Mars désarmé par Vénus
Mars désarmé par Vénus est un tableau de Jacques-Louis David conservé aux Musées royaux des beaux-arts de Belgique à Bruxelles.
| Artiste | |
|---|---|
| Date |
1824 |
| Type |
peinture mythologique |
| Technique |
huile sur toile |
| Dimensions (H × L) |
308 × 265 cm |
| Mouvement | |
| No d’inventaire |
3261 |
| Localisation |
La toile monumentale est l’ultime mise en scène de Jacques-Louis David et avec elle, il met fin à une longue carrière artistique. Il a 73 ans quand il commence ce tableau à Bruxelles et mettra trois ans pour l’achever. Dans un décor surréaliste avec un temple flottant sur les nuages, Vénus et ses acolytes, les trois grâces et Cupidon, s’activent. Mars, le dieu de la guerre, se laisse dépouiller de ses armes avec complaisance et succombe aux charmes de Vénus.
Cette œuvre impressionnante et ambitieuse est une tentative de réaliser la synthèse entre l’Antiquité, l’idéalisme et le réalisme. Plusieurs éléments peints par l'artiste proviennent de l'Antiquité : les personnages, le décor, les objets.
Le vieux peintre a produit une œuvre ironique et provocatrice et l'a exposée à Paris juste avant sa mort, alors qu’il était en exil et que le romantisme faisait sa percée au Salon.
Les modèles qu'il a sollicités sont pour la plupart des acteurs du Théâtre de la Monnaie : Vénus est incarnée par Marie Lesueur, Lucien Petipa est Cupidon, un abonné campe Mars (coiffé d'un casque prêté par le ténor Defossez qui le portait à l'Opéra) et l'une des Grâces est Mademoiselle Philippont, la maîtresse du prince d'Orange[1],[2].
Le tableau est présenté au Salon de 1824.
Description
modifierOn observe les personnages dans un lieu célèste, à gauche Mars regardant avec désir Vénus qui se rapproche de lui. Il a abandonné son bouclier ainsi que son arc à une servante à droite et donne son épée de la main gauche sans la regarder, mais conserve sa lance dressée dans la main droite. Cela symbolise l'abandon de son rôle guerrier pour une femme — donc l'amour. De plus, les deux colombes s'embrassant est un symbole d'un amour pur et futur, proche de Mars et Vénus. En bas à droite, Cupidon délaçant la chaussure de Mars (peut-être symbole d'un rapport sexuel futur). Au fond, deux femmes, l'une portant le casque de Mars, l'autre versant le nectar dans une coupe à partir d'une aiguière. Vénus est vue de dos, regardant Mars avec passion et lui présentant une couronne de fleurs.
Bibliographie
modifier- Musée d'Art Moderne, Œuvres choisies, Bruxelles, MRBAB, 2001, p. 18-19.
- Maïé Pacco, De Vouet à David : peintures françaises du Musée d'art ancien, XVIIe et XVIIIe siècles, Bruxelles, MRBAB, 1994, p. 86-89.
Références
modifier- ↑ (en) Alastair Macaulay, « Lucien Petipa as Jacques-Louis David’s Cupid », sur alastairmacaulay.com, (consulté le )
- ↑ « Marie Lesueur, la Vénus de Jacques-Louis David », sur curieuseshistoires.net (consulté le )
Liens externes
modifier- Ressource relative aux beaux-arts :