Marcolès
Marcolès est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes. Intégrée au territoire de la Châtaigneraie cantalienne, elle se caractérise par un bourg médiéval bien conservé, organisé autour d’un réseau de ruelles étroites et de vestiges d’anciennes fortifications. Lieu de naissance, vers 1305-1310, de Jean de Roquetaillade, frère francicain, visionnaire, prédicateur, théologien et alchimiste considéré comme un précurceur de la pharmacologie et médecine chimiques modernes.
| Marcolès | |||||
Porte médiévale. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Cantal | ||||
| Arrondissement | Aurillac | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Châtaigneraie Cantalienne | ||||
| Maire Mandat |
Christian Montin 2026-2032 |
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| Code postal | 15220 | ||||
| Code commune | 15117 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Marcolésiens, Marcolésiennes | ||||
| Population municipale |
600 hab. (2023 |
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| Densité | 11 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 46′ 59″ nord, 2° 21′ 13″ est | ||||
| Altitude | Min. 427 m Max. 828 m |
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| Superficie | 52,89 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Aurillac (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Maurs | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Cantal
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| Liens | |||||
| Site web | Site officiel | ||||
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La commune est labellisée parmi Les Plus Beaux Villages de France. Elle fait également partie du réseau des Petites Cités de Caractère depuis 2014.
Géographie
modifierLocalisation
modifierLa commune est située dans le Massif central, au sud du département du Cantal et appartient à la Châtaigneraie.
Communes limitrophes
modifierGéologie et relief
modifierLa superficie de la commune est de 52,89 km2; son altitude varie de 427 à 828 mètres.
Géologie
modifierLa carte géologique de la Châtaigneraie se caractérise par un ensemble majoritairement constitué de schistes, au sein duquel s’insèrent plusieurs massifs granitiques. Entre les bourgs de Vitrac et de Saint-Antoine, une zone granitique traverse en écharpe la commune de Marcolès selon un axe nord-ouest/sud-est. Cette formation est limitée à l’est par une faille qui court du village de Canet jusqu'à Lalteyrie et Cols. La zone granitique englobe, dans sa partie méridionale, la Diguerie et le bourg de Saint-Antoine, puis se prolonge vers la Morétie, le Bex et une portion du territoire communal de Vitrac[1]. Les dépôts sédimentaires associés sont principalement argileux, conférant au sol une forte imperméabilité. Cette caractéristique explique la densité du réseau hydrographique local. Le granite de la région présente une altération en boules, phénomène qui favorise la libération de blocs arrondis par les eaux de ruissellement. Ces blocs demeurent visibles dans de nombreuses prairies et zones boisées.
Relief
modifierAu sud, entre la Rance et le Ressègue, s'étend un interfluve large et allongé. Son point culminant, situé à l'ouest de Bramarie, atteint environ 800 mètres d'altitude. À partir de cette hauteur, les vallons orientés ouest en est se creusent. L'interfluve forme une vaste dorsale qui s'élargit à l'approche du bourg. La crête, à cet endroit, décrit un arc de cercle ouvert vers le nord. C'est au sein de cette dépression, sur un promontoire, que s'est développé le bourg de Marcolès. Autour de ce site, un plateau ondulé a favorisé l'installation d'un habitat dispersé. Depuis cette zone, l'interfluve se prolonge vers le sud-est sous la forme d'une dorsale plus étroite, en direction du bourg de Saint-Antoine[2].
Hydrographie
modifierLe territoire communal est profondément entaillé par la vallée de la Rance, qui le divise en deux parties : environ deux tiers de la superficie au sud et un tiers au nord. La Rance prend sa source à 768 m d’altitude sur le territoire de Lacapelle‑del‑Fraisse, traverse les prairies de Marcolès, puis dévale une succession de formation rocheuses avant de se jeter dans le Célé, dans la commune de Maurs, au terme d'un parcours de 35,8 km[2]. Sur le territoire de Marcolès, les principaux affluents de la Rance sont le ruisseau de Boissetou, qui constitue la limite avec la commune de Vitrac, et le ruisseau du Piaulet, qui borde celle de Leynhac.
Au sud, le Ressègue, long de 22,4 km, prend sa source dans la commune de Marcolès, au lieu‑dit Gimat, sous le nom de ruisseau de Coufols, et se jette dans le Célé sur le territoire de la commune de Saint-Constant. Il constitue la limite avec la commune de Saint‑Antoine. Son affluent, le ruisseau de la Marue (7,8 km), également nommé autrefois « ru de la Forêt », borde les communes de Calvinet et de Senezergues[2].
