Marie Marimon
Marie Marimon est une cantatrice (soprano) française née le à Paris (anc. 2e) et morte le à Paris 17e. l'une des chanteuses attitrées des soirées, des Tuileries, au milieu et à la fin du Second Empire.
| Naissance |
Paris (anc. 2e) |
|---|---|
| Décès |
(à 83 ans) Paris 17e |
| Activité principale |
Artiste lyrique soprano |
| Style | opéra-comique, opéra |
| Activités annexes | professeur de chant |
| Lieux d'activité | France, Belgique, Royaume-Uni, États-Unis |
| Maîtres |
Laure Cinti-Damoreau Gilbert Duprez |
Répertoire
Scènes principales
Biographie
modifierMarie Antoinette Ernestine Marimon naît le à Paris (anc. 2e) de Fanny Élisa Marimon[1]. Contrairement aux habitudes de l'époque, elle ne fréquente pas le Conservatoire mais se forme auprès de Laure Cinti-Damoreau, puis de sa fille Marie Damoreau et enfin de Gilbert Duprez[2].
Léon Carvalho, directeur du Théâtre-Lyrique, l'entend en 1856 lors d'un concert d'élèves et l'engage aussitôt pour trois ans[2]. Elle fait ses débuts sur la scène du boulevard du Temple en décembre 1857 dans La Demoiselle d'honneur de Théophile Semet. Elle se fait ensuite entendre dans La Perle du Brésil de Félicien David, La Fanchonnette de Louis Clapisson, Broskowano de Louis Deffès, Abu Hassan de Carl Maria von Weber[2], et Orphée de Christoph Willibald Gluck dans la nouvelle version révisée par Hector Berlioz.
Elle entre ensuite à l'Opéra-Comique où elle crée le rôle de Maïma dans Barkouf de Jacques Offenbach en 1860. Elle y chante également Les Diamants de la couronne de Daniel-François-Esprit Auber, Le Pré aux clercs de Ferdinand Hérold, Le Songe d'une nuit d'été d'Ambroise Thomas, Les Noces de Jeannette de Victor Massé ou encore Le Toréador d'Adolphe Adam[3].
Sa création d'Une folie à Rome de Federico Ricci le est particulièrement remarqué. Selon le journal Comœdia, elle trouve là « le rôle brillant, tout de bravoure spirituelle qui convenait à sa voix extraordinairement étendue et dont la souplesse se jouait au milieu de toutes les difficultés »[3].
À la suite de ce succès, elle est sollicitée par l'étranger. Elle se produit ainsi sur scène et en concert aux États-Unis, en Belgique, aux Pays-Bas et surtout en Angleterre. Elle fait ses débuts à Covent Garden le , puis chante, en italien, La Fille du régiment à Drury Lane en 1871-72 sous la direction de James Henry Mapleson (en).

Elle se produit à nouveau à Paris à la Gaîté en 1876[3], puis se retire de la scène en 1884.
La cantatrice Marietta Alboni lui avait légué un piano dont elle a fait don à l'Académie nationale de Musique[3].
Célibataire, Marie Marimon meurt le dans le 17e arrondissement de Paris[4] et est inhumée au cimetière du Père-Lachaise (17e division).
Répertoire
modifier- 1857 : La Demoiselle d'honneur de Théophile Semet, Théâtre-Lyrique : Reinette
- 1858 : La Perle du Brésil de Félicien David, Théâtre-Lyrique
- 1858 : La Fanchonnette de Louis Clapisson, Théâtre-Lyrique
- 1858 : Broskowano de Louis Deffès, Théâtre-Lyrique
- 1859 : Abu Hassan de Carl Maria von Weber, Théâtre-Lyrique
- 1859 : Orphée de Christoph Willibald Gluck
- 1860 : Barkouf de Jacques Offenbach, Opéra-Comique : Maïma
- Les Diamants de la couronne de Daniel-François-Esprit Auber, Opéra-Comique
- Le Pré aux clercs de Ferdinand Hérold, Opéra-Comique
- Le Songe d'une nuit d'été d'Ambroise Thomas, Opéra-Comique
- Les Noces de Jeannette de Victor Massé, Opéra-Comique
- Le Toréador d'Adolphe Adam, Opéra-Comique
- 1869 : Une folie à Rome de Federico Ricci, Opéra-Comique
Références
modifier- ↑ « Acte de naissance (vue 30-33/51) », état civil reconstitué, sur Paris-Archives (consulté le ).
- 1 2 3 Victor Herbin, « Esquisse biographique », L'Illustration de Bade, , p. 64-65 (lire en ligne).
- 1 2 3 4 Gaston de Pawlowski, « Marie Marimon », Comœdia, , p. 2 (lire en ligne).
- ↑ « Acte no 1799 (vue 2/31) », registre des décès de l'année 1923 pour le 17e arr., sur Paris-Archives (consulté le ).