Maria Zambaco

Étude d'Edward Burne-Jones, 1866, Pastel sur papier, 20.5 x 31.4 cm, Birmingham Museum and Art Gallery

Portrait de Dante Gabriel Rossetti, c. 1870

Étude d'Edward Burne-Jones, c.1870

Portrait de Maria Zambaco, par Edward Burne-Jones, 1871

Maria Theresa Zambaco, Dante Gabriel Rossetti, 1870, Pastel sur papier, 100 x 72 cm, Clemens-Sels

Phyllis et Demophoön, par Edward Burne-Jones, 1870, Birmingham Museum and Art Gallery
![The Beguiling of Merlin, par Edward Burne-Jones, 1872–1877, Lady Lever Art Gallery]()
The Beguiling of Merlin, par Edward Burne-Jones, 1872–1877, Lady Lever Art Gallery
![The Tree of Forgiveness, par Edward Burne-Jones, 1882, Lady Lever Art Gallery]()
The Tree of Forgiveness, par Edward Burne-Jones, 1882, Lady Lever Art Gallery
![Medal, c. 1885, alloy, 11.5 cm, British Museum, Museum number 1887,0209.2]()
Medal, c. 1885, alloy, 11.5 cm, British Museum, Museum number 1887,0209.2
Maria Zambaco née Marie Terpsithea Cassavetti (grec moderne : Μαρία Τερψιθέα Κασσαβέτη, parfois orthographié Maria Tepsithia Kassavetti ou appelée Mary) le à Lambeth (Londres) et morte le à Paris, est une sculptrice et modèle préraphaélite britannique.
| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Μαρία Τερψιθέα Κασσαβέτη |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités | |
| Père |
Demetrios Cassavetti (d) |
| Mère |
Euphrosyne Ionides (d) |
| Parentèle |
Aglaia Coronio (cousine germaine) Constantine Alexandre Ionides (cousin germain) Alexandre Constantin Ionides (en) (oncle) |
| Mouvement | |
|---|---|
| Influencée par |
Biographie
modifierJeunesse et famille
modifierMaria Zambaco est l’aînée des cinq enfants du riche marchand anglo-hellénique Demetrios Cassavetti (1811-1858) et de sa femme Euphrosyne, née Ionides (1822–1896). Elle est la nièce du consul grec et célèbre mécène Alexander Constantine Ionides (en).
Maria Zambaco et ses deux cousines Marie Spartali Stillman et Aglaia Coronio sont connues collectivement entre amis sous le nom de « les Trois Grâces », d'après les Charites de la mythologie grecque[1]. Les trois cousines apparaissent dans le tableau Le Moulin (Burne-Jones) (en)[2].
Après avoir hérité de la fortune de son père en 1858, elle peut mener une vie plus indépendante et est connue pour ne pas être chaperonnée alors qu'elle n'était pas encore mariée[3].
Vie artistique
modifierMaria Zambaco étudie l'art à la Slade School of Fine Art avec Edward Burne-Jones à Londres puis avec Alphonse Legros et Auguste Rodin à Paris[1]. Elle travaille comme sculptrice dans les années 1880, louant un atelier à Chelsea, Londres à Louise Jopling en 1884[4].
Le British Museum détient quatre de ses médailles dont elle a fait don, représentant des têtes de jeunes filles[5].
Elle expose à la Royal Academy en 1887 et à la Arts and Crafts Exhibition Society de 1889 à Londres[6]. Elle expose également au Salon de Paris dès 1896[1],[7].
Appréciée des cercles préraphaélites pour ses cheveux roux foncé et sa peau pâle, elle est le modèle la plus remarquable de l'artiste Edward Burne-Jones. Elle est également modèle pour James McNeill Whistler et Dante Gabriel Rossetti.
Vie privée
modifierEn 1860, Maria Zambaco effraie son premier admirateur, George du Maurier, qui la qualifie de « " grossière et inaccessible mais d'un grand talent et d'une beauté vraiment merveilleuse»[8].
Elle épouse Demetrius Zambaco, un médecin divorcé et parisien issu de la communauté grecque le à Londres[1]. Ils vivent initialement à Pairs et ont un fils, Dmitri Francois Zambaco (1862–1938) et une fille, Maria Euphrosyne Zambaco Ball (1865–1899). Le mariage n'est pas un succès et elle retourne vivre avec sa mère à Londres en 1866[1].