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[5] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[6]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 6,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 274 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sénezergues à 10 km à vol d'oiseau[9], est de 12,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 137,8 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 42 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[12], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Paysages
modifierLa commune présente un relief vallonné, alternant plateaux, crêtes boisées et vallons encaissés, caractéristiques de la Châtaigneraie cantalienne. L’occupation du sol est largement agricole, dominée par les prairies d’élevage, les haies bocagères et les boisements mixtes, qui structurent les vues et contribuent à l’identité paysagère traditionnelle du secteur[13]. Le climat océanique à influence montagnarde, humide et relativement frais, favorise des paysages verdoyants et une forte présence de milieux naturels[5]. Le bourg médiéval de Marcolès constitue un repère paysager majeur; son centre ancien est inscrit dans le périmètre d’un site patrimonial remarquable (SPR)[14], dont le règlement encadrant la construction et la rénovation du bâti est en cours d’élaboration.
Milieux naturels et biodiversité
modifierLe bas de la commune ainsi que la forêt de Gimat sont intégrées à la zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique.(ZNIEFF) de type II du bassin de Maurs et du sud de la Châtaigneraie, un ensemble reconnu pour son important potentiel biologique[13].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Marcolès est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aurillac, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 85 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[16],[17].
Occupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (56,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (42,1 %), forêts (37,5 %), prairies (16,9 %), terres arables (2 %), zones urbanisées (0,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,6 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Lieux-dits, hameaux et écarts
modifierLes lieux-dits, hameaux et écarts sont divisés, ci-dessous, en zones reflétant la géographie locale :
- Le haut de la commune au nord de la Rance : Ici se trouvent des villages comme Mougeac, Canet, Canhac, le Meyniel, Puniéjoul, Cazes, Blancou, la Bouygues...
- Le bas de la commune : Cette zone regroupe des lieux tels que Faulat, Lortigues, le Lac, la Veissières, le Capelot, la Lieurade, Teulade, Vielcru, le Bex, le Peyrou, la Morétie, le Castanier-bas, la Roque...
- Du côté de la forêt de Gimat : Les localités listées ici : Cols, la Vorme, Leygonie, le Bruel, la Liguerie, la Bessade, le Gex, le Mazuc, le Bousquet, Estieu... sont à proximité immédiate avec la forêt de Gimat.
- Le bourg et ses écarts : le Poux, le Carmentraire, Croutes, Rigou, Lamilie, le Cassaniol, Lalteyrie[2]...
Logement
modifierEn 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 427, alors qu'il était de 399 en 2013 et de 384 en 2008[I 2].
Parmi ces logements, 64,6 % étaient des résidences principales, 22,5 % des résidences secondaires et 12,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 91,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 7,5 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Marcolès en 2018 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (22,5 %) supérieure à celle du département (20,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 78,6 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (77,8 % en 2013), contre 70,4 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière[I 4].
| Typologie | Marcolès[I 2] | Cantal[I 5] | France entière[I 6] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 64,6 | 67,7 | 82,1 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 22,5 | 20,4 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 12,9 | 11,9 | 8,2 |
Grâce au soutien financier de l’État, notamment par le biais d’un programme régional intitulé « Villages Remarquables » destiné aux communes labellisées Plus Beaux Villages de France et Petites Cités de Caractère, plusieurs opérations de revitalisation du patrimoine bâti et de l’habitat ont été menées. Elles ont permis la restauration de demeures anciennes, la réactivation de bâtiments jusque‑là inoccupés et l’augmentation de l’offre de logements communaux proposés à la location. Ces interventions ont également favorisé l’accueil ou le développement d’activités économiques. L’ensemble a contribué à l’embellissement et au dynamisme du bourg et de ses faubourgs.
Aujourd’hui, la commune dispose d’une cinquantaine de logements locatifs, tous occupés.
Voies de communication et transports
modifierVers 2020, l’aménagement de la RD45 réalisé par le Conseil départemental rapproche désormais Marcolés d’Aurillac en la plaçant à 20 minutes, et met Saint-Mamet à moins de 15 minutes.
La Communauté de communes de la Châtaigneraie cantalienne propose un service de transport à la demande pour faciliter les déplacements de ses habitants[19].
En 2022, 91% des ménages disposaient d'au moins une voiture et 43% possédaient deux véhicules ou davantage[I 1].
Energie
modifier
La centrale photovoltaïque de la Forêt, mise en service par Engie Green, est l’un des principaux sites solaires du sud du Massif central. Dotée d’une puissance installée d’environ 8,9 MW, elle produit la consommation électrique de plusieurs milliers de foyers. Elle contribue à l’approvisionnement énergétique local et s’inscrit dans la diversification des renouvelables dans un territoire historiquement marqué par l’hydroélectricité[20],[21].
Une partie du bourg et du faubourg-haut est alimentée par un réseau de chaleur fonctionnant à partir de biomasse bois[22],[23].
