans le sport[6].

Né en Iran, il prend régulièrement la parole contre le gouvernement islamique iranien. De ce fait, il soutient les manifestations en Iran en 2025. Il soutient également les attaques israélo-américaines de la guerre d'Iran de 2026 qui ont conduit à la mort de Ali Khamenei, et compare ces évenements avec « le Débarquement »[7],[8].

Palmarès

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  • 37 combats, 31 victoires (dont 21 par KO)
  • Vainqueur de la coupe de France professionnelle 2001
  • Champion du monde poids super-coqs WBA (2003-2005) :
    • Vainqueur du tenant du titre Salim Medjkoune le au Futuroscope.
    • Conserve son titre le face à Tagliaferro (à Levallois-Perret), le face à S. Medjkoune (Clermont-Ferrand), le face à Sithyodthong (Paris-Bercy), le face à Nakazato (à Marseille) et le face au mexicain Julio Zárate (au Futuroscope).

Titres professionnels en boxe anglaise

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Titres mondiaux majeurs

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  • Champion du monde poids super-coqs WBA (2003-2005)

Titres régionaux/internationaux

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  • Champion d'Europe poids super-coqs EBU (2002-2004)

Titres nationaux

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  • Champion poids super-coqs FFB (2002-2003)

Décorations

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  • Il est directeur adjoint du service des sports du conseil général de la Vienne ( - 2011)
  • Il est conseiller technique national du Ministère de la Santé, la Jeunesse et des Sports (le )

Bibliographie

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Notes et références

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  1. Monshipour relève son programme, article du quotidien français L'Équipe, 8 octobre 2008
  2. Monshipour proche d'une nouvelle chance, article du quotidien Français L'Équipe, 14 mars 2009
  3. Monshipour s'incline aux points (lequipe.fr)
  4. Europe 1, « Monshipour tombe avec les honneurs », sur europe1.fr, 04 juillet 2009 (mis à jour le 22 décembre 2009)
  5. « La boxeuse iranienne Sadaf Khadem reste en France par crainte d'être arrêtée en Iran », sur France 24, (consulté le )
  6. « "Tu ne connais pas le sujet, ne t'en mêle pas": la réponse très sèche de Mahyar Monshipour à Teddy Riner sur le port du voile dans le sport », sur RMC Sport, (consulté le )
  7. « Né en Iran, l'ancien champion de boxe Mahyar Monshipour s'exprime sur la révolte en cours contre le gouvernement religieux : « Le comportement des gardiens de la révolution va être la clé » », sur L'Équipe (consulté le )
  8. « "Merci à Donald Trump et Benyamin Netanyahou", Mahyar Monshipour applaudit les bombardements en Iran et la mort du guide Ali Khamenei », sur RMC Sport Sports de Combat, (consulté le )

Liens externes

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