Margaret Harley

aristocrate, naturaliste et collectionneuse britannique
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Margaret Cavendish Bentinck, duchesse de Portland (Welbeck Abbey, , Bulstrode Park, Buckinghamshire), nommée Lady Margaret Harley avant 1734, duchesse de Portland de 1734 jusqu'à la mort de son époux, William Bentinck, 2e duc de Portland, en 1761 et duchesse douairière de Portland de 1761 jusqu'à sa mort en 1785.

Margaret Cavendish Bentinck, duchesse de Portland
Huile sur canevas, portrait par Christian Friedrich Zincke, 1738.
Titres de noblesse
Duchesse
à partir du
Lady
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Activités
Botaniste, naturaliste, collectionneuse scientifiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Henrietta Cavendish Holles Harley of Oxford (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
William Bentinck (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Elizabeth Bentinck (en)
Lady Henrietta Cavendish-Bentinck (d)
William Cavendish-Bentinck
Edward BentinckVoir et modifier les données sur Wikidata
Statut

Elle est la femme la plus riche du Royaume-Uni de son temps et possède la plus grande collection d'histoire naturelle de son pays.

Famille

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Filiation

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Elle est la seule fille et héritière d'Edward Harley, 2e comte d'Oxford et Mortimer, et de Henrietta Cavendish Holles (en). Cette dernière est seule fille et héritière de John Holles (en), duc de Newcastle-upon-Tyne ; et de Margaret Cavendish (en), à qui son père, Henry Cavendish, 2e comte de Newcastle-upon-Tyne, transmet tout son patrimoine, ce qui permet à son mari d'obtenir le titre de comte de Newcastle, et explique pourquoi ses descendants par les femmes portent le patronyme de Cavendish.

Environnement familial

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Margaret naît au sein d’une famille aristocratique passionnée par les arts et possédant déjà de vastes collections. Son père, Edward Harley, et son grand-père, Robert Harley, lui transmettent le goût pour le collectionnisme dès son plus jeune âge[1] : ils ont tous deux constitué l’une des plus belles collections de manuscrits médiévaux en Grande-Bretagne, un projet qui a accompagné l’enfance de Margaret. Cette dernière œuvre pour que le Parlement la rachète au décès de son père, en 1741, ce qui constitue un des noyaux fondateurs de la British Library[1].

De par sa mère, Henrietta Cavendish, elle hérite d’une immense fortune[1]. Elle est également l’arrière-arrière petite-fille de Margaret Cavendish, duchesse de Newcastle et femme savante : physicienne, poète et philosophe, elle a publié de nombreux ouvrages[2].  

Enfance

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Elle grandit à Wimpole Hall, près de Cambridge, où elle développe un vif intérêt pour la nature et la pratique de la collection[3]. Encouragée par son entourage familial, son statut social élevé ainsi que sa fortune lui donnent accès à toutes les ressources nécessaires afin développer un grand savoir naturaliste et rassembler ses premiers spécimens.

Elle fréquente des aristocrates, hommes politiques, artistes, écrivains et érudits tels que Alexander Pope, Jonathan Swift ou encore Matthew Prior. Ce dernier lui dédie un poème dans lequel il la nomme « My noble, lovely little Peggy »[3],[4].

Mariage

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En 1734, à l’âge de 19 ans, elle épouse William Bentinck, 2e duc de Portland. Les époux s’installent sur l’une des propriétés des ducs de Portland, Bulstrode Park, dans le Buckinghamshire[2]. Margaret continue de réunir des pièces variées pour sa collection personnelle : spécimens d’histoire naturelle, insectes, oiseaux ou encore objets d’arts.

De son mariage naissent six enfants :

  1. Elizabeth Bentinck (1735 - 1825)
  2. Henrietta Bentinck (1737 - 1827)
  3. William Cavendish-Bentinck (1738 - 1809), 3e duc de Portland
  4. Margaret Bentinck (c.1740 - 1756)
  5. Frances Bentinck (c.1742 - 1743)
  6. Edward Charles Bentinck (1744 - 1819)

Carrière savante

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La duchesse participe activement à la vie intellectuelle de son temps. Membre de la Blue Stockings Society, un groupe de femmes intellectuelles fondé par sa grande amie Elizabeth Montagu, elle anime son propre cercle savant dans sa résidence de Bulstrode, où elle côtoie des figures importantes de son époque.

