Manifestations en Europe en 2026

Durant la seconde moitié de 2026, des mouvements de protestation de masse ont eu lieu dans l'ouest et le sud de l'Europe. Des manifestations ont eu lieu en France, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Grèce, en Albanie, en Irlande, en Belgique, en Allemagne, en Autriche, en Tchéquie, en Serbie, au Luxembourg, en Lituanie et en Pologne.

Pays européens avec des manifestations en 2026.

Albanie

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Manifestants à Tirana le .

Des manifestations éclatent à la fin du mois de mai 2026 contre un projet de complexe touristique lié à la famille de Donald Trump sur l'île de Sazan, une zone naturelle protégée. Le mouvement, sans leader identifié, s'élargit ensuite à la dénonciation de la corruption et à la demande de démission du Premier ministre Edi Rama[1]. À partir du , des lycéens et des étudiants rejoignent la contestation pour dénoncer les frais de scolarité et les conditions d'études ; le , la journée la plus violente, un commissariat est incendié et l'entrée du ministère de l'Intérieur est attaquée. Le , le ministère de la Santé recense 272 blessés depuis le début des troubles, dont 169 policiers. Edi Rama refuse de démissionner et attribue les violences à « une main extérieure », tandis que la Commission européenne condamne les violences et appelle à une réponse proportionnée[2]. Le , des milliers de personnes manifestent de nouveau à Tirana ; les affrontements avec la police, qui fait usage de balles en caoutchouc, de canons à eau et de gaz lacrymogènes, durent plus de quatre heures. Selon les autorités, plus de 300 personnes ont été blessées depuis le début de la contestation[1].

Allemagne

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En Allemagne, près de 120 000 jeunes ont manifesté le 31 octobre 2026[3]. Parmi les revendications figure la contestation d'une réintroduction du service militaire[4].

Autriche

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Le jeudi 22 octobre 2026, des milliers de personnes ont manifesté à Vienne à l’appel de l’Union nationale autrichienne des étudiants (ÖH), réclamant une augmentation du financement des universités et s’opposant aux réductions budgétaires prévues dans l’enseignement supérieur et la recherche[5],.

Les organisateurs ont estimé la participation à 20 000 personnes, tandis que d’autres estimations ont avancé le chiffre de 30 000 manifestants. Ces mobilisations font suite à des manifestations organisées au printemps 2026 par l’ÖH et Universités d’Autriche, qui avaient rassemblé environ 40 000 participants[6].

Belgique

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En Belgique, le , près de 50 000 personnes ont manifesté à Bruxelles[7].

Espagne

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Fin septembre 2026, un campement pour le droit au logement s'installe sur la Puerta del Sol, à Madrid, après l'expulsion d'une retraitée de 87 ans. Le , au lendemain du rejet par le Congrès des députés de deux décrets du gouvernement de Pedro Sánchez sur le logement, des manifestations sont organisées dans tout le pays à l'appel du Syndicat des locataires : près de 70 000 personnes défilent à Madrid selon les chiffres officiels, et des heurts éclatent à Valence. Les manifestants réclament notamment une baisse de 50 % des loyers et une grève générale[8]. Le campement madrilène se maintient plus de deux semaines, malgré la demande d'évacuation de la présidente de la communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso, rejetée par la justice le [9].

Mouvement lycéen et étudiant

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Le mouvement naît à Mayotte, où un lycée d'Acoua est bloqué à partir du , puis gagne la métropole le au lycée Saint-Exupéry de Créteil. Il s'étend en quelques jours à l'ensemble du pays : le , plus de 1 000 lycées sont concernés selon le ministère de l'Intérieur[10]. Les lycéens, rejoints par les étudiants, dénoncent le manque d'enseignants, la vétusté des bâtiments et la surcharge des emplois du temps, et réclament la suppression de Parcoursup. Sa gestion policière est vivement critiquée : au , près de 8 000 personnes, en grande majorité mineures, ont été placées en garde à vue[11], et plusieurs lycéens sont grièvement blessés, dont un élève de 15 ans amputé d'une main par une grenade à Lens.

