Maria Koleva (réalisatrice)

cinéaste et écrivaine bulgare
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Maria Koleva, née le à Sofia et morte le [1] à Paris, fille de Miladin Kolev et de Nedialka Karalieva, est une réalisatrice indépendante et écrivaine[2] française d’origine bulgare[3].

Maria Koleva
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Maria Miladinova KolevaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
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Biographie

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Ingénieur chimiste de formation, Maria Koleva s'installe à Paris au Quartier latin au début des années 1970, où elle entreprend une carrière de cinéaste indépendante et d'auteur dramatique.

Son premier film L'État de bonheur... permanent (1981), tourné en 16 millimètres et d'une durée d'environ quatre heures, reçoit le Grand prix au Festival de Belfort — première manière, avant l'arrivée de Janine Bazin — (1981), et attire l'attention sur son auteur. Constitué de morceaux hétéroclites (souvenirs d'enfance en Bulgarie à l'aube du communisme, interview d'une sœur ayant perdu ses repères, hyper-subjectivité revendiquée, coups de projecteurs sur l'actualité : références à Rudi Dutschke et Pierre Goldman), ce film se veut un document sur son époque. Elle sort en 1983 les sept premières leçons des douze leçons de théâtre d'Antoine Vitez, et La Voiture, une de ses pièces filmée.

Durant les années qui suivent, elle prépare ses futurs films de fiction, en formant des amateurs pour y jouer, et elle organise des projections chez elle, boulevard Saint-Michel, dans un lieu qu'elle baptisera plus tard Cinoche Vidéo[4].

En 1989, elle fait une grève de la faim de quarante jours visant à obtenir que la télévision française diffuse les films français qui ne sont pas produits par elle et à sensibiliser journalistes et autorités de tutelle sur le cas des cinéastes indépendants[5]. Elle consacre à cette expérience un journal de bord, publié chez L'Harmattan sous le titre Enfin, rompue la chaîne de la mort….

À partir de 1991, elle tourne surtout en vidéo numérique. Les sujets de ses films sont variés, mais ils sont presque tous ouvertement politiques. L'Internationale des fonctionnaires, Avignon 2024, les Petits contre les Grands, film de fiction, 5 heures, touche profondément les problèmes de contagion virale et la responsabilité humaine, en incluant les médias. En 2007, elle réalise et produit Les Bogomiles ou les Aimés de Dieu, comme disaient les gens, film de fiction documentaire, 5 heures, exact (130 points ont été vérifiés par deux académiciens), sur le mouvement spirituel et économique, parti de la Bulgarie à partir du IXe siècle et qui, au XIIe siècle, a eu son apogée chez les Cathares, dans le Sud de la France. Les communes paysannes au XIIe siècle des Bogomiles et des Cathares ont réalisé la Fraternité universelle en Europe, à la base de Liberté-Égalité-Fraternité (repris plus tard par la Révolution française de 1789).

Depuis 2000, elle filme manifestations, mouvements sociaux, et philosophes d'avant-garde. Elle participe au mouvement des Gilets jaunes à Paris.

Très proche d'Antoine Vitez à ses débuts, elle lui a consacré les Douze leçons de théâtre d'Antoine Vitez et Paroles tues ou Aimer à Paris en étrangère, l'échange de leur correspondance et la théorie de la mise en scène d'avant-garde. Elle a réalisé, à ce jour, des centaines d'œuvres cinématographiques[6] et quelques œuvres littéraires, comme Pratiquons nos idées, Sonata Bio-quanta ou Faust musicien, Ophélie fait la grève de la faim avec docteur X en arrière-plan, Cinéma de luxe, cinéma de m..., etc.[7]

Filmographie sélective

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  • 2016 : Grève offensive à la gare SNCF de Paris Austerlitz
  • 2015 : Faut-il faire sauter Bruxelles?, réunion-débat avec François Ruffin et Emmanuel Todd
  • 2014 : Seul dans Berlin ?, film d'après Hans Fallada[8]
  • 2011 : Séminaire Marx au XXIe siècle, organisé par Jean Salem
  • 2011 : Le Fétichisme dans “Le Capital” de Karl Marx et le capital
  • 2011 : Marxisme et philosophie du langage
  • 2011 : Heidegger face à Lukács, quelle ontologie ?
  • 2010 : Jean-Paul Lambert sur l'abolition du profit monétaire et de la monnaie
  • 2009 : Michel, objecteur de croissance, cherche du travail et fait l'éloge de la démotivation à Notre-Dame-des-Landes
  • 2009 : Toute la vérité sur la Guerre d'Espagne, soirée Retirada avec 3 générations de républicains
  • 2008 : Saga électorale dans le XIe arrondissement de Paris au marché de la Bastille, pour les élections municipales
  • 2008 : La Batailleuse, ferme pédagogique pour petits et grands
  • 2008 : Christian Sunt présente doctement le mouvement politique des objecteurs de croissance
  • 2007 : Pour une autre approche cinématographique
  • 2007 : Les Bogomiles ou les Aimés de Dieu, comme disaient les gens – les Cathares, 3 parties
  • 2006 : L'Internationale des fonctionnaires, 2 parties
  • 2002 : Écrivains, artistes, soyez les kamikazes de la culture (court-métrage documentaire en vidéo)
  • 2002 : Le cinéma Le Denfert donne carte blanche à Raphaël Bassan (court-métrage documentaire en vidéo)
  • 1993 : Isabelle et les 27 voleurs
  • 1991 : John, le dernier ouvrier sur terre, l'an 2024
  • 1991 : Paroles tues ou Aimer en étrangère à Paris
  • 1986 : Lettre à l'ami suisse numéro 7
  • 1983 : La Voiture
  • 1983 : Fragments pour un discours théâtral : Vitez, le conservatoire
  • 1982 : L'État de bonheur... permanent (documentaire)
  • 1978 : Le Barbouillé ou la Mort gaie
  • 1978 : Cinq leçons de théâtre d'Antoine Vitez
  • 1976 : Antoine Vitez s'amuse avec Claudel et Brecht
  • 1974 : La Fête aujourd'hui, la Fête demain (documentaire politique)
  • 1974 : L'Enfant aux yeux morts (court-métrage)

Publications

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  • 1991: Enfin, rompue la chaîne de la mort… : première grève de la faim au monde pour une autre télévision, journal de bord…, Paris, L'Harmattan.
  • 1995: Les Bogomiles, ou les Aimés de Dieu: comme disaient les gens.
  • 2000: Pratiquons nos idées, Paris, L'Harmattan.
  • 2004: Ophélie fait la grève de la faim avec docteur X en arrière-plan: une pièce ordinaire sur des choses extraordinaires, Paris, L'Harmattan.
  • 2010: Sonata bio-quanta ou Faust musicien: Une pièce interdisciplinaire, Paris, L'Harmattan.
  • 2013: Dire le passé, avant et après la Seconde guerre mondiale, pour apprendre à agir, aujourd'hui, ici et ailleurs, textes de Miladin Kolev (1915-1989), présentés par sa fille, Maria Koleva, Paris, L'Harmattan[9].
  • 2016: La journaliste en lutte : ses notes constructives sur ses actions de l'intérieur en Bulgarie de 1944 à 1958 pour réussir avec le peuple l'avenir de la démocratie populaire, faites comme elle ici et ailleurs!, textes de Nedialka Karalieva, présentés par sa fille, Maria Koleva, Paris, L'Harmattan[10],[11].

Bibliographie

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Notes et références

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  1. Paul-Éric Langevin, "Maria Koleva (1940-2025)", https://interdisciplinarite.blogspot.com/2025/05/maria-koleva-1940-2025.html
  2. Ecrits de Maria Koleva, sur Calaméo (1300 pages).
  3. « Maria Koleva – Bio – Actu- Les Editions L’Harmattan », sur Editions L’Harmattan (consulté le )
  4. Le Cinoche Vidéo de Maria Koleva, sur le site Le Monde libertaire.
  5. Entretien avec Maria Koleva, dans la revue Projections n° 24, juin 2007, pages 8 et 9.
  6. Filmographie de Maria Koleva, sur le site L'Internaute.
  7. « Voir le site internet de la Cinémathèque française », sur cinematheque.fr via Wikiwix.
  8. « Seul dans Berlin ? », sur BNF, Maria Koleva films [prod., distrib.] (Paris), (consulté le ).
  9. Dire le passé, avant et après la Seconde guerre mondiale, pour apprendre à agir, aujourd'hui, ici et ailleurs, biographie de Miladin Kolev (1915-1989), présentée par Maria Koleva, sur le site des éditions L'Harmattan.
  10. La journaliste en lutte, extrait du livre sur Nedialka Karalieva, présenté par Maria Koleva, sur api.pageplace.de.
  11. La journaliste en lutte extrait du livre sur le site des éditions L'Harmattan.

Liens externes

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