Cercle savant à Bulstrode

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Grâce à la duchesse, Bulstrode devient un centre majeur pour l’étude de l’histoire naturelle. Elle y rassemble un large cercle de savants et de botanistes, mais également d’artistes, dans une atmosphère de forte émulation intellectuelle et artistique qui lui vaut le surnom de « la ruche » (« The Hive » en anglais)[5].

Bulstrode accueille ainsi de nombreuses figures intellectuelles et scientifiques de premier plan, parmi lesquelles :

Des personnalités du monde artistique telles qu’Elizabeth Montagu, Mary Delany, David Garrick et Joshua Reynolds fréquentent également Bulstrode[3].

De ce fait, le réseau créé à Bulstrode a pu être considéré par certains chercheurs tels que Mark Laird comme un précurseur des assemblées de la Blue Stockings Society[6]. La duchesse joue un rôle central dans le patronage d’un vaste réseau de naturalistes. Elle est la mécène de plusieurs illustrateurs botaniques, notamment James Bolton et Dionysius Ehret, qu'elle sollicite pour représenter les spécimens de sa collection ; dans les années 1760, elle commande à ce dernier près de 300 dessins de plantes exotiques et 500 de plantes britanniques[7], et l'accueille à Bulstrode où il enseigne également le dessin à sa fille[3]. Elle encourage également John Lightfoot dans ses recherches botaniques au Pays de Galles et en Écosse, ainsi que son jardinier John Agnew dans la pratique de l’illustration botanique[8], qui trouve l’inspiration au sein des jardins de la résidence.

Relation avec Jean-Jacques Rousseau

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En 1766, le philosophe Jean-Jacques Rousseau rencontre Bentinck et admire ses connaissances en botanique, malgré sa croyance en ce que les femmes ne pouvaient pas faire carrière en sciences. Ils s’échangent diverses espèces de plantes, et Rousseau accompagne la duchesse lors d’une expédition dans le Peak District dans le but de récolter de nouveaux spécimens[3]. Dans une de ses lettres, il se surnomme « L’Herboriste de Madame la duchesse de Portland »[3]. Ils correspondent jusqu'à ce qu'elle lui envoie une copie du Herbarium amboinense de Georg Rumpf, sur la botanique de l'île d'Ambon dans la présente Indonésie, car Rousseau voyait contrariés, en cet ouvrage, ses idéaux de nature libre[9].

Amitié avec Mary Delany

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Margaret Harley se lie d'amitié avec l'artiste Mary Delany, elle aussi amatrice de botanique. Cette dernière s’installe à Bulstrode en tant qu’invitée après la mort de son mari Patrick Delany en 1768 et y reste durant près de vingt ans[10]. Les deux femmes ont les mêmes intérêts et leur travail, scientifique d’un côté et artistique de l’autre, se complète. La collection d’histoire naturelle et le jardin botanique de la duchesse sont une véritable source d’inspiration pour Mary Delany : elle décore des coquillages et réalise des collages et mosaïques de fleurs, œuvres dont l'exactitude botanique témoigne de ses connaissances sur le sujet[11].

Collectionnisme

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Frontispice du catalogue de vente de la collection, représentant le Portland Museum[12]

La collection de la duchesse de Portland témoigne de son attachement à l’histoire naturelle, la botanique et la conchyliologie constituant les deux priorités scientifiques à Bulstrode, y compris dans sa sélection d’objets de Beaux-Arts. Outre les naturalia, elle collectionnait également la porcelaine, l’argenterie et autres objets d’art, à décor végétal et animalier[1],[13].