Toponymie
modifierLes différentes façons d'écrire Marcolès au cours des âges[24]:
Villa de Marcoles (1203), castrum de Marcolles (1277), parrochii... de Marcoules (1284), Marcoles (1289), priorem de Marcolesio (1301), parochia de Marcoles (1329), prior de Marcholezio, Marcholezium, Marcolohum (1339), castro Marcolesii (1356 : Liber ostenso de Jean de Roquetaillade), Mercolium (1382), loco Marcolesii (1398), Marcolesium (1403), loci Marcolesi (1444), Marcoleiz (1469), Marcholes (1490), Marcholezio, Marecolesium (1529), Marcollays, Marcollez (1549), Marcolles (1552), prieuré de Marcollèz (1553), de Marcolesi, Marcoulès (1618), Marcoulez (1627), Marcouliès (1630), églize de Marcollèz (1639), Marcolez (1668), Marcolès (1694), pagus Marcusinus (1786)...
Signification du nom
Une hypothèse : la racine d'un nom de personne gallo-romain Marculus, diminutif de Marcus ou d'un nom d'origine germanique Marculenus complété d'un suffixe latin -e[n]sis, signifiant la contrée, le pays de[24]...
Histoire
modifierMoyen Âge
modifierLieu d'un vicus où Géraud d'Aurillac venait rendre la justice, "die Mercoris", près d'un ancien lieu de culte païen, sans doute un temple à Mercure[25] (cf. fin du paragraphe : liste des possessions de l'abbaye d'Aurillac / Le domaine du comte Géraud).
Pagus non longe ab Aureliaco Marculiscus vocatur : Pas très loin d'Aurillac se trouve un village nommé Marcolès, telle est la dénomination faite par saint Odon de Cluny de 926 à 942, rédacteur de la Vie de saint Géraud d'Aurillac : vita Geraldi Aurillacencis[26],[27].
Le rocher de Saint-Géraud : Une pierre levée de granit de forme arrondie à proximié immédiate de l'ancien chemin d'Aurillac à Saint-Antoine-les-Marcoles appelé la Peyrade au lieu-dit Le Sabatier ou "le sorcier" Andral sauta d'un saut sur ce rocher. Géraud d'Aurillac lève la main et fait un signe de croix et il fut impossible à Andral de sauter de nouveau sur le fameux rocher[27],[26].

Le nom du fondateur de l'abbaye d'Aurillac revient souvent dans la toponymie : la fon de Saint-Guiral près de Puniéjoul, les bois de Saint-Géraud ou de Cugnasses, le pont Saint-Géraud près de Canet et enfin le lieu-dit Saint-Géraud appelé aujourd'hui L'Enseigne[26].
Vers 980, au retour du concile de Coler (la Paix de Dieu) aux environs d'Aurillac, la procession des moines de Figeac s'arrêta à la Pierre Levée qui pourrait être la fameuse roche où Géraud d'Aurillac se trouva confronté aux pratiques maléfiques d'un de ses hommes d'armes, le "sorcier" Andral (cf. le rocher de Saint-Géraud ci-dessus)[28].
En 1203, il est fait mention, dans une transaction survenue à la suite du meurtre de Ramnulfe (Arnulphe, coadjuteur de l'abbé d'Aurillac Odon de Cluny puis abbé ?) du monastère de Saint-Géraud par Astorg de Conros, de l'église de Marcolès et de la tour[29].
En 1262, Marine de Vigouroux, veuve et héritière de Pons de Villa, puis épouse d'Eustache de Beaumarchais, aurait eu des terres à Marcolès qui lui viendraient de son premier mari[30].
Une bulle du pape Nicolas IV, datée de 1289, précise que le prieuré de Marcolès fait partie des bénéfices de l'abbaye d'Aurillac.
Le premier prieur connu est Hugues de Villa (Hugomem de Villa priorem de Marcolésio). En 1309, il fut témoin de la sentense arbitrale rendue par le bailli des Montagnes d'Auvergne entre l'abbé d'Aurillac, dont il fut un des vicaires (fratis Hugonis de Villa[31]), et les consuls.

Entre 1430 et 146?, Guillaume de Boisset, moine de l'abbaye de Saint-Géraud et prieur ainsi que seigneur de Marcolès, fit restaurer les fortifications. En 1437, il fit également procéder à la réfection du terrier du prieuré[26]. Son neveu, Jean de Boisset, lui succéda à la tête du prieuré entre 1469 et 1481.
Ancien Régime
modifierEn 1567, les garnisons furent renforcées, notamment avec l’envoi de vingt gens de pied à Marcolès. Les protestants se trouvaient alors aux portes de Rodez, et le danger ne fit que s’accentuer au cours des deux années suivantes[26].
En 1569, le bourg fut représenté comme "bonne ville" de la Haute-Auvergne à l'assemblée générale des Etats provinciaux du Haut-Pays à St-Flour. Le titre de "bonne ville" fut attribué à Marcolès pour son agglomération fortifiée au centre de la Châtaigneraie[26].
Selon Jean-Baptiste Deribier, en 1594 : « la ville [de Marcolès] fut attaquée par les religionnaires, mais sa garnison, commandée par Hector de Cazes, les repoussa et la ville fut conservée au roi. Le sieur de Cazes fut anobli pour sa belle défense » par lettres patentes de Henri IV[32].
