Constance de Jésus

carmélite membre des carmélites de compiègne
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Marie-Geneviève Meunier, en religion sœur Constance de Jésus, née le à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) (paroisse Saint-Marcel) et morte le 29 messidor an II () à Paris, est la plus jeune des carmélites de Compiègne guillotinées durant la Grande Terreur. Elle est alors encore novice au Carmel.

Sœur Constance de Jésus
Image illustrative de l’article Constance de Jésus
L'exécution des Carmélites,
vitrail de l'église Notre-Dame du Mont-Carmel,
Quidenham, Angleterre.
Sainte, martyre
Date de naissance
Lieu de naissance Saint Denis (Seine-Saint-Denis)
Date de décès (à 29 ans)
Lieu de décès barrière de Vincennes (Paris)
Nom de naissance Marie-Geneviève Meunier
Nationalité Drapeau de la France Française
Ordre religieux Ordre des Carmes déchaux
Béatification
par le pape Pie X
Canonisation
par le pape François
Vénéré par Église catholique romaine, Ordre du Carmel
Fête 17 juillet

Béatifiée le par le pape Pie X et canonisée le par le pape François[1], elle est fêtée le [2] avec l'ensemble des carmélites martyres de Compiègne.

Biographie

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Enfance et entrée au Carmel

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Acte de baptême de Marie Geneviève Meunier, Sœur Constance de Jésus, le 29 mai 1765 en l'église Saint-Marcel à Saint-Denis (diocèse de Paris).

Fille de Noël Meunier, laboureur, et de Marie Geneviève Boursier, Marie-Geneviève Meunier naît le paroisse Saint Marcel à Saint-Denis (alors dans le Diocèse de Paris et aujourd'hui en Seine-Saint-Denis). Elle est baptisée le lendemain, , en l'église Saint-Marcel de Saint-Denis : son parrain est Jean-Baptiste La Croix, maître-charpentier, et sa marraine est Marie Louise Bajot[3].

L'église Saint-Marcel, dont l'origine remonte au Moyen Âge, était alors une des nombreuses paroisses de Saint-Denis, elle était réputée comme « la plus belle des églises paroissiales de la ville de Saint-Denis » : elle est détruite pendant la Révolution française[4].

Marie-Geneviève Meunier entre au Carmel le [A 1].

La Révolution

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Lorsque la Révolution française éclate en 1789, elle est la plus jeune[5] du Carmel de Compiègne (elle est alors âgée de 24 ans) qui compte vingt-et-une religieuses. Elle n'a pas encore prononcé ses vœux d'engagement.

En décembre 1789, sœur Constance de Jésus alors novice au Carmel se trouve interdite par le décret du [6] de suspension des vœux dans les monastères[7] de prononcer ses vœux. Elle reste donc novice, accompagnant fidèlement ses sœurs carmélites.

À cause du décret du qui supprime les ordres religieux, chaque carmélite est invitée à déclarer si son intention est de sortir de son monastère. Toutes affirment « vouloir vivre et mourir dans cette sainte maison ». Constance décide de rester, alors qu'elle n'a pas prononcé ses vœux, et que le but de cette loi était justement de « libérer » les religieuses supposément enfermées contre leur volonté dans les couvents[A 2].

Les lois de Prairial an II durcissent la politique antireligieuse et le 5 messidor an II (), les religieuses sont arrêtées et incarcérées dans l'ancien couvent de la Visitation devenu prison. Elles sont envoyées le 24 messidor an II () à Paris pour être jugées par le Tribunal révolutionnaire.

La première exécutée

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Plaque en mémoire des 16 carmélites de Compiègne au cimetière de Picpus.

Les seize religieuses, conduites par leur supérieure, Mère Thérèse de Saint-Augustin, quittent la prison vers 18h et prennent le chemin de la guillotine, qui a été transférée de la place de la Concorde à la place du trône renversé en chantant des cantiques tout au long du parcours (le Miserere, le Salve Regina). Vêtues de leurs manteaux blancs de religieuses, elles descendent des charrettes, puis se mettent à genoux et entonnent le Te Deum, prononcent le renouvellement de leurs vœux et chantent le Veni Creator[Note 1].

