Maria Manuel Mota
Maria Manuel Dias da Mota, née à Vila Nova de Gaia le , est une biologiste portugaise connue pour ses travaux sur le paludisme. Avec ses équipes, elle met au jour l'importance d'un organe, le foie, dans la diffusion de la maladie et l'importance de l'état de santé et de l'environnement dans sa virulence. Ses travaux sont récompensés de nombre prix.
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Université de Porto (maîtrise) (jusqu'en ) University College de Londres (docteur en philosophie) (jusqu'en ) University College de Londres |
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Université de Lisbonne Instituto Gulbenkian de Ciência (en) NYU Langone Medical Center (en) National Institute for Medical Research (en) Instituto de Medicina Molecular (en) |
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Commandeure de l'ordre de l'Infant Dom Henri () Prix Pessoa () Mulheres na Ciência (d) () |
Biographie
modifierMaria Manuel Dias da Mota naît en 1971 à Vila Nova de Gaia au Portugal[1]. Elle obtient son diplôme de biologie en 1992 et sa maîtrise en immunologie en 1994 à l'université de Porto[2],[3]. C'est en voyant lors d'une conférence une grande image de leishmaniose et une présentation de l'immunologue Bill Jarra que naît son envie d'étudier le sujet du parasitisme[3]. Durant cette période, elle est encadrée par l'immunologiste Maria de Sousa (pt)[3]. Elle poursuivit ses études par un doctorat en parasitologie moléculaire soutenu en 1998 à l'University College de Londres[1]. Elle travaille et enseigne un temps à la New York University School of Medicine[4]. En 2002, elle revient au Portugal[4]. Depuis 2005, elle est directrice de l'unité de paludisme à l'Institut de médecine moléculaire (pt) (IMM) de Lisbonne[5]. La scientifique se considère comme féministe et s'est engagée pour l’accès à l’éducation des femmes[1].
Travaux
modifierDepuis 1995, Maria Mota étudie le paludisme, une maladie qui, bien que largement connue et étudiée, tue environ 400 000 personnes par an, notamment sur le continent africain où elle est endémique[3]. Elle étudie les parasites responsables de la maladie, du genre Plasmodium[3]. Les travaux de la scientifique et de son équipe, publiés dans la revue Nature Communications, montrent que suite à la piqure d'un moustique, lorsque les parasites pénètrent dans le corps humain, ils parcourent un long chemin jusqu'au foie[3],[6]. Contrairement à ce qui était pensé, le système immunitaire détecte donc l'infection mais pas dans cet organe[7]. De plus, le foie est une étape clé puisque c'est ici qu'est stocké un acide aminé, la méthionine, qui lui est indispensable[3]. C'est dans le foie qu'il se multiplie avant de retourner dans la circulation sanguine et déclencher la maladie[3]. Cette découverte ouvre la voie à de nouvelles mesures prophylactiques visant à bloquer ou à réduire l'infection hépatique[8],[3],[6]. En 2017, elle démontre que le parasite responsable du paludisme détecte l’état nutritionnel de l’hôte et devient plus ou moins agressif en fonction de celui-ci, mais aussi de l'environnement de sa victime[1],[7].
Durant la pandémie de 2020, Maria Mota développe le premier kit de diagnostic portugais de COVID-19[9],[3].
Hommages et distinctions
modifier- 2003 - Prix du jeune chercheur de l'Organisation européenne de biologie moléculaire[1]
- 2004 - Prix du jeune chercheur européen, décerné par la Fondation européenne de la science[1]
- 2005 -
Commandeur de l'ordre de l'Infant Dom Henri[10] - 2013 - Prix Pessoa d'une valeur de 60 000 euros[2]
- 2017 - Prix Pfizer pour son travail dans le domaine du paludisme
- 2018 - Prix Sanofi - Pasteur d'une valeur de 150 000 euros[7]
- 2020 - Prix Dona Antónia Adelaide Ferreira (pt) pour l'ensemble de sa carrière[11]
- 2025 - Récompensée par le prix des femmes les plus influentes du Portugal en 2024[4]
Publications
modifier- (en) Miguel Prudêncio, Ana Rodriguez et Maria M. Mota, « The silent path to thousands of merozoites: the Plasmodium liver stage », Nature Reviews Microbiology, vol. 4, no 11, , p. 849–856 (ISSN 1740-1534, DOI 10.1038/nrmicro1529, lire en ligne, consulté le )
- (en) Maria M. Mota, Gabriele Pradel, Jerome P. Vanderberg et Julius C. R. Hafalla, « Migration of Plasmodium Sporozoites Through Cells Before Infection », Science, vol. 291, no 5501, , p. 141–144 (DOI 10.1126/science.291.5501.141, lire en ligne, consulté le )
- (en) Ana Pamplona, Ana Ferreira, József Balla et Viktória Jeney, « Heme oxygenase-1 and carbon monoxide suppress the pathogenesis of experimental cerebral malaria », Nature Medicine, vol. 13, no 6, , p. 703–710 (ISSN 1546-170X, DOI 10.1038/nm1586, lire en ligne, consulté le )
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 (pt) « Já se sabe quem são as vencedoras dos Prémios Dona Antónia », Líder
- 1 2 (pt) « Prémio Pessoa 2013 atribuído à cientista Maria Mota », PÚBLICO (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 (pt) Sofia Teixeira, « A portuguesa que quer erradicar a malária », Observador (consulté le )
- 1 2 3 (pt) Filipe S. Fernandes, « As 50 Mulheres Mais Influentes de Portugal: quem são e o que fazem », Executiva, (consulté le )
- ↑ (pt) Nuno Domingues, « Maria Manuel Mota: "A ciência vai descobrir tudo. Não sei é quando" », sur Jornal de Notícias, (consulté le )
- 1 2 (pt) Teresa Firmino, « O parasita da malária atira uma pedra às células do fígado e… entra », PÚBLICO (consulté le )
- 1 2 3 (pt) Vera Novais, « Maria Manuel Mota: “Não é um balúrdio de dinheiro, mas é livre” », sur Observador, (consulté le )
- ↑ (pt) « Estudo liderado por Maria Manuel Mota revela como parasitas da malária entram no fígado », www.cmjornal.pt (consulté le )
- ↑ (pt) « Maria Manuel Mota, cientista: “Este é um vírus relativamente bonzinho” », Jornal Expresso (consulté le )
- ↑ « Cidadãos Nacionais Agraciados com Ordens Portuguesas », Presidência da República Portuguesa (consulté le )
- ↑ (pt) « Maria Manuel da Mota e Sara do Ó distinguidas com Prémio Dona Antónia », Dinheiro Vivo, (consulté le )