En 1693-1694, la grande famine de ces années là est due à un hiver très rigoureux, suivi d'une récolte très médiocre. Au temps du "grand règne" de Louis XIV, il mourut, à Marcolès, 150 personnes (17% de la population). Il en fut partout de même[33].
Epoque contemporaine
modifierLe 1er février 1944, les troupes allemandes encerclèrent puis attaquèrent le maquis de l’Enseigne. Six jeunes hommes, refusant de se soumettre au gouvernement de la capitulation et de se plier aux lois imposées par l’occupant, tombèrent ce jour-là. Ils payèrent de leur vie leur engagement et leur résistance face à l’oppression[34].
Politique et administration
modifierDécoupage territorial
modifierLa commune de Marcolès est membre de la communauté de communes de la Châtaigneraie Cantalienne[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Saint-Mamet-la-Salvetat. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[35].
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement d'Aurillac, à la circonscription administrative de l'État du Cantal et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1].
Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Maurs pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 1].
Administration municipale
modifierÉlections de 2026
modifier
Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Marcolès, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[36]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 3] étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15[37].
Une seule liste, menée par Christian Montin, maire sortant[38], est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 15 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 74,9 %[39],[40]. Christian Montin est réélu maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal[41],[Note 4].
Liste des maires
modifierPolitique environnementale
modifierLa commune, labellisée parmi Les Plus Beaux Villages de France[45], a été évaluée notamment selon plusieurs critères environnementaux[46].
Equipements et services publics
modifierEau et déchets
modifierEau et assainissement
modifierDepuis 2026, la distribution de l’eau potable relève du syndicat de la Fontbelle‑Cère et Rance, auquel appartient la commune. L’assainissement demeure une compétence communale, appuyée par une station d’épuration mise en service en 2007 et fonctionnant de manière satisfaisante. Le réseau d’adduction couvre près de 60 km et comprend cinq réservoirs totalisant environ 900 m³ (Mézanes, Moulin de Cazes, Blancou, Puy des Fourches, Leygonie). L’alimentation provient de quatre sources captées (Mézanes, Blancou, Gimax, Fontbelle) et d’un forage de 30 m au Moulin de Cazes. L’eau est traitée par chloration, avec un ajustement du pH par apport de soude sur le réseau de Marcolès. En 2023, les prélèvements d’eau potable dans les ressources souterraines communales ont atteint 73 323 m³.
Gestion des déchets
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La gestion des déchets est assurée par la communauté de communes de la Châtaigneraie cantalienne. Trois points d’apport volontaires sont mis à disposition des habitants : le Tustalou, la Capelle et à Mézanne. Pour les dépôts nécessitant un traitement spécifique, les déchetteries les plus proches se situent à Lafeuillade-en-Vézie (à 7 km) et Saint‑Mamet, au site de Lacoste Sud (à 9 km)[47].
Espaces publics
modifierLa commune possède un réseau de voirie étendu de 65 km, dont l’entretien et la modernisation représentent une charge notable pour la collectivité.
L’augmentation de la fréquentation touristique et la volonté de limiter le stationnement dans le centre ancien ont conduit à réorganiser l’offre existante et à créer de nouveaux espaces de stationnement à la périphérie de l'enceinte fortifiée.
Enseignement
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La commune dispose d’une école primaire publique regroupant les classes maternelles et élémentaires, et propose le dispositif de cantine à 1 €, modulé selon le quotient familial. Les élèves poursuivent généralement leur scolarité au collège Jean Dauzié de Saint-Mamet, puis dans les différents lycées d’Aurillac. Par ailleurs, elle bénéficie d’une crèche familiale, dont la gestion est assurée par la communauté de communes, ainsi que de la présence d’une assistante maternelle agréée.

La Maison familiale rurale (MFR) de la Châtaigneraie, implantée à Marcolès, propose enfin des formations en alternance, jusqu’au baccalauréat, orientées vers les métiers ruraux et les services.
Santé
modifierLes habitants de Marcolès disposent d’une offre de soins structurée autour des communes voisines. L’hôpital de référence est le Centre Hospitalier Henri‑Mondor d’Aurillac, situé à environ trente à trente‑cinq minutes, qui assure l’ensemble des services hospitaliers essentiels, dont les urgences, la médecine et la chirurgie. L’accès à la médecine générale s’appuie principalement sur les maisons de santé de Saint‑Mamet‑la‑Salvetat et de Calvinet (Puycapel). Les soins infirmiers sont assurés localement par deux infirmières, garantissant une couverture de proximité. Pour l’accès aux médicaments, la pharmacie de Saint‑Mamet‑la‑Salvetat, située à une dizaine de minutes, constitue le point le plus proche, tandis que les pharmacies de Lafeuillade‑en‑Vézie et de Calvinet, accessibles en une quinzaine de minutes, offrent des alternatives complémentaires. Deux défibrillateurs sont installés au terrain de sports et dans le hall de la mairie.