Journée du 17 octobre

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Lancé sur les réseaux sociaux par d'anciens Gilets jaunes et rejoint par des syndicats et les organisations de jeunesse, un appel à manifester contre la vie chère, dans le contexte du choc pétrolier de 2026, réunit le entre 550 000 et 800 000 personnes[12]. Si la plupart des cortèges sont calmes, la journée est marquée par des émeutes et des pillages d'une ampleur exceptionnelle à Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux ou Rennes, ainsi qu'à Limoges, dont l'hôtel de ville est détruit par un incendie. Les dégâts dépassent le milliard d'euros et touchent près de 2 500 commerces[13]. Le ministère de l'Intérieur recense 2 397 interpellations et 997 policiers et gendarmes blessés[14]. Un manifestant meurt à Paris et plusieurs autres, dont des mineurs, sont grièvement blessés à Saint-Étienne ou à Mulhouse. Le président Emmanuel Macron attribue les violences à l'ultragauche, une lecture que la procureure de Paris dit ne pas pouvoir confirmer[15]. L'incapacité des forces de l'ordre à protéger les centres-villes et la stratégie de maintien de l'ordre conduisent l'Assemblée nationale à doter sa commission des Lois des prérogatives d'une commission d'enquête sur la journée ; ses travaux débutent le par l'audition du ministre de l'Intérieur[16].

Le , un homme ouvre le feu sur des passants à Trappes et La Verrière, dans les Yvelines, tuant une personne et en blessant plusieurs autres. Il déclare avoir voulu venger les commerçants pillés le en visant des personnes en fonction de leur couleur de peau[17]. Cet attentat est qualifié de raciste par la presse.

Journée du 24 octobre

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L'« acte II » rassemble entre 410 000 et 800 000 personnes[18]. Le gouvernement mobilise 70 000 policiers et gendarmes, ainsi que des militaires de l'opération Sentinelle, et plus d'une centaine de villes sont concernées par des interdictions de manifester ou des couvre-feux[19]. Ces restrictions, ainsi qu'un projet de coupure de plusieurs réseaux sociaux finalement non appliqué, sont dénoncées par les associations de défense des libertés publiques. Les violences sont nettement moins importantes qu'une semaine plus tôt ; le ministère recense 1 314 interpellations, 267 membres des forces de l'ordre et 150 manifestants blessés, dont trois gravement[20]. Dans une quinzaine de villes, dont Nice, Montpellier, Nancy et Rouen, des groupes d'ultradroite, se présentant parfois comme protecteurs des commerces, agressent des manifestants[21]. Des vidéos montrant des militants se réfugier derrière des cordons de policiers sans être interpellés alimentent des accusations de complaisance des forces de l'ordre ; le ministère de l'Intérieur reconnaît que ces militants n'ont pas été systématiquement interpellés, et des enquêtes sont ouvertes dans plusieurs villes, dont l'une, à Nancy, porte sur l'action des policiers[22],[23]. Le ministre Laurent Nuñez affirme pour sa part qu'il n'y a eu « aucune complaisance »[24].

Journée du 31 octobre et réponses du gouvernement

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L'« acte III », organisé le jour d'Halloween, réunit entre 320 000 et 500 000 personnes, une participation en recul[25]. À Paris, le parcours de manifestation fait débat. Le vendredi 30 octobre, l'itinéraire habituel Bastille-Nation déposé par la CGT est interdit par la préfecture de Paris qui impose un autre trajet sur les boulevards des Maréchaux (en périphérie de la capitale), arguant que les risques de dégradation comme le 17 octobre sont trop grands. Cette interdiction est suspendue par le tribunal administratif[26]. Mais dans la nuit, le Conseil d'État valide le parcours imposé par la préfecture. Un couvre-feu est décrété pour les nuits du 31 octobre et autour de République et des Halles[27].

Les cortèges sont majoritairement calmes, mais des affrontements éclatent lors des dispersions dans plusieurs grandes villes ; le ministère fait état de 565 interpellations à 21 heures[28].

Le , le Premier ministre Sébastien Lecornu annonce le remplacement de Parcoursup en 2028, le plafonnement des classes de seconde à 28 élèves et le recrutement de 920 enseignants, des mesures jugées insuffisantes par les organisations de jeunesse[29]. Le , le Sénat adopte le projet de loi dit « casseurs-payeurs », qui crée notamment une responsabilité civile solidaire des participants à des rassemblements violents et un délit de participation à une manifestation interdite[30]. Une journée de grève interprofessionnelle est prévue le .

