Mandir de Bussy-Saint-Georges

temple hindou situé en Seine-et-Marne, en France

Le mandir de Bussy-Saint-Georges, de son nom officiel BAPS Mandir Swaminarayan Hindou de Paris, est un temple hindouiste situé sur l'Esplanade des Religions à Bussy-Saint-Georges, dans la ville nouvelle de Marne-la-Vallée, en banlieue est de Paris. Construit de 2024 à 2026 sur les plans de l'agence Arte Charpentier, ce mandir est financé entièrement par les dons du Bochasanwasi Akshar Purushottam Swaminarayan Sanstha ou BAPS, association internationale de promotion du culte hindou.

BAPS Mandir Swaminarayan Hindou de Paris
Image illustrative de l’article Mandir de Bussy-Saint-Georges
Présentation
Nom local Mandir de Bussy-Saint-Georges
Culte Swaminarayanisme (Hindouisme)
Type Mandir Shikharbaddha
Rattachement BAPS
Début de la construction 2024
Fin des travaux 2026
Architecte Arte Charpentier
Style dominant Éclectique : Maru-Gurjara (Nagara), Vernaculaire goudjerati (haveli), etc.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Ville Bussy-Saint-Georges
Coordonnées 48° 50′ 19″ nord, 2° 43′ 48″ est
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Mandir de Bussy-Saint-Georges
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Mandir de Bussy-Saint-Georges

Localisation

modifier

Le mandir, étymologiquement « lieu où l'esprit est calme », est situé sur l'Esplanade des Religions, un lieu dédié depuis 2012 à la coexistence paisible des religions[1].

Construction et architecture

modifier

Le mandir de Bussy est le premier à être construit en Europe continentale, ainsi que dans l'Union européenne dans ses limites d'alors. Toutefois, un premier mandir existe depuis 1995 à Londres, le Neasden Temple ; avant le Brexit, ce dernier constituait alors le premier mandir de l'Union européenne[2].

La construction est décidée en 2018, le bâtiment devant à l'époque être terminé pour 2022. Le projet est alors localisé entre la pagode laotienne et le projet de future synagogue, mais le terrain prévu n'est pas assez grand pour le projet envisagé. En effet, la salle de prière est alors prévue pour accueillir cinq cents fidèles, mais également un gymnase, dix salles de cours, des bureaux ou une grande cuisine, ce qui correspond à une emprise au sol de 5 000 m2 [3],[4].

La conception du temple, extrêmement codifiée, est confiée à Arte Charpentier. C'est l'entreprise Bateg, filiale de Vinci Construction, qui est désignée attributaire du chantier. Les finitions intérieures sont attribuées à l'entreprise GS Construction. Le bâtiment est organisé sur trois niveaux. Le rez-de-chaussée et les premier étages sont dédiés à un « Haveli », c'est-à-dire un centre culturel regroupant bureaux, salles de classe, de gymnastique. Le temple hindou ou « mandir » à proprement parler est situé au deuxième étage. La qualité du matériau est particulièrement travaillée, particulièrement le recours à la pierre taillée provenant d'Inde[4],[5].

Controverses

modifier

Certaines critiques portent sur une situation probable de travail forcé pour des ouvriers venus du Rajasthan[6].

Une autre critique porte sur l'opacité du financement du temple, dont le coût n'a pas été révélé[4]. L'organisation BAPS qui assure la maîtrise d'ouvrage du mandir est critiquée pour ses liens forts avec l'extrême-droite nationaliste indienne, notamment les franges radicales du Bharatiya Janata Party[1].

Le BAPS Mandir Swaminarayan Hindou de Paris est un lieu de culte fondé et géré par l'organisation religieuse Bochasanwasi Akshar Purushottam Swaminarayan Sanstha, revendiquée association internationale de promotion du culte hindou. Celle-ci souscrit au culte de l'Akshar Purushottam, centré sur les figures du Purushottam ou Dieu Swaminarayan, et de l'Akshar, Disciple et Gourou, Gunatitanand Swami.

Des autels sont aussi consacrés à une série de divinités hindoues, considérées comme des Ishwar, esprits surnaturels dans la tradition swaminarayenne. Leur présence est notamment pensée pour répondre aux sensibilités religieuses hindoues locales : Venkateshvar et Padmavati (Vishnou et Lakshmi propitiés à Tirumala-Tirupati), Ayyappa (Harihara propitié à Sabarimala), la « sainte famille » shivaïte (Shankar, Parvati, Ganesh et Karttikey), le Rama Parivaram ou Ram Darbar (Rama, Sita, Hanuman et Lakshman) et Radha-Krishna[7],[8].

Notes et références

modifier
  1. 1 2 Tom Rousset, « “Emblème de la culture indienne et de l'hindouisme” ou symbole “d'opacité” : quel est ce nouveau temple géant inauguré en Seine-et-Marne ? », France 3 Paris Île-de-France,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. ↑ Guénaèle Calant, « “Un accomplissement important” : le plus grand temple hindou d’Europe sort de terre à Bussy-Saint-Georges », Le Parisien,‎ (ISSN 0767-3558, lire en ligne, consulté le ).
  3. ↑ Alexandre Métivier, « Bussy-Saint-Georges : un temple hindou en projet sur l’esplanade des religions », Le Parisien,‎ (ISSN 0767-3558, lire en ligne, consulté le ).
  4. 1 2 3 Jean-Bernard Litzler, « Le chantier du premier temple hindou d’Europe est lancé en région parisienne », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le ).
  5. ↑ « Un temple hindou en Seine-et-Marne pour 2026 », Le Moniteur,‎ (ISSN 0026-9700, lire en ligne, consulté le ).
  6. ↑ Guénaèle Calant, « Derrière le premier temple hindou inauguré en France, les manœuvres de l'extrême droite indienne », L'Humanité,‎ (ISSN 0242-6870, lire en ligne, consulté le ).
  7. ↑ (en) « Home | BAPS Swaminarayan Hindu Mandir, Paris » Accès libre, sur www.bapsmandirparis.fr (consulté le )
  8. ↑ (en) « 06 September 2026 - HH Mahant Swami Maharaj's Vicharan » Accès libre, Vicharan, sur BAPS, (consulté le )

Voir aussi

modifier