L’aide à domicile en milieu rural (ADMR) de l’Enseigne, est implantée sur les communes de Marcolès et de Saint-Mamet-la-Salvetat. Elle assure des prestations d’accompagnement et de soutien à domicile destinées aux personnes âgées, aux personnes en situation difficile ainsi qu’aux familles[48].
Postes et télécommunications
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La commune dispose d’une agence postale communale assurant les services postaux de proximité et l'accompagnement des personnes rencontrant des difficultés dans l'usage d'internet. Un relais téléphonique, installé en surplomb du bourg, assure la couverture mobile en 3G et 4G. Par ailleurs, le réseau de fibre optique est déployé dans le bourg et ses environs dans le cadre du réseau d’initiative publique Auvergne Très Haut Débit.
Justice, sécurité, secours et défense
modifierLa commune relève, pour l’exercice des fonctions judiciaires, de la juridiction d’Aurillac, où sont établies les principales institutions de justice compétentes. En matière de sécurité publique, la commune dépend de la brigade de gendarmerie de proximité de Montsalvy, implantée également sur le territoire de la commune de Puycapel (anciennement Calvinet).
Point livre
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La commune met gratuitement à disposition des habitants un petit local consacré au dépôt et à l’échange d’ouvrages. Cette boîte à livres invite chacun à participer à la circulation des savoirs et des lectures selon sa devise : « Prenez, lisez, déposez, partagez ».
Population et socièté
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[49]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[50].
En 2023, la commune comptait 600 habitants[Note 5], en évolution de +0,84 % par rapport à 2017 (Cantal : −0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Manifestations culturelles et festivités
modifierLa commune propose un ensemble d’activités culturelles et d’événements destinés à valoriser son patrimoine et ses traditions locales. Parmi les manifestations les plus notables figurent Les Nuits de Marcolès, parcours nocturnes de contes déambulatoires, les spectacles vivants du 15 août (fête locale), une journée à Marcolès (balade patrimoniale du vieux bourg), ainsi que diverses démonstrations artisanales, notamment la saboterie, où sont présentées les techniques traditionnelles de fabrication des sabots, et la forge du début du XXᵉ siècle, ouvertes à la visite.

Sports et loisirs
modifierLe territoire communal possède un ensemble d’infrastructures et d'espaces dédiés aux pratiques sportives et aux activités de plein air. Les équipements comprennent notamment un terrain de football, une piscine municipale et un terrain multisports. La commune dispose également d’un camping, d'une aire de stationnement pour camping-cars et de chalets locatifs saisonniers. Le réseau local de sentiers de randonnée offre des possibilités de promenade permettant la découverte du milieu naturel. Les activités de pêche et de chasse sont également présentes. Une association de Gym Volontaire, encadrée par une monitrice, contribue au maintien de la santé physique des participants.

La commune accueille également un critèrium cycliste professionnel, contribuant à l’animation sportive locale. Par ailleurs, le 14 juillet 2026, la 10e étape Aurillac – le Lioran du Tour de France traverse la commune[53], comme lors des éditions suivantes :
- le 15 juillet 1985 au cours de l’étape Aurillac – Toulouse;
- le 14 juillet 1983 au cours de l’étape Roquefort-sur-Soulzon – Aurillac;
- le 15 juillet 1968 au cours de l’étape Albi – Aurillac;
- le 5 juillet 1963 au cours de l’étape Toulouse - Aurillac;
- le 8 juillet 1958 au cours de l’étape Albi – Aurillac.
La Boucle Romain Bardet est un itinéraire cyclo‑touristique balisé au départ de Marcolès, caractérisé par un tracé vallonné, alternant vallées encaissées, routes étroites, forêts de châtaigniers, et villages de caractère (Maurs-la-jolie, Cassaniouze / Moujou, Viellevie, Montsalvy, Roannes-Saint-Mary)[54].
- Distance : 138 km
- Dénivelé : + 2300 m
- Durée estimée : 8h

Les Tracautermes de Marcolès sont une association sportive de motocyclisme basée à Marcolès. Elle organise des manifestations consacrées à l'enduro disputée à Marcolès, ainsi que des compétitions d'enduro à l'ancienne.
Vie associative
modifierLa commune possède une vie associative particulièrement active, structurée autour de nombreuses organisations qui contribuent à l’animation locale. Deux troupes de théâtre amateur, Les Marcolepticks et Les Confi’potes, assurent chaque année une à deux représentations, attirant un public régulier et participant à la dynamique culturelle du territoire. Le club des aînés de Marcolès‑Saint‑Antoine‑Vitrac occupe une place importante dans la vie sociale. Il organise des rencontres, des repas, des sorties ainsi que diverses activités de loisirs destinées à renforcer le lien social et à favoriser le bien‑être des personnes âgées. La commune compte également plusieurs associations actives dans des domaines variés : association des parents d’élèves Marcolès‑Vitrac‑Saint‑Antoine, groupe de gymnastique volontaire, associations sportives (critérium cycliste, football, moto‑cross), sociétés de chasse et associations patrimoniales. Le comité d’animation culturelle et Les Esclops organisent également des manifestations diverses[55].
