Marche gaie
Marche gaie est une œuvre de Lili Boulanger pour petit orchestre composée en 1916.
| Marche gaie | |
| Musique | Lili Boulanger |
|---|---|
| Effectif | orchestre de chambre |
| Durée approximative | 4 min |
| Dates de composition | 1916 |
| Dédicataire | Jeanne Leygues |
| Publication | 2013 Schott |
| Création | Londres, Royal Festival Hall |
| Interprètes | Royal College of Music Symphony Orchestra |
| modifier |
|
Présentation
modifierMarche gaie est une pièce pour petit orchestre de Lili Boulanger longtemps réputée perdue, inscrite au catalogue de la Sacem en date de 1916[1],[2].
En 2011, la partition refait surface sous forme de conducteur réduit (sans indication d'instrumentation) dans une collection privée de Caroline du Nord. Les propriétaires du manuscrit (d'une main inconnue) sont les petits-enfants de la dédicataire de l'œuvre, Jeanne Leygues (la dédicace de Lili Boulanger précise « composée pour ma gentille petite amie Jeanne Leygues »), fille de l'homme politique Georges Leygues. Les Leygues étaient des connaissances de la famille Boulanger[3].
L'œuvre est d'une durée de quatre minutes environ[2].
Comme la partition de Lili Boulanger fait allusion (mesures 25 à 32[4]) à la Marche nuptiale de Felix Mendelssohn, on peut supposer que l'œuvre a été écrite comme présent à l'occasion du mariage le de Jeanne Leygues avec Paul Rockwell, américain qui a combattu avec son frère dans la Légion étrangère durant la Première Guerre mondiale[5].
La musicologue Caroline Potter rapproche le style de la Marche gaie de celui de Cortège de la compositrice[6], et de partitions d'Emmanuel Chabrier[7].
La pièce est composée pour orchestre de chambre mais l'orchestration originale n'a pas survécu. Robert Orledge a écrit en 2012 une version orchestrale à partir du manuscrit retrouvé, éditée par Schott[8],[9]. L'instrumentation requiert : 2 flûtes (la première jouant aussi piccolo), 2 hautbois (le deuxième jouant aussi cor anglais), 2 clarinettes, 2 bassons, 2 cors, 1 trompette, 3 timbales, 1 percussion (jouant triangle, cymbales et tambour militaire), harpe et cordes[8].
Cette version est créée par le Royal College of Music Symphony Orchestra le au Royal Festival Hall de Londres[8].
Caroline Potter est l'autrice d'une version pour piano de la Marche gaie, également publiée par Schott[10],[9].
À l'instar d'autres partitions de Lili Boulanger, D'un soir triste et D'un matin de printemps (1917-1918) ou D'un jardin clair et D'un vieux jardin (1914), la Marche gaie avait un pendant, la Marche funèbre, qui n'a pas été retrouvée[1],[11]. Caroline Potter émet l'hypothèse que la marche funèbre était peut-être un hommage à Kiffin Rockwell, le frère de Paul, mort en combat aérien le [12].
Références
modifier- 1 2 Laederich 2007, p. 396.
- 1 2 Potter 2012, p. 715.
- ↑ Potter 2012, p. 715-716.
- ↑ Potter 2012, p. 726.
- ↑ Potter 2012, p. 719-722.
- ↑ Potter 2012, p. 724.
- ↑ Potter 2012, p. 724-725.
- 1 2 3 « Marche gaie », sur www.schott-music.com (consulté le )
- 1 2 Potter 2012, p. 723.
- ↑ « Marche gaie », sur www.schott-music.com (consulté le )
- ↑ Potter 2012, p. 722.
- ↑ Potter 2012, p. 720-722.
Bibliographie
modifier- Alexandra Laederich, « Catalogues de l'œuvre de Nadia Boulanger et de l'œuvre de Lili Boulanger », dans Alexandra Laederich (dir.), Nadia Boulanger et Lili Boulanger : témoignages et études, Symétrie, coll. « Perpetuum mobile », , 533 p. (ISBN 978-2-914373-29-6), p. 309-402.
- Caroline Potter, « MARCHE GAIE: A REDISCOVERED WORK BY LILI BOULANGER », Notes, Music Library Association, vol. 68, no 4, , p. 715-728 (lire en ligne
).