Edward Burne-Jones la rencontre pour la première fois en 1866, lorsque sa mère lui demande de la peindre en Cupidon et Psyché, et ils ont une liaison qui dure au moins jusqu'en . Ils restent en contact par la suite. Dans The Memorials of Edward Burne -Jones de Georgiana Burne-Jones, l'affaire n'est pas mentionnée, mais les années 1868-1871 sont décrites comme « Cœur, toi et moi ici, tristes et seuls » (d'après le poème de John Keats : Why Did I Laugh Tonight ? )[9]. En 1869, Edward Burne-Jones tente de quitter sa femme pour elle, ce qui provoque un grand scandale. Maria Zambaco le supplie de se suicider avec elle par overdose de laudanum au bord du canal de la Petite Venise et la police doit être appelée[10].
Après leur rupture, Maria Zambaco continue à apparaître dans les peintures de Burne-Jones en tant que sorcière ou tentatrice, comme dans sa dernière œuvre majeure d'elle, The Beguiling of Merlin (1872-1877), et la controversée Phyllis and Demophoön (1870), qui est retiré de l'affiche à la Royal Watercolour Society. Des amis de la famille Burne-Jones, comme Rosalind Howard, isolent Maria Zambaco socialement[11].
Elle meurt à Paris en 1914 et son corps est ramené pour inhumation dans le sarcophage familial à la nécropole grecque orthodoxe du cimetière métropolitain sud de Norwood à Londres, où elle est enregistrée sous son nom de jeune fille.
Galerie
modifier- Étude d'Edward Burne-Jones, 1866, Pastel sur papier, 20.5 x 31.4 cm, Birmingham Museum and Art Gallery
- Portrait de Dante Gabriel Rossetti, c. 1870
- Étude d'Edward Burne-Jones, c.1870
- Portrait de Maria Zambaco, par Edward Burne-Jones, 1871
- Maria Theresa Zambaco, Dante Gabriel Rossetti, 1870, Pastel sur papier, 100 x 72 cm, Clemens-Sels
- Phyllis et Demophoön, par Edward Burne-Jones, 1870, Birmingham Museum and Art Gallery
- The Beguiling of Merlin, par Edward Burne-Jones, 1872–1877, Lady Lever Art Gallery
- The Tree of Forgiveness, par Edward Burne-Jones, 1882, Lady Lever Art Gallery
- Medal, c. 1885, alloy, 11.5 cm, British Museum, Museum number 1887,0209.2
Bibliographie
modifier- Biographie de Maria Zambaco
- Charlotte Yeldham: 'Pre-Raphaelite women artists (act. 1848–1870s)' in: Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004; edn en ligne,
- Marsh, Jan, Pre-Raphaelite Sisterhood, (Londres: 1985)
- MacCarthy, Fiona, The Last Pre-Raphaelite (Londres: Faber & Faber, 2011)
- Registres d'achat du cimetière de West Norwood
- Daly, Gay, Pre-Raphaelites in Love (Glasgow: HarperCollins, 1989)
- Marsh, Jan et Nunn, Pamela Gerrish, Women Artists and the Pre-Raphaelite Movement (Londres: Virago, 1989)
- Dimbleby, Josceline, A Profound Secret: May Gaskell, her daughter Amy, and Edward Burne-Jones (Londres : Black Swan, 2005)
- Legs de Constantine Ionide au V&A
Références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Maria Zambaco » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 3 4 5 (en) Jan Marsh, Oxford Dictionary of National Biography, « Zambaco [née Cassavetti], Maria Terpsithea [Mary; Marie] »
, sur www-oxforddnb-com, (DOI https://doi-org.wikipedialibrary.idm.oclc.org/10.1093/odnb/9780198614128.013.64756, consulté le ) - ↑ Edward Coley (Sir) Burne-Jones, The Mill: Girls Dancing to Music by a River, Victoria and Albert Museum, (lire en ligne)
- ↑ Marsh, Jan, Pre-Raphaelite Sisterhood, (London: 1985), p. 271
- ↑ « Settlement and building: Artists and Chelsea Pages 102-106 A History of the County of Middlesex: Volume 12, Chelsea. », British History Online, Victoria County History, 2004 (consulté le )
- ↑ MacCarthy, Fiona, The Last Pre-Raphaelite (London: Faber & Faber, 2011), p. 206
- ↑ (en) Jill Berk Jiminez, Dictionary of Artists' Models, Routledge, (ISBN 978-1-135-95914-2, lire en ligne)
- ↑ British Museum - Maria Zambaco (Biographical details)
- ↑ (en) Stephen Ponder, « Maria Cassavetti, Mrs Zambaco (1843-1914) »
, sur nationaltrustcollections.org.uk, (consulté le ) - ↑ Burne-Jones, Georgiana, The Memorials of Edward Burne-Jones, 2 Vol, (London: 1904)
- ↑ Marsh, Jan, Pre-Raphaelite Sisterhood, (London: 1985), p. 273
- ↑ MacCarthy, Fiona, The Last Pre-Raphaelite (London: Faber & Faber, 2011), p. 217
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :