Margarete Luise Schick
Margarete Luise Schick, née Hamel, est une artiste lyrique allemande née le et morte le . Membre de l'Opéra royal de Berlin, elle est connue pour ses interprétations de rôles principaux dans les opéras de Gluck, pour sa diction précise en allemand et pour son jeu convaincant. Elle fut soliste lors du couronnement de Léopold II, sous la direction de Mozart.
Biographie
modifierNée Margarete Luise Hamel à Mayence, elle est la fille du bassoniste Johann Nepomuk Hamel (1728–1792), qui joue pour l'électeur Frédéric-Charles Joseph d'Erthal[1],[2],[3],[4]. Sa mère est Juliana Keller (née en 1745)[5]. Son père lui donne des cours de piano dès l'âge de six ans, et la chanteuse et professeure de chant Franziska Hellmuth lui fait suivre une formation vocale dès son plus jeune âge. À l'âge de dix ans, elle s'installe à Wurtzbourg pour étudier avec Stephan, sous le patronage de l'électeur[4]. Elle fait ses débuts sur scène à Mayence en dans le rôle-titre de Lilla, un singspiel de Vicente Martín y Soler[4], sous la direction de Vincenzo Righini, chef de l'Orchestre électoral de 1785 à 1793.
Elle est soliste lors du couronnement de Léopold II à Francfort en 1790 ; elle se produit dans la Krönungsmesse (Messe du couronnement) de Righini, ainsi que lors d'un concert dirigé par Wolfgang Amadeus Mozart[4]. Elle épouse Ernst Johann Christoph Schick, premier violon de la Kurmainzische Kapelle, également compositeur. Elle interprète le rôle de Zerlina lors de la première représentation allemande de Don Giovanni de Mozart, le à Mayence, reprise le à Francfort, avec Carl David Stegmann (en) dans le rôle-titre[4].

Elle est engagée en 1793 à l'Opéra royal de Berlin. Elle se produit dans des opéras de Mozart et de Gluck et est considérée comme l'une des plus grandes chanteuses allemandes de son époque. Chantant en allemand avec une diction précise, elle est particulièrement appréciée pour son jeu d'actrice ; pour le rôle-titre d'Iphigénie en Tauride de Gluck, elle est préparée par August Wilhelm Iffland[4].
Parmi ses rôles, on peut citer Myrrha dans Opferfest de Winter en 1979, Antigone dans Œdipe de Sacchini, en 1799 le rôle-titre dans Didon (en) de Piccini, en 1801 Vitellia dans Titu de Mozart, en 1802 la Comtesse dans son Figaro, en 1805 le rôle-titre dans Armide de Gluck, en 1808 le rôle-titre dans son Orphée et Eurydice, et Malvina dans Uthal de Méhul. Bernhard Anselm Weber compose pour elle le monodrame Hero en 1800 et le duodrame Solmalle en 1802[2].
Pauline Decker (1811–1882), célèbre chanteuse d'opéra (soprano) et compositrice, est sa petite-fille.
Elle meurt à Berlin et est inhumée le au cimetière de la cathédrale de Berlin[4].
Références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Margarete Luise Schick » (voir la liste des auteurs).
- ↑ (en) Gaynor G. Jones, Schick [née Hamel], Margarete, vol. 1, Oxford University Press, (DOI 10.1093/gmo/9781561592630.article.O003190, lire en ligne)
- 1 2 Historische Commission bei der königl. Akademie der Wissenschaften, « Schick, Margarete Luise », dans Allgemeine Deutsche Biographie, Bd. 31, Duncker & Humblot, coll. « Allgemeine Deutsche Biographie », , 167 p. (lire en ligne)
- ↑ (de) Konrad Levezow, Leben und Kunst der Frau M. L. Schick, , 63ff (lire en ligne)
- 1 2 3 4 5 6 7 (de) « Margarete Luise Schick / Geburtsname: Margarete Luise Hamel », sur Musik und Gender im Internet (MUGI) (consulté le )
- ↑ (de) « Lagis », sur LAGIS (consulté le )
Voir aussi
modifierLecture complémentaire
modifier- Ludwig Eisenberg: Großes biographisches Lexikon der Deutschen Bühne im XIX. Jahrhundert. Paul List (publisher), Leipzig 1903, (disponible sur Internet Archive)
- Carl von Ledebur, Tonkünstler-Lexicon Berlin's, Berlin 1861, pp. 501–503
- Carl Friedrich Zelter, "Margarethe Luise Schick", in: Allgemeine musikalische Zeitung, vol. 11, nr. 48, 30 August 1809, cols. 753–763
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la musique :