Le Portland Museum

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Sa collection d’histoire naturelle prenant de l’ampleur, Margaret Harley engage le naturaliste anglais John Lightfoot et le botaniste suédois Daniel Solander afin de l’aider à la gestion des spécimens[14]. Elle conserve sa collection dans sa maison londonienne à Bulstrode Park qu’elle ouvre parfois au public. Les visiteurs, principalement des amis et des connaisseurs, peuvent y admirer sa collection d’histoire naturelle, comprenant notamment un vaste ensemble de coquillages, des dessins botaniques, des minéraux, des coraux, des insectes, des plantes séchées et des graines, ainsi que des nids et œufs d'oiseaux. Margaret Harley possède également des antiquités (dont le célèbre vase de Portland), des copies de peintures et dessins de Poussin, Rembrandt et Rubens, ainsi que divers objets d'art tels que des tabatières, de la porcelaine ainsi que des médailles et pièces de monnaie.

Une femme collectionneuse

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L’activité de collectionneuse de Margaret Harley s’inscrit dans le contexte aristocratique de l’époque. L’histoire naturelle était considérée comme un divertissement à la mode pour les femmes de l’aristocratie[3]. Cependant, la duchesse ne considérait pas cela comme un simple passe-temps et l’ampleur de ses connaissances et de sa collection témoigne de son intérêt profond pour le sujet. Bien qu’elle ait toujours collectionné, c’est à la mort de son mari, en 1762, qu’elle développe son activité à une plus grande échelle[15]. Malgré l’importance de sa collection, ses contemporains érudits étaient indifférents, voire très critiques, envers sa pratique. Ils considéraient les femmes collectionneuses comme incapables de raisonner et comparaient les actions de la duchesse à celles d’une pie[16].

Sa collection ne se limite cependant pas à une accumulation irréfléchie de spécimens, elle est le fruit de décennies de collecte rigoureuse. Celle-ci illustre l’ambition scientifique de la duchesse, qui travaille méthodiquement à l’étude et au catalogage de ses collections, en s’appuyant sur la classification linnéenne, système de référence le plus avancé à l’époque[17]. Elle décède toutefois avant d'avoir pu achever son projet.

Malgré les critiques liées à son statut de femme collectionneuse, le travail de Margaret Harley a tout de même été reconnu par certains de ses contemporains. A l’époque, sa collection de coquillages est considérée comme une des plus importantes, rivalisant avec celle de la reine Louisa Ulrika de Suède et celle du ministre français des finances Alexandre de Calonne[18]. Sa collection d’histoire naturelle est citée dans plusieurs textes naturalistes, par d’autres collectionneurs et vendeurs, témoignant de son importance et de sa rigueur[19].

Thomas Martyn, naturaliste et membre de la Royal Society, en parle en ces termes dans son ouvrage The universal conchologist : exhibiting the figure of every known shell accurately drawn and painted after nature [20] :

« A la tête de ce catalogue, la superbe collection de Madame la Duchesse Douairière de Portland mérite à juste titre d'être placée. C'est un immense cabinet, qui par le nombre, la rareté et la perfection des coquilles qu'il renferme, par les autres marines dont il est enrichi, est peut-être unique en son genre. Personne n'ignore que la Duchesse de Portland a des connaissances supérieures dans cette partie de l'histoire naturelle, et l'on a une nouvelle preuve de son goût et de son discernement dans l'ordre admirable suivant lequel est arrangée cette collection précieuse, qu'elle n'a pu former qu'à grands frais et avec beaucoup de temps. »

Dessin d'un spécimen ayant appartenu à la duchesse, issu de l'ouvrage de Thomas Martyn[21]

Constitution de la collection d'histoire naturelle

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Une part significative de la collection provient d’achats réalisés auprès de marchands spécialisés, notamment George Humphrey (en), propriétaire du Museum Humfredianum, qui conserve un important ensemble de curiosités[22]. Elle organisait elle-même des expéditions de collecte, notamment le long de la côte sud de l’Angleterre, auxquelles ont pu participer ponctuellement des érudits de son entourage, tels que Rousseau et Lightfoot[18]. Elle acquiert également des spécimens par l’intermédiaire d’explorateurs, en échange d’un soutien financier ou matériel, notamment auprès d’Henry Smeathman lors de séjours en Sierra Leone[18].