À 20 heures, les assistants du bourreau, Charles-Henri Sanson, viennent chercher en premier sœur Constance de Jésus, qui est aussi la plus jeune. Sœur Constance fait une génuflexion devant la mère supérieure pour lui demander la permission de mourir. En montant les marches de l'échafaud, elle entonne le Laudate Dominum[Note 2],[A 3]

Les quinze autres carmélites sont exécutées ensuite, continuant à chanter à la suite de sœur Constance. Les chants des religieuses, durant leur parcours jusqu'à la guillotine, puis gravissant l'échafaud, impressionnèrent fortement la foule qui assistait en silence au transfert des religieuses et à leur exécution[8]. « On ne saurait croire l'impression de respect que commandait le dévouement de ces généreuses victimes ; toutes soupiraient après le moment de leur sacrifice, toutes s'exhortaient à rester fermes et généreuses dans le dernier combat... ; elles avaient l'air d'aller à leurs noces » (témoignage d'un employé de la prison)[9].

Les dépouilles de sœur Constance et des autres carmélites sont jetés de nuit dans l'une des deux fosses communes du cimetière de Picpus[10]. Ils se trouvent encore dans le jardin des religieuses[réf. nécessaire].

Notes et références

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  1. C'est l'hymne chanté pour les cérémonies entre autres de renouvellement des vœux dans les monastères.
  2. Psaume chanté lors des fondations des carmels, avec la symbolique de fonder au Ciel une nouvelle communauté[réf. nécessaire].

Références

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  1. Xavier Sartre, « Les carmélites de Compiègne, guillotinées en 1794, sont saintes », VaticaNews, (lire en ligne, consulté le ).
  2. « Bienheureuse Charlotte », sur Nominis, nominis.cef.fr (consulté le ).
  3. Archives municipales de Saint-Denis - Registre des actes de baptême, mariage et sépulture, 1761-1765, cote GG 396/1, Paroisse Saint Marcel, image 127 sur 143, acte N° 43
  4. « L'église Saint-Marcel », sur culture.fr via Internet Archive (consulté le ).
  5. « Histoire du martyre communautaire », sur Martyre de la communauté des 16 carmélites de Compiègne, martyres.carmelites.free.fr (consulté le ).
  6. « Décret du 28 octobre 1789 concernant les vœux monastiques | ARCPA », sur archives-parlementaires.persee.fr (consulté le )
  7. « Chronologie Carmélites de Compiègne », sur carmel.asso.fr via Wikiwix, carmel.asso.fr (consulté le ).
  8. Michel Lafontaine, « Carmélites de Compiègne - Qui sont-elles ? », sur lecarmel.org via Wikiwix, lecarmel.org (consulté le ).
  9. J. Marseille, « Les carmélites de Compiègne », sur histoire-compiegne.com via Wikiwix, histoire-compiegne.com (consulté le ).
  10. Stéphane-Marie Morgain, L'Amour sera toujours vainqueur : les carmélites martyres de Compiègne, pensées et témoignages, du Carmel, , 132 p. (ISBN 978-2900424605), p. 14-24.


  1. Jean Viguerie, « url=https://histoire-compiegne.com/wp-content/uploads/BULLETINS/34-23.pdf », Bulletin, Société historique de Compiègne, no 34, , p. 149[Information douteuse]
  2. Jean Viguerie, « La résistance des religieuses à la persécution révolutionnaire : Contribution à l'histoire de l'héroïsme féminin », Bulletin, Société historique de Compiègne, no 34, , p. 79 (lire en ligne [PDF], consulté le ). Les études ont montré que plus de 90 % des religieuses françaises choisiront de rester dans leurs couvents malgré les difficultés.[réf. nécessaire]
  3. Jean Viguerie, « La résistance des religieuses à la persécution révolutionnaire : Contribution à l'histoire de l'héroïsme féminin », Bulletin, Société historique de Compiègne, no 34, , p. 92 (lire en ligne [PDF], consulté le ).

Annexes

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Bibliographie

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  • Abbé Gérald de Servigny, Le martyre des carmélites de Compiègne, Pour l'Église et la France, Éditions Sainte-Madeleine, 2026, 144 p.
  • William Bush, Apaiser la Terreur, Clovis, Étampes, 2001

Liens externes

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