Médias
modifierL’application Lliwap permet de recevoir toutes les informations essentielles liées à la vie communale : animations, coupures d’eau ou d’électricité, ainsi que diverses actualités.
En 2026, Marcolès a été intégré au tournage de l’émission Le Village préféré des Français[56]. Lors de la diffusion du programme sur France 3, le 8 juillet 2026, le village a obtenu la cinquième place parmi les quatorze candidats retenus.
En 2025, le tournage de la série "Espionne, Marie-Line incognito" a eu a lieu. Il s’agit d’une fiction policière qui sera diffusée sur TF1 à l’automne 2026. La réalisation est assurée par Arnaud Mercadier, avec Isabelle Nanty et Nicolas Gob dans les rôles principaux[57].
En 2020, Robert Milin réalise pour France Culture, dans le cadre des Ateliers de la Création Radiophoniques, un reportage construit à partir de conversations, d’échanges informels et de matériaux sonores variés à partir du hameau de Laveissière de Marcolès, diffusé en 2021[58].
En 2015, le film parodique Le Hobbit : Le Retour du roi du Cantal, réalisé par Léo Pons, est tourné dans plusieurs communes du département du Cantal, notamment à Marcolès où apparaît le personnage du seigneur du village[59].
En 2012, Météo à la carte de France Télévisions a réalisé un reportage régional intitulé : « Direction Marcolès »[60].
Culte catholique
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La commune relève de la paroisse Saint‑Laurent en Châtaigneraie[61], laquelle regroupe plusieurs localités de la Châtaigneraie cantalienne au sein du doyenné de Maurs, rattaché au diocèse de Saint‑Flour[62]. Le lieu de culte de la paroisse à Marcolès est l’église Saint‑Martin. La messe dominicale y est célébrée environ une ou deux fois par mois, selon les horaires établis par la paroisse[63].
Economie
modifierL’économie de Marcolès reflète celle des communes rurales du sud du Cantal : elle s’appuie essentiellement sur l’agriculture, l’artisanat, ainsi que sur un ensemble de services de proximité et d’activités liées au tourisme.
Entreprises et commerces
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Le tissu économique de Marcolès est composé d’un ensemble diversifié d’activités artisanales, commerciales et touristiques. Le secteur artisanal regroupe notamment des entreprises du bâtiment, spécialisées en maçonnerie, charpente, menuiserie et ferronnerie, ainsi que des services techniques tels que l’électricité ou l’entretien des espaces verts. Le commerce de proximité est représenté par une épicerie‑presse‑tabac, une boulangerie, un salon de coiffure, une boutique de vêtements féminins, balnéothérapie (jacuzzi, hamman, flotarium), et un bar. L’activité touristique occupe récemment une place croissante, avec trois restaurants — dont un hôtel‑restaurant gastronomique Demeures & Châteaux distingué, pendant huit ans, d’une étoile au Guide Michelin[64] — ainsi qu’une offre d’hébergements comprenant gîtes et chambres d’hôtes.

Le village accueille également des céramistes, un atelier de fabrication de galoches, une saboterie, une production d'hydromel, ainsi que des boutiques proposant des estampes et des bijoux réalisés sur place, sans oublier les manifestations artisanales comme les Art’isanales.
Un marché s’installe chaque semaine sur la place de la Fontaine, proposant fruits, légumes, fromages de chèvre, viandes et autres produits[55].
Agriculture
modifierL’agriculture représente l’un des secteurs économiques majeurs de Marcolès, où l’élevage bovin occupe une place prédominante. Ce secteur contribue fortement à l’entretien des paysages et à la préservation de l’identité rurale de la commune.
Marcolès compte 34 exploitations agricoles, regroupant 60 agriculteurs dont l’âge moyen est de 46 ans[65].
La commune appartient notamment aux zones de production laitière du bleu d’Auvergne (AOC) et de la fourme de Cantal (AOP).
Tourisme
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Le tourisme occupe une place significative dans l’économie locale, en raison du patrimoine architectural et paysager de Marcolès. Le bourg médiéval, classé parmi les « Petites Cités de Caractère » et parmi Les Plus Beaux Villages de France, constitue l’attraction principale, avec ses ruelles pavées, ses maisons en pierre et ses vestiges fortifiés. La commune accueille chaque année plusieurs événements culturels, dont le festival Lez’Arts de la Rue, qui attire un public régional et contribue à la notoriété du village. Le territoire est également propice au tourisme de nature, grâce à un réseau de sentiers de randonnée, des itinérares cyclables et la proximité de sites naturels et patrimoniaux du sud-ouest du Cantal (le Puy Mary, Salers, Tournemire, Montsalvy, Laroquebrou...) ainsi que de la vallée du Lot (Conques, Estaing, la Vinzelle, le prieuré de Notre-Dame du Pont, Figeac, Saint-Cirq-Lapopie, Rocamadour...).