Le , élèves, étudiants, enseignants et fonctionnaires manifestent dans une cinquantaine de villes grecques, au nombre de 20 000 selon la police, pour réclamer davantage de moyens pour l'enseignement public et dénoncer la précarité et le coût du logement[31]. Les manifestants se réclament explicitement de la mobilisation française ; le syndicat des enseignants du secondaire estime à 15 000 le nombre de postes manquants, et des étudiants installent des tentes à Athènes et à Thessalonique[32].

Irlande

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Le , plusieurs centaines de milliers d'agents publics, dont des enseignants et des médecins, observent une grève de 24 heures pour obtenir des hausses de salaire face à l'augmentation du coût de la vie, entraînant la fermeture de la plupart des écoles et universités. L'inflation atteint alors 4,1 % sur un an, son plus haut niveau depuis [33].

En Italie, plus d'un million de personnes ont manifesté le lors d'une journée de grève générale lancée par l'Unione ⁠Sindacale di Base[34], réclamant des mesures contre la hausse du coût de la vie, ainsi que davantage de financements pour l'éducation[35].

Lituanie

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Luxembourg

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Pays-Bas

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Portugal

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Au Portugal, des campements sont installés à Lisbonne et à Porto pour protester contre la crise du logement et contre une réforme du gouvernement de Luís Montenegro assouplissant le plafonnement des hausses de loyers. Le , la police démantèle plusieurs campements et interpelle 55 personnes ; le soir même, des milliers de personnes manifestent à Lisbonne, ainsi qu'à Coimbra, Évora ou Faro[36]. De nouvelles charges policières contre les campements font une centaine de blessés début novembre[37].

Pologne

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Le slogan « Gen Z regelt » (« la génération Z s'en charge »), apparu en Allemagne, est repris en Suisse alémanique, où des manifestations organisées fin basculent dans la violence, notamment à Zurich[38].

Tchéquie

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Manifestants à Olomouc le .

