Maison de Cuvier

bâtiment dans le Jardin des plantes, Paris

La Maison de Cuvier est un hôtel particulier situé 47, rue Cuvier, à l'entrée du Jardin des Plantes, dans le 5ᵉ arrondissement de Paris. Elle tient son nom du savant Georges Cuvier, qui l'habite de 1795 à sa mort.

Maison de Cuvier
Façade
Présentation
Patrimonialité
Localisation
Adresse
Coordonnées
Carte

La maison de Cuvier abrite aujourd'hui des bureaux du Muséum national d'histoire naturelle, et au rez-de-chaussée le siège de la Société des Amis du Muséum national d'histoire naturelle et du Jardin des plantes depuis 1953.

Histoire

modifier

En 1795, le Muséum aquière un terrain contenant un dépôt, atelier et office de la compagnie des fiacres de Paris. Georges Cuvier s'installe dans la maison attenante. En 1802, il fait élever l'ancienne galerie d'Anatomie comparée et aménage ses collections.

Georges Cuvier anime un salon littéraire et scientique chaque samedi. Les filles de Cuvier, Clémentine Cuvier et Sophie Duvaucel animent les conversations[1]. Le salon est fréquenté par Stendhal, Prosper Mérimée, Eugène Delacroix, André-Marie Ampère, Jean-Jacques Ampère, Achille Valenciennes, Michel-Eugène Chevreul Adrien de Jussieu, David d'Angers [2]. Cuvier meurt lors d'une épidémie de choléra en , à 62 ans.

En 1803, le frère de Cuvier, Frédéric Cuvier (1773-1838) est nommé au le poste de garde de la Ménagerie. Il obtient, en 1837, la création d’un enseignement de physiologie comparée[3].

Façade avec buste de Cuvier et plaque commémorative à Henri Becquerel.

Le , le physicien Henri Becquerel (1852-1908) y découvre la radioactivité spontanée par sérendipité. Il range dans un tiroir de son laboratoire des sels d'uranium et une plaque photographique. Une fois développée, cette dernière révèle le rayonnement invisible de l'uranium. Une plaque commémorative est installée sur la façade de la Maison de Cuvier.

Description

modifier
Maison de Cuvier sur la carte du Jardin des plantes.

La maison à façade nue se trouve au-dessus d'un passage, face à amphithéâtre Verniquet[4].

Cadran solaire.

Un cadran solaire déclinant de l'après-midi est peint sur le mur est, entre deux colonnes décoratives. La courbe en huit permet de retrouver le temps moyen en fonction de la date, au moment des environs de midi.

Notes et références

modifier
  1. ↑ Serge Reubi (dir.), Savanturières : Une histoire naturelle au féminin, Paris, Éditions du Muséum, , 304 p. (EAN 9782382790304, présentation en ligne), p. 45
  2. ↑ Edmond Pilon, « A Propos D'un Centenaire: Le Salon De Cuvier Au Jardin Des Plantes », Revue des Deux Mondes (1829-1971), Revue des Deux Mondes, vol. 10, no 2,‎ , p. 382–394 (ISSN 0035-1962, lire en ligne, consulté le )
  3. ↑ « La science pour la nation (1793-1913) - L'histoire du Muséum », sur www.mnhn.fr, (consulté le )
  4. ↑ Louis Roule, « Biographie de Cuvier (1769-1832), à l’occasion du Centenaire de sa mort », Revue d'Écologie (La Terre et La Vie), Persée - Portail des revues scientifiques en SHS, vol. 2, no 7,‎ , p. 379–394 (DOI 10.3406/revec.1932.2687, lire en ligne, consulté le )

Liens externes

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Ressource relative à l'architectureVoir et modifier les données sur Wikidata :