Les échanges constituent une pratique courante à l’époque entre les collectionneurs. En effet, à son décès, la duchesse possède entre cinquante et soixante objets provenant du Pacifique, vraisemblablement issus des trois voyages de James Cook[22].  De fait, elle aurait obtenu ces spécimens par Cook lui-même ou par le biais d’échanges au sein de son réseau savant : Joseph Banks et Daniel Solander, des habitués de Bulstrode, ont participé à ces expéditions[22]. Les dons, prêts et échanges constituent ainsi une part importante de l’activité des collectionneurs. Les spécimens sont régulièrement empruntés ou prêtés à des fins d’identification et d’étude, dans un cadre qui relève à la fois de la pratique scientifique de l’étude et de la sociabilité savante.

La vente aux enchères

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La vente après décès de la collection de la duchesse est un véritable événement, dont la presse se fait l’écho[23]. Débutant le , l’ampleur de la collection est telle que trente-huit jours sont nécessaires pour écouler tous les lots. A cette occasion, deux catalogues sont publiés, préparés par Lightfoot. Dans sa préface, il souligne les pratiques de collecte de la duchesse et ses contributions à la connaissance des sciences naturelles[18]. Ces catalogues décrivent les lots mis aux enchères chaque jour et rendent compte de la variété, aussi bien géographique que typologique, de la collection de la duchesse : sont mentionnés aussi bien des coquillages, des coraux, des insectes que de la porcelaine de Chine ou du Japon, des tabatières, des copies d’œuvres de grands maîtres ou bien encore le livre de prières d’Elisabeth Ire. Sur les 4 156 lots, environ 2000 étaient des coquillages et environ 700 des insectes et minéraux[18].

Les jardins de Bulstrode Park

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Plan des jardins de Bulstrode[24]

La passion pour la nature de Margaret Harley s’inscrit également dans la création de plusieurs jardins et jardins botaniques dans sa maison londonienne de Bulstrode[3]. Très fréquentés par les naturalistes et autres érudits, les jardins contiennent toutes sortes d’espèces végétales, et même animales, provenant du monde entier. La duchesse rassemble un grand nombre de fleurs, plantes, arbres, herbes médicinales et champignons, aussi bien britanniques qu’étrangers.

Son jardin botanique est loué par ses contemporains qui le considèrent comme une véritable source de savoir par sa richesse et son exhaustivité[25]. Il n’existe aucune liste complète décrivant le contenu du jardin, cependant de nombreux visiteurs en font mention dans des ouvrages et témoignages. La duchesse a également rempli de nombreux carnets de descriptions botaniques. De plus, elle partage largement ses savoirs naturalistes dans sa correspondance avec Lightfoot ou encore avec son amie Mary Delany, artiste qui fréquente régulièrement les jardins botaniques.

A la mort de la duchesse en 1785, son troisième fils a ordonné la destruction du jardin à la française[26].

Postérité

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Une rue de Londres, Margaret Street, évoque sa mémoire[27].

Histoire naturelle

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Plusieurs espèces naturelles auraient été nommées d’après Margaret Harley : un papillon de nuit, Actebia praecox (en), aussi surnommé « Portland Moth » en anglais, un genre végétal, ainsi qu’une rose (rosier de Portland)[3].

L’origine de la rose de Portland est assez discutée aujourd’hui. Elle serait née d’un croisement de deux roses de jardins anciennes et tirerait son nom de la seconde duchesse de Portland, grande admiratrice de ces fleurs qu’elle cultivait à Bulstrode. Margaret Harley a joué un rôle important dans la connaissance de cette rose, cependant ce rôle n’est pas clairement défini et pourrait aussi bien être lié à la découverte de cette rose ou à sa simple diffusion[28].