Notes et références

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  1. 1 2 AFP, « Heurts en Albanie lors d'une nouvelle manifestation contre la corruption », sur La Dernière Heure, (consulté le ).
  2. ↑ « En Albanie, un dimanche marqué par de violents affrontements entre manifestants et forces de l'ordre », sur Euronews, (consulté le ).
  3. ↑ [vidéo] « ARTE Journal - 01/11/2026 - Manifestations et violences en Allemagne - Regarder l’émission complète | ARTE » (consulté le )
  4. ↑ https://www.ouest-france.fr/europe/allemagne/allemagne-manifestations-de-la-gen-z-contre-la-vie-chere-et-letat-de-lecole-publique-97ad9d34-d570-11f1-84f3-5611f158a658
  5. ↑ (en) Medical University of Vienna, « University budget – Thousands demand more funding at a demonstration in Vienna | MedUni Vienna », sur Medical University of Vienna (consulté le )
  6. ↑ (en) « Thousands of students march in Vienna against university funding cuts », sur Armenpress, (consulté le )
  7. ↑ « Belgique, France, Allemagne, Espagne… découvrez notre carte interactive des manifestations dans plusieurs pays européens - RTBF Actus », sur RTBF (consulté le )
  8. ↑ « Manifestations partout en Espagne pour dénoncer la crise de logement », sur Euronews, (consulté le ).
  9. ↑ Christina Thykjaer, « Madrid : après deux semaines de campement, les militants du logement tiennent bon », sur Euronews, (consulté le ).
  10. ↑ Service Actu, « D'une grève à Créteil à plus de 1 000 établissements mobilisés en France, récit d'un embrasement de la colère lycéenne », sur Le Nouvel Obs, .
  11. ↑ « DIRECT. Mobilisation lycéenne : sur près de 8 000 gardes à vue depuis le début du mouvement, 2 735 ont donné lieu à des poursuites », sur franceinfo.fr, .
  12. ↑ Yiqing Qi, « CARTE. Manifestations du 17 octobre : voici les villes où ont eu lieu les rassemblements ce samedi en France », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  13. ↑ Coralie Hamon, « Plus d'un milliard d'euros de dégâts, 2500 magasins touchés… Le lourd bilan des violences du 17 octobre pour les commerçants », sur lefigaro.fr, .
  14. ↑ Jeanne Bulant, « Violences du 17 octobre : le ministère de l'Intérieur recense 2.397 interpellations, 997 policiers et gendarmes blessés dont 7 graves », sur BFM TV, .
  15. ↑ Romarik Le Dourneuf, « Violences du 17 octobre : La procureure de Paris tempère le gouvernement sur le profil « ultragauche » des casseurs », sur 20 Minutes, .
  16. ↑ Raphaël Marchal, « Violences du 17 octobre : la commission d'enquête de l'Assemblée commencera ses travaux mardi en auditionnant Laurent Nuñez », sur LCP - Assemblée nationale, .
  17. ↑ Jérémie Pham-Lê et Soren Seelow, « Attentat raciste de Trappes : le tireur présumé a dit avoir voulu venger les commerçants pillés le 17 octobre et avoir ciblé des personnes selon leur couleur de peau », Le Monde, .
  18. ↑ « EN DIRECT, manifestations du 24 octobre : près de 410 000 personnes mobilisées en France, selon le ministère de l'intérieur, plus de 800 000, selon la CGT », sur Le Monde, .
  19. ↑ « CARTE. Couvre-feux et manifestations du 24 octobre : suivez les restrictions et interdictions en temps réel », sur Le Monde, .
  20. ↑ « Manifestations du 24 octobre : 267 membres des forces de l'ordre et 150 manifestants ont été blessés, dont trois gravement, annonce Laurent Nuñez », sur Franceinfo, .
  21. ↑ « Attaques d'extrême droite contre des cortèges du 24 octobre : à Nancy, Rouen ou Montpellier, l'attitude des forces de l'ordre en question », sur Libération, .
  22. ↑ AFP, « Mobilisation du 24 octobre : des groupes d'ultradroite accusés de violences, des enquêtes ouvertes dans plusieurs villes », sur Ici, .
  23. ↑ Léo Limon, « Groupe d'ultradroite le 24 octobre à Nancy, le parquet ouvre une enquête et saisit la cellule déontologique de la police », sur Ici Lorraine, .
  24. ↑ « Ultra droite dans les rues le 24 octobre : « Il n'y a eu aucune complaisance des forces de l'ordre », selon Laurent Nuñez », sur Public Sénat, .
  25. ↑ Blandine Costentin et Flavien Groyer, « Mobilisation du 31 octobre : le gouvernement recense 320.000 manifestants, près de 500.000 selon les syndicats », sur Ici, .
  26. ↑ « "La préfecture nous balade" : à Paris, le parcours de la manifestation du 31 octobre au cœur d'un bras de fer judiciaire », sur franceinfo, (consulté le )
  27. ↑ « Manifestations du 31 octobre à Paris : quel est le parcours autorisé pour le cortège dans la capitale ? », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  28. ↑ « Mobilisation du 31 octobre : le ministère de l'Intérieur annonce 565 interpellations en France à 21 heures », sur Franceinfo, .
  29. ↑ « Remplacement de Parcoursup, 28 élèves maximum en seconde, rénovation des bâtiments et création de postes : les annonces du gouvernement pour calmer la crise lycéenne », Le Parisien, .
  30. ↑ « Le Sénat adopte le projet de loi « casseurs-payeurs » après l'avoir largement durci », sur Public Sénat, .
  31. ↑ Marina Rafenberg, « En Grèce, la jeunesse veut suivre l'exemple français en se mobilisant contre sa précarité et l'état dégradé de l'enseignement public », Le Monde, (consulté le ).
  32. ↑ AFP, « «Comme en France»: plus de 10 000 étudiants et enseignants grecques dans la rue », sur Noovo Info, (consulté le ).
  33. ↑ (en) Associated Press, « Irish public sector workers strike, leading to school closures and canceled medical appointments », sur News4Jax, (consulté le ).
  34. ↑ « En Italie, une journée de manifestations massives met le gouvernement Meloni sous pression », sur RFI, (consulté le )
  35. ↑ https://information.tv5monde.com/international/france-allemagne-grande-journee-de-mobilisation-dans-plusieurs-pays-deurope-2843887
  36. ↑ « Portugal : des milliers de personnes dans les rues contre la crise du logement », sur Euronews, (consulté le ).
  37. ↑ « Portugal : démantèlement des campements contre la crise du logement », sur Euronews, (consulté le ).
  38. ↑ « De Zurich à Francfort, des manifestations ont basculé dans la violence », Le Temps,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ).

Voir aussi

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