Marlow Moss
Marlow Moss, pseudonyme de Marjorie Jewell Moss, est une peintre et sculptrice britannique née à Londres le et morte à Penzance le . Elle est considérée aujourd'hui comme une personnalité Queer.
| Naissance | |
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| Décès | |
| Période d'activité |
- |
| Nationalités |
britannique (jusqu'au ) britannique |
| Activités | |
| Formation |
Slade School of Fine Art Académie Moderne St John's Wood Art School (en) |
| Lieux de travail |
Paris (), Biggekerke (), Cornouailles (- |
| Influencée par |
Biographie
modifierNée dans la grande bourgeoisie londonienne, Marlow Moss étudie le piano, puis la danse, jusqu'à sa rupture avec sa famille en 1919[1]. Elle étudie dans deux écoles différentes, la St John’s Wood School of Art et la Slade School of Fine Art, avant de se retirer en Cornouailles[2].
Elle revient ensuite à Londres et c'est à cette époque qu'elle se rase les cheveux et adopte un style vestimentaire masculin. Elle décide alors de se faire appeler Marlow Moss, même si le premier exemplaire de Abstraction-Création : Art non figuratif de 1932 la désigne encore comme Marjorie Moss[3]. Lesbienne et brouillant les stéréotypes de genre, Marlow Moss a donc pu être considérée comme queer et a influencé des artistes contemporains comme l′artiste drag Sasha Velour qui lui a rendu hommage dans sa vidéo Tate Shots de 2019[4],[3].
En 1927, elle se rend à Paris où elle fréquente l'Académie Moderne et des peintres comme Fernand Léger et Piet Mondrian[5]. C'est après sa rencontre avec lui qu'elle se tourne vers le néo-plasticisme[6]. Les deux artistes auraient communiqué entre 1929 et 1938. Ils se sont inspirés mutuellement du travail de l'autre[2]. À Paris, Marlow Moss rencontre également sa partenaire, l′écrivaine néerlandaise Antoinette Hendrika Nijhoff-Wind[7].
Elle fait partie de l'Association Abstraction-Création, de sa création en 1931 jusqu'à sa fin en 1936, et participe à chacun des cahiers publiés par le groupe[8]. Elle expose ses œuvres à plusieurs reprises à Paris, notamment avec le groupe des Surindépendants et plus le tard le Salon des réalités nouvelles[8].
Elle quitte la France en 1940, quittant son atelier de Gauciel, dit le château d'Evreux, qui sera détruit pendant la guerre. Elle s'installe alors à Lamorna. Après la guerre et jusqu'à la fin de sa vie, elle vit entre l'Angleterre, la France et les Pays-Bas. En Angleterre, elle collabore au groupe Espace de Londres[6].
Œuvre
modifierSon esthétique est proche de celle de Piet Mondrian et du courant du néoplasticisme[9]. Marlow Moss est à l'origine de plusieurs innovations dans le néoplasticisme, comme l'utilisation du format vertical[10]. Elle s'est notamment singularisée par la création de la ligne double que Mondrian n'utilisait pas encore[11]. Il l'adopte toutefois dans quelques-unes de ses peintures deux ans après son invention par Moss[2]. La double ligne est devenue le symbole de l'œuvre de Moss, aussi bien dans ses peintures que dans ses sculptures. Elle a aussi pu être interprétée comme la non binarité de l'artiste, entre les deux genres[3].
C'est à partir de 1935 qu'elle s'intéresse de plus près au relief et commence à créer des compositions avec des cordages. Elle réintroduit alors les courbes dans son travail[6].
À son retour en Angleterre en 1940, elle poursuit ces expérimentations par la réalisation de plusieurs sculptures[5].
Notes et références
modifier- ↑ C. Gonnard et E. Lebovici, Femmes artistes / Artistes Femmes, édition Hazan, 2007, (ISBN 978 2 7541 0206 3)
- 1 2 3 « Marlow Moss », sur AWARE Women artists / Femmes artistes (consulté le )
- 1 2 3 (en) « Queering Constructivism: the legacy of Marlow Moss | Art UK », sur artuk.org (consulté le )
- ↑ (en-GB) Tate, « Queer Cornwall », sur Tate (consulté le )
- 1 2 Lucy Howarth, Marlow Moss, Eiderdown press, coll. « Modern women artists », (ISBN 978-1-9160416-2-2)
- 1 2 3 Éditions Larousse, « Marlow Moss - LAROUSSE », sur www.larousse.fr (consulté le )
- ↑ (en-GB) « Space, Movement, and Body: Marlow Moss - Stedelijk Studies », sur stedelijkstudies.com, (consulté le )
- 1 2 Lucy Harriet Amy Howarth, « Marlow Moss (1889-1958) », Other Faculty of Arts, Humanities and Business Theses, (DOI 10.24382/4114, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Tate St Ives Summer 2013: Marlow Moss » (consulté le )
- ↑ Marianne Le Pommeré, L' oeuvre de Jean Gorin: = The works of Jean Gorin = Das Werk von Jean Gorin, Zürich, Waser, , 560 p. (ISBN 978-3-908080-13-8)
- ↑ (en-GB) Joanna Moorhead, « ‘Her time has come’: did Mondrian owe his success to a cross-dressing lesbian artist who lived in a Cornish cove? », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- (en-GB) Joanna Moorhead, « ‘Her time has come’: did Mondrian owe his success to a cross-dressing lesbian artist who lived in a Cornish cove? », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )