Suzanne Bérard

universitaire française et professeure de littérature française (1915-2006)
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Suzanne Bérard, née le 1er octobre 1915 à Lyon (1er arrondissement)[1], morte le à Palaiseau est une universitaire française, spécialiste d'Honoré de Balzac et du théâtre durant la Révolution française.

Suzanne Bérard
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Fonction
Membre de l'École française de Rome
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 90 ans)
PalaiseauVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Marie Suzanne Nicole Jeanne JaninVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Spécialiste de littérature française, professeure d’universitéVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Conjoint
Jean Bérard (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Maître
Directeur de thèse
Distinctions

Biographie

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Famille

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Le 1er octobre 1915, Marie Suzanne Nicole Jeanne naît de père inconnu et de mère inconnue, rue Terme à Lyon (1er arrondissement), et reçoit le nom de famille de Collon[1]. Le 6 juin 1942, elle est reconnue par Jeanne Marie Janin, institutrice. Elle serait la fille adultérine d'Édouard Herriot, maire de Lyon.

Le 19 août 1942, elle épouse à Lyon (4e arrondissement) Jean Bérard, normalien et helléniste[2].

Carrière d’enseignante

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En 1935, Suzanne Bérard est reçue à l'École normale supérieure, où elle est la condisciple de Renée Charleux, de Marie-Claire Canque et de Jacqueline Rochard[3]. Elle fait partie des quarante-et-une femmes reçues à l'École normale avant que le concours d'entée ne soit fermé aux femmes sous l'Occupation[4].

En 1939, Suzanne Bérard est reçue, la treizième, à l'agrégation de lettres[5]. En 1940, elle est nommée membre suppléant de l'École française de Rome pour étudier la colonie juive de Rome, mais son séjour est interrompu par la guerre, et elle devient professeure en khâgne à Lyon[6].

En , son mari meurt dans un accident de voiture. En 1959, elle soutient sous la direction de Jean Pommier une thèse consacrée à la genèse du roman de Balzac Illusions perdues[7]. Les éditions Armand Colin publient en 1962 cette thèse alors qu'elle enseigne à l'université de Caen ; cet ouvrage en deux volumes reçoit le Grand prix de la Critique littéraire[7] et le prix Broquette-Gonin.

Dans les années suivantes, Bérard enseigne les lettres aux universités de Rouen, Reims puis Nanterre (Paris-X), publiant de nombreux articles sur Balzac, ainsi que sur le théâtre à l'époque révolutionnaire, qui fait l'objet de son deuxième ouvrage, posthume, en 2009[8].

Publications

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  • Suzanne J. Bérard, Illusions perdues : La Genèse d'un roman de Balzac : 1837, Paris, A. Colin, (BNF 37459182).
  • Suzanne J. Bérard, Le Théâtre révolutionnaire de 1789 à 1794 : La Déchristianisation sur les planches, Nanterre, Presses universitaires de Paris-Ouest, , 422 p. (ISBN 978-2-84016-037-3).

Annexes

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Bibliographie

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  • Reine-Marie Bérard, « Notices : Collon-Janin-Bérard, Marie-Suzanne », L'Archicube, no 3 bis, , p. 103-104.

Liens externes

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Notes et références

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  1. 1 2 Archives municipales de Lyon, « État civil du 1er arrondissement, registre des naissances de 1915, acte n°237, vue 41 / 49, 2E3741 » Accès libre, sur https://www.fondsenligne.archives-lyon.fr (consulté le )
  2. Archives municipales de Lyon, « État civil du 4e arrondissement, registre des mariages de 1942, acte n°197, vue 99/ 164, 2E3793 » Accès libre, sur https://www.fondsenligne.archives-lyon.fr (consulté le )
  3. Lucienne. Bibliothèque numérique de l'E.N.S. - P.S.L., « École normale supérieure. Promotion de 1935 » Accès libre, sur https://lucienne.ens.psl.eu (consulté le )
  4. Loukia Efthymiou, « Le genre des concours », Clio, vol. 18, , p. 91-112 (lire en ligne)
  5. André Chervel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 » Accès libre, sur https://rhe.ish-lyon.cnrs.fr, (consulté le )
  6. Bérard 2007, p. 103.
  7. 1 2 « Le Prix de la critique littéraire à Mme Jean-Bérard », Le Monde, (lire en ligne).
  8. Bérard 2007, p. 103-104.