Manuel Kourtikès ou Kourtikios (grec ancien : Μανουήλ Κουρτίκης/Κουρτίκιος) est un fonctionnaire et commandant militaire byzantin actif dans les années 940.

Biographie

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La famille Kourtikios ou Kourtikès est d'origine arménienne et entre au service de l'Empire byzantin sous Basile Ier le Macédonien, lorsque son ancêtre éponyme, K'urdik, cède à l'Empire sa forteresse de Lokana[1],[2].

Manuel est mentionné pour la première fois parmi les fonctionnaires qui conspirent avec le coempereur Étienne Lécapène lorsque celui-ci dépose son père, l'empereur Romain Ier Lécapène, en décembre 944[3],[4]. Peu après, Étienne et son frère Constantin Lécapène sont à leur tour renversés par leur beau-frère, l'empereur légitime Constantin VII Porphyrogénète, ce qui n'entraîne pas pour autant la disgrâce de Manuel Kourtikès[5].

Constantin VII élève Manuel à la dignité de patrice et lui confie la fonction de droungarios tes viglas[3],[6], une charge importante dont la principale fonction consiste à assurer la protection de l'empereur, aussi bien en campagne qu'au palais[7].

Cela suggère soit que Manuel se rallie rapidement au camp de Constantin VII, soit qu'il soit depuis le début un partisan de celui-ci et qu'il ait coopéré avec les Lécapènes pour écarter Romain Ier avant de soutenir le rétablissement de Constantin VII[3]. Un rôle comparable est explicitement attribué par l'historien byzantin Georges Cédrène à au moins un autre conspirateur, Basile Peteinos[4],[8].

Selon les chroniqueurs byzantins, Kourtikès meurt peu après d'une manière ignominieuse, présentée comme un châtiment divin pour ses actes[3],[9]. Cette présentation moralisatrice est presque certainement une invention. Théophane Continué rapporte qu'il sombre avec son dromon alors qu'il se rend en Crète, probablement dans le cadre de l'expédition infructueuse de 949 contre l'Émirat de Crète[3].

Manuel est peut-être apparenté au général Michel Kourtikios, actif dans les années 970[3].

Notes et références

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  1. ↑ Kazhdan 1991, "Kourtikios" (A. Kazhdan), pp. 1157–1158.
  2. ↑ Whittow 1996, p. 315.
  3. 1 2 3 4 5 6 PmbZ, Manuel Kurtikes (#24878).
  4. 1 2 Runciman 1988, p. 232.
  5. ↑ Runciman 1988, p. 232–233.
  6. ↑ Runciman 1988, p. 233.
  7. ↑ Kazhdan 1991, "Droungarios tes viglas" (A. Kazhdan), p. 663.
  8. ↑ PmbZ, Basileios Peteinos (#20934).
  9. ↑ Runciman 1988, p. 235.

Bibliographie

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