Aujourd’hui, parmi les milliers de coquillages qu’elle possédait, seuls trois sont reconnus comme provenant de sa collection. Il s’agit d’un voluta aulica conservé au musée d’histoire naturelle de Londres, ainsi que deux polymita picta conservés au Hunterian Museum de Glasgow[29].

Héritage contemporain

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L’héritage culturel et artistique de la famille des ducs de Portland se poursuit à l’époque contemporaine à travers des initiatives de mécénat et de valorisation patrimoniale. A la fin des années 1970, Ivy Cavendish-Bentinck (en), duchesse de Portland, fonde la Harley Foundation (en) afin de soutenir la création artistique. A sa suite, une galerie d’art, la Harley Gallery, est ouverte en 1994, afin de présenter les collections des ducs de Portland[30] mais également des artistes contemporains.

La fondation organise en 2006 l’exposition « Duchess of Curiosities », consacrée à Margaret Cavendish Bentinck et à ses collections, contribuant ainsi à la redécouverte et à la diffusion de son rôle dans l’histoire des collections de sciences naturelles[31].

Références

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  1. 1 2 3 4 (en) Beth Fowkes Tobin, The Duchess’s Shells : Natural History Collecting in the Age of Cook’s Voyages, New Haven, Yale University Press, , p.27
  2. 1 2 « Duchess of Curiosities », sur The Welbeck Estate, (consulté le )
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (en) Sally Festing, « The Second Duchess of Portland and Her Rose », Garden History, vol. 14, no 2, , p. 195 (lire en ligne)
  4. « A Letter to Lady Margaret Cavendish Holles-Harley, when a Child »
  5. (en) Consuelo Sendino et Julian Porter, « Female aristocrats in the Natural History world before the establishment of the GSL », Geological Society, London, Special Publications, vol. 506, no 1, , p. 78 (lire en ligne)
  6. (en) Beth Fowkes Tobin, The Duchess’s Shells : Natural History Collecting in the Age of Cook’s Voyages, New Haven, Yale University Press, , p. 62
  7. (en) Elizabeth Eger, « Collecting people: bluestocking sociability and the assembling of knowledge », Journal of the History of Collections, vol. 33, no 3, , p. 493–503 (ISSN 0954-6650 et 1477-8564, DOI 10.1093/jhc/fhab015, lire en ligne, consulté le )
  8. (en) Beth Fowkes Tobin, The Duchess’s Shells : Natural History Collecting in the Age of Cook’s Voyages, New Haven, Yale University Press, , p. 44
  9. Cook, Alexandra, « Botanical exchanges: Jean-Jacques Rousseau and the Duchess of Portland », History of European Ideas, vol. 33, no 2, , p. 142–156 (DOI 10.1016/j.histeuroideas.2006.08.010, lire en ligne)
  10. (en) Beth Fowkes Tobin, The Duchess’s Shells : Natural History Collecting in the Age of Cook’s Voyages, New Haven, Yale University Press, , p. 43
  11. (en) Beth Fowkes Tobin, The Duchess’s Shells : Natural History Collecting in the Age of Cook’s Voyages, New Haven, Yale University Press, , p. 36-37
  12. (en) A Catalogue of the Portland Museum, Londres, (lire en ligne)
  13. « Exemple d'une pièce du service de la duchesse »
  14. (en) Margaret Pelling, « Selling the Duchess : Narratives of Celebrity in A Catalogue », Early Modern Women, vol. 13, no 2, , p. 11 (lire en ligne)
  15. (en) Beth Fowkes Tobin, The Duchess’s Shells : Natural History Collecting in the Age of Cook’s Voyages, New Haven, Yale University Press, , p. 28
  16. (en) Beth Fowkes Tobin, The Duchess’s Shells : Natural History Collecting in the Age of Cook’s Voyages, New Haven, Yale University Press, , p. 53
  17. (en) Beth Fowkes Tobin, The Duchess’s Shells : Natural History Collecting in the Age of Cook’s Voyages, New Haven, Yale University Press, , p. 6
  18. 1 2 3 4 5 (en) Beth Fowkes Tobin, The Duchess’s Shells : Natural History Collecting in the Age of Cook’s Voyages, New Haven, Yale University Press, , p. 5
  19. (en) Beth Fowkes Tobin, The Duchess’s Shells : Natural History Collecting in the Age of Cook’s Voyages, New Haven, Yale University Press, , p. 16
  20. (en + fr) Thomas Martyn, The universal conchologist : exhibiting the figure of every known shell accurately drawn and painted after nature, (lire en ligne), p. 11
  21. (en) Thomas Martyn, The universal conchologist : exhibiting the figure of every known shell accurately drawn and painted after nature, (lire en ligne), p. 181
  22. 1 2 3 (en) Thomas Nicholas, « The Duchess of Portland’s Specimens of Bark Cloth : The Travels of Textiles from Cook’s First Voyage », Journal of the History of Collections, , p. 9 (lire en ligne)
  23. (en) Margaret Pelling, « Selling the Duchess : Narratives of Celebrity in A Catalogue », Early Modern Women, vol. 13, no 2, , p. 12 (lire en ligne)
  24. (en) Humphry Repton, Observations on the theory and practice of landscape gardening : including some remarks on Grecian and Gothic architecture, collected from various manuscripts, in the possession of the different noblemen and gentlemen, for whose use they were originally written : the whole tending to establish fixed principles in the respective arts, (lire en ligne), p. 66
  25. (en) Sally Festing, « The Second Duchess of Portland and Her Rose », Garden History, vol. 14, no 2, , p. 196 (lire en ligne)
  26. (en) Sally Festing, « The Second Duchess of Portland and Her Rose », Garden History, vol. 14, no 2, , p. 195-196 (lire en ligne)
  27. (en) S. Fairfield, The Streets of London: a dictionary of the names and their origins, Pappermac, 1983 (ISBN 0 333 28649 9).
  28. (en) Sally Festing, « The Second Duchess of Portland and Her Rose », Garden History, vol. 14, no 2, , p. 199 (lire en ligne)
  29. (en) Beth Fowkes Tobin, The Duchess’s Shells : Natural History Collecting in the Age of Cook’s Voyages, New Haven, Yale University Press, , p. 10
  30. « Harley Museum »
  31. « Exposition de la Harley Gallery »