Une forge datant du siècle dernier conserve intactes les outils et l’environnement de travail d’un atelier.
Le village reçoit également la distinction « deux fleurs » au label Villes et Villages Fleuris, récompensant la qualité de son fleurissement.
Culture locale et patrimoine
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Lieux et monuments
modifier- Le bourg médiéval est typique du Sud Cantal. Il est construit de pierres de granit et couvert de tuiles canal ou de lauzes. Deux portes médiévales des fortifications de Marcolès, dont la porte basse inscrite au titre des MH, subsitent ; elles donnent accès à la rue Longue et à une poterne. Le bourg a gardé sa typologie de l'époque médiévale, avec un parcellaire très serré et de petites ruelles.
NB : Une page spécifique est dédiée à ces fortifications.
- L'église Saint-Martin de Marcolès[29] : Dès 1203, une église a existé (cf.§ histoire ci-dessus). Elle a été reconstruite, après la guerre de Cent Ans, au XVe siècle et inscrite MH en 2003[66]. Elle accueille, entre autres, quatre statues de pierre polychrome du XVIe siècle dont deux ont retrouvé leur place d'origine dans la chapelle de l'Annonciation. Une statue reliquaire de Saint-Martin de Tours du XIVe siècle est découverte, par hasard, dans la maçonnerie du maître-autel le , lors de réparations. Au dos de cette statue, d'importantes reliques de ce saint et un parchemin ont été retrouvés[67],[68],[26].
NB : Une page spécifique est dédiée à l'église Saint-Martin.
- Le château de Faulat, appartenait à la famille de Méallet qui en avait pris le nom.
- Le château de la Morétie, ancien château-tour englobé dans une construction plus récente est un ancien fief médiéval de la famille De Conquans (écuyer, armes aigle d'or déployé couronné d'or, sur fond d'azur). Il a été apporté par Marie De Conquans puis partagé, au début du XIXe siècle, par François Bouquier, notaire à Leynhac.

- Le Poux était, en 1523, une affar et un repère possédé par Jean de Cazes. En 1594, « la ville de Marcolès est attaquée par les religionnaires mais sa garnison commandée par Hector de Cazes les repoussa et la ville fut conservée au roi[32]». En 1602, Hector de Cazes était seigneur du Poux. En 1616, cette terre passa à Guy de Veyre dont la femme était Jeanne de Cazes, sœur d'Hector. En 1758, tout ce qui appartenait auparavant aux Veyre fut vendu à Guillaume d'Humières[29] et, depuis, le château du Poux appartient à la famille d'Humières.
- La Roque [réf. nécessaire] (route de Boisset), sur le chemin de La Morétie serait le lieu de naissance de Jean de Roquetaillade. On y trouve une maison de maître d'époque Louis-Philippe face à la ferme aujourd'hui en ruines.
Personnalités liées à la commune
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- Jean de Roquetaillade, né vers 1310 à Marcolès, était un religieux franciscain du couvent d'Aurillac, visionnaire, alchimiste et contestataire de la papauté d'Avignon. Il a laissé une œuvre assez considérable sur les astres, le ciel, les métaux, la médecine etc. Il est le théoricien de la « quintessence », une substance subtile présente dans tous les minéraux qu’il obtenait par des distillations répétées. En parallèle, Il est l'auteur de plusieurs ouvrages de prédictions sur l'avenir de l'Église et du destin politique de son temps. Ses engagements lui valurent de lourdes sanctions Il passa une grande partie de son existence en prison religieuse et mourut à Avignon entre 1366 et 1370. Son œuvre complexe continue d'intriguer les chercheurs, historiens et passionnés d'alchimie.
- Louis-Joseph d'Humières, second fils de Guillaume du Poux, né en 1783 à Aurillac est, à la fin de sa vie, archevêque d'Avignon (1832-1834).
- Jacques Zacharie Destaing, né Aurillac mais dont le grand-père est inhumé à Marcolès, général d'Empire. Son nom est inscrit sous l'Arc de triomphe de l'Étoile à Paris.
- Alain Bertrand Marie Gaston d'Humières, général français, mort pour la France en 1940, y est inhumé.
- Letizia Ortiz Rocasolano, reine d'Espagne. Sa famille maternelle, originaire de Marcolès, se nomme Roquesoulane, nom hispanisé en Rocasolano. Son ancêtre Pantaléon Roquesoulane a émigré d'Auvergne en Espagne au XVIIIe siècle[69],[70].
- Henry d'Humières, résistant colonel de l'armée française décédé en 2015, y est inhumé.
- Renaud Darmanin, chef cuisinier, reprend en 2010 l'auberge de la Tour et obtient, en 2018, une étoile au guide Michelin[64].
