Manassès II de Chalon

Comte de Langres

Manassès II de Chalon, ou de Dijon, dit le Jeune, mort après 925, est comte de Langres et d'Oscheret au début du Xe siècle.

Manassès II de Chalon
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Fonction
Avoué
Abbaye Saint-Bénigne de Dijon
à partir de
Titres de noblesse
Comte de Langres
-
Prédécesseur
Comte (Pays d'Oscheret)
-
Prédécesseur
Biographie
Décès
Après Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Famille
Père
Mère
Ermengarde de Provence (d) (?)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie

Biographie

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Origines

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Manassès est un fils puîné de Manassès Ier l'Ancien, premier comte héréditaire de Chalon, et de son épouse Hermengarde/Ermengarde, probable fille de Boson de Provence[1],[2],[3],[4].

L'aîné de ses frères, Gales/Walon († av. ) hérite de Chalon, avant que ce territoire passe à un autre frère puîné Gilbert/Gislebert, obtient les titres d'Autun, de Beaune, de Troyes, d'Avallon. Le cadet, Hervé († v. ), devient évêque d'Autun et leur sœur, Hermengarde/Ermengarde († av. ), épouse le comte Liétald II de Mâcon,[3],[4]. Leur sœur, Hermengarde/Ermengarde († av. ), épouse le comte Liétald II de Mâcon[5],[3].

Carrière

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Selon la Chronique d'Aubry de Trois-Fontaines, Manassès et son frère Walon luttent en 906 contre les Vikings qui dévastent la Bourgogne, aux côtés de leur père Manassès Ier (« comes Manasses Divionensi, cuius erant filii Walo et alterius Manasses en tant que iunior »), dans l'armée du duc Richard de Bourgogne, et combattent contre Rollon[6].

À la mort de son père en 918[7],[8], ses terres sont partagées entre ses différents fils, et Manassès II hérite du comté de Langres[9], de l'Oscheret, ainsi que de l'avouerie de l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon[10]. Toutefois, la date de 925 a également été avancée pour le décès de son père et il est possible que Manassès n'ait jamais été comté comte de Langres, mais seulement héritier de ce comté[3].

Le à la bataille de Chalmont — probablement Chaumont-en-Bassigny — il combat aux côtés du comte Garnier de Sens, de l'évêque de Langres Gosselin de Bassigny et de l'évêque de Troyes Anségise contre les normands menés par Ragenold de Nantes qui sont alors mis en déroute. Au cours de la bataille, le comte Garnier est tué et l'évêque Anségise est gravement blessé alors que 800 normands sont morts[11].

Il meurt après 925 sans union ou descendance connues et la succession des comtés de Langres et d'Oscheret est alors mal connue[9].

Références

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  1. ↑ Georges de Manteyer, Les origines de la maison de Savoie en Bourgogne (910-1060), Genève, Mélanges d’archéologie et d’histoire publiés par l’École française de Rome, 19, (lire en ligne), p. 446-448.
  2. ↑ Chaume 1925, p. 549.
  3. 1 2 3 4 Charles Cawley 2006-2025, p. Manasses [II].
  4. 1 2 Paul-Camille Dugenne, Dictionnaire biographique, généalogique et historique de l'Yonne, t. VI : V - Z, Société généalogique de l'Yonne, , p. 1903 -1904.
  5. ↑ Chaume 1925, p. 549, tableau XIII.
  6. ↑ Albrici Monachi Trium Fontium, « Chronica a monacho Novi Monasterii Hoiensis interpolata », dans Monumenta Germaniae Historica : Scriptorum, vol. 23, Hanovre, Paul Scheffer-Boichorst, (lire en ligne), p. 753.
  7. ↑ Chaume 1925, p. 389.
  8. ↑ Lévêque 2005, p. 37.
  9. 1 2 Chaume 1947, p. 264.
  10. ↑ Christian Settipani, « Les origines maternelles du comte de Bourgogne Otto-Guillaume - Nouvelle synthèse », Annales de Bourgogne, t. 66, nos 261-263,‎ , p. 5-63 (lire en ligne [PDF])(lire sur academia.edu).
  11. ↑ Chaume 1925, p. 399.

Annexes

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Bibliographie

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  • Maurice Chaume, Les origines du duché de Bourgogne : Partie 1, Dijon, Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, (lire en ligne sur Gallica).
  • Maurice Chaume, « Comtes de Langres », Recherches d’Histoire chrétienne et médiévale, Dijon, Académie des sciences, arts et belles-lettres,‎ , p. 260-264 (présentation en ligne).
  • Jean-Louis Bazin, Les comtes héréditaires de Chalon-sur-Saône : 880-1237, t. 12, E. Bertrand - Société d'histoire et d'archéologie de Chalon-sur-Saône, coll. « Mémoires », , 169 p. (présentation en ligne).
  • Pierre Lévêque, Histoire de Chalon-sur-Saône, Éditions Universitaires de Dijon, coll. « Art et patrimoine », , 313 p. (ISBN 2-915552-37-1, présentation en ligne).

Articles connexes

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Liens externes

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