Le makhaevisme désigne une doctrine politique promue par l'écrivain polonais Jan Waclav Makhaïski tendant à une synthèse du marxisme, de l'anarchisme et du syndicalisme ainsi qu'à un rejet d'une quelconque forme d'intelligensia.

Jan Waclaw Machajski en 1917.

Très minoritaire, comme le note l'historien Jeremiah Schneiderman, « en tant que mouvement structuré, le makhaevisme n'a suscité qu'un intérêt éphémère. Sa critique intellectuelle du marxisme a peu séduit les ouvriers. Ses partisans se recrutaient néanmoins au sein de l'intelligentsia, qui a donné naissance à de petits groupes makhaevistes éphémères, surtout dans le sud de la Russie. La force du makhaevisme tenait à sa résonance avec la défiance des travailleurs envers les intellectuels, une méfiance qui traversait le mouvement ouvrier russe depuis ses débuts ; son point faible résidait dans l'absence d'un programme d'action pratique précis et d'objectifs clairs, réalistes et attractifs pour les ouvriers. Après la révolution bolchevique, le makhaevisme n'a pas connu davantage de succès en tant que mouvement. Les idées de Machajski se sont en revanche retrouvées dans les sentiments anti-intelligentsia des communistes de gauche des années 1920, ainsi que chez les théoriciens de la « nouvelle classe » »[1].

Notes et références

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  1. ↑ Jeremiah Schneiderman, « Reviewed Work: Jan Waclaw Machajski: A Radical Critic of the Russian Intelligentsia and Socialism by Marshall S. Shatz », The Russian Review, vol. 49, no 3,‎ , p. 2 (lire en ligne)

Sources

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Bibliographie

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