Héraldique
modifierGalerie
modifier- Eglise Saint-Martin, vue depuis le lieu-dit la Capelle
- Église Saint-Martin, vue depuis la place de l'église
- Croix de la place de l'église
- Rue de la Fausse porte, place de l'église
- Place de l'église
- Rue de la Hyacinthe, vue de la place de l'église
- Façade de maison Renaissance
- Maison carrée, vue depuis la rue des Dames
- Rue des Dames
- Ruelle étroite
- Maison typique du Cantal. Rue du Four
- Rue Longue, vue depuis le portail bas
- Portail bas du XVe siècle (MH 19-5-2003)
- Portail bas
- Portail haut
- Rue Longue, vue depuis le portail haut
- Auberge de la Tour, vue depuis le portail haut
- Place de la Fontaine
- Place de la Fontaine, portail haut et rue Longue
- Auberge de la Tour, vue depuis la place de la Fontaine.
- Auberge de la Tour, vue depuis la route de Calvinet
- Jardin paysagé de l'Auberge de la Tour
- Faubourg bas ou Saint-Martin
- Faubourg bas ou Saint-Martin
Notes et références
modifierNotes et cartes
modifier- Notes
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
- ↑ La liste officielle des maires du département du Cantal en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- Cartes
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifierSite de l'Insee
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- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Marcolès - Section LOG T7 », sur Insee (consulté le ).
- ↑ « Chiffres clés - Logement en 2018 dans le Cantal », sur Insee (consulté le ).
- ↑ « Chiffres clés - Logement en 2018 dans la France entière », sur Insee (consulté le ).
Autres sources
modifier- ↑ « Cartes géologiques BRGM », sur Marcolès
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- ↑ Donatien Mazany, Les voyages des reliques de saint Martin, Le Coudray-Macouard, Saint-Léger éditions, , 295 p. (ISBN 978-2-36452-564-1), p. 188 et 269
- ↑ « Ancestry of Letizia Ortiz Rocasolano », sur wargs.com (consulté le ).
- ↑ François Caron, « Parentèle Roquesoulane », Working Paper, (lire en ligne, consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Bonhoure, Jean, Marcolès : aperçu historique, Aurillac, Éditions Gerbert, 1968, 47 p.
- Cazal, Albert ; Cazal, Françoise ; Cazal, Germaine ; Cazal, Mathilde ; Cazal, Pierre et Cazal, Yvonne, Marcolès autrefois : une épicerie de village, Norderstedt (Allemagne), BoD – Books on Demand GmbH, 2019, 154 p. (ISBN 978-2-3220-3390-4).
- Gerbeau, Lucien, Marcolès et son église Saint‑Martin au travers des textes anciens, Aurillac, Association des amis du patrimoine de la Haute‑Auvergne, coll. « Cahiers des amis du patrimoine de Haute‑Auvergne », n° 8, 2019, 199 p., (ISBN 978-2-8557-9249-1).
- Jarrige, A. Marcolès pendant la grande Révolution. Aurillac, imprimerie Gerbert, 1949, 86 p.
- Lantuejoul, Louise, Cuer nègre : contes de la châtaigneraie. Aurillac, imprimerie Gerbert, Institut d'Etudes Occitanes (IEO Cantal), 1987, 127 p., (Identifiant BnF : ark:/12148/cb34924962w).
- Régis, Daniel ; Ginalhac, Hervé, Marcolès : de l'origine à la Révolution, Aurillac, imprimerie Champagnac, Mairie de Marcolès, 2006, 48 p., (ISBN 2-9528022-0-3).
- Régis, Daniel, Vivre et travailler à Marcolès sous l'Ancien Régime : volume II les métiers, Toulouse, imprimerie Messages SAS, Coollibri, 2025, 131 p., (ISBN 979-1-0396-0346-1).
- Souquières, Yvette ; Souquières, Christian ; Croutes, Marcel, Yves, Les moulins de Marcolès, Aurillac, impression : Cantal Reprographie, 2009, 131p., (ISBN 978-2-917874-09-7).
- Souquières, Yvette, Petit pâtrimoine, Marcolès, Aurillac, impression : Cantal Reprographie, 2015, 120 p., (ISBN 978-2-917874-16-5).
- Souquières, Yvette, L'Enseigne 1944, Aurillac, impression : Cantal Reprographie, Mairie de Marcolès, 2010, 73 p., (ISBN non attribué).
Articles connexes
modifier- Liste des communes du Cantal
- Canton de Maurs
- Châtaigneraie
- Arrondissement d'Aurillac
- Liste des localités adhérant au réseau Les Plus Beaux Villages de France
- Liste de possessions de l'abbaye d'Aurillac
- Église Saint-Martin de Marcolès
- Fortifications de Marcolès
- Liste des fortifications en France
- Le prieuré de Notre-Dame du Pont
Liens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