Bibliographie

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(en) Beth Fowkes Tobin, The Duchess’s Shells : Natural History Collecting in the Age of Cook’s Voyages, New Haven, Yale University Press,

(en) Beth Fowkes Tobin, « Virtuoso or Naturalist ? Margaret Cavendish Bentinck, Duchess of Portland », dans Women and Curiosity in Early Modern England and France, , p. 216-232

(en) Stacey Sloboda, « Displaying Materials : Porcelain and Natural History in the Duchess of Portland’s Museum », Eighteenth-Century Studies, vol. 43, no 4, , p. 455-472. (lire en ligne)

(en) Rebecca Stott, Duchess of Curiosities, The Life of Margaret, Duchess of Portland, The Harley Gallery,

Lectures complémentaires

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(en) Alexandra Cook, « Botanical exchanges : Jean-Jacques Rousseau and the Duchess of Portland », History of European Ideas, vol. 33, , p. 42-156 (lire en ligne)

(en) Sally Festing, « The Second Duchess of Portland and Her Rose » », Garden History, vol. 14, no 2, , p. 194-200 (lire en ligne)

(en) Thomas Nicholas, « The Duchess of Portland’s Specimens of Bark Cloth : The Travels of Textiles from Cook’s First Voyage », Journal of the History of Collections, (lire en ligne)

(en) Margaret Pelling, « Selling the Duchess : Narratives of Celebrity in A Catalogue », Early Modern Women, vol. 13, no 2, , p. 3-32 (lire en ligne)

(en) Consuelo Sendino et Julian Porter, « Female aristocrats in the Natural History world before the establishment of the GSL », Geological Society, London, Special Publications, vol. 506, no 1, , p. 75-95 (lire en ligne)

Articles connexes

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Liens externes

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