Marta Rovira

femme politique catalane

Marta Rovira i Vergés, née le à Vic (province de Gérone), est une femme politique espagnole, comptant parmi les dirigeants du mouvement indépendantiste catalan, membre de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC).

Marta Rovira
Illustration.
Marta Rovira en 2021.
Fonctions
Présidente de la Gauche républicaine de Catalogne
(intérim)
–
(6 mois et 4 jours)
Prédécesseur Oriol Junqueras
Successeur Oriol Junqueras
Secrétaire générale de la Gauche républicaine de Catalogne
–
(13 ans, 2 mois et 27 jours)
Président Oriol Junqueras
Elle-même (intérim)
Prédécesseur Joan Ridao
Successeur Elisenda Alamany
Députée au Parlement de Catalogne
–
(5 ans, 3 mois et 5 jours)
Élection
Réélection
Circonscription Barcelone
Législature Xe, XIe et XIIe
Groupe politique ERC
Successeur Assumpció Laïlla i Jou
Secrétaire générale de l’Alliance libre européenne
–
(3 ans)
Biographie
Nom de naissance Marta Rovira i Vergés
Date de naissance (49 ans)
Lieu de naissance Vic (Catalogne)
Nationalité Espagnole
Parti politique ERC (depuis 2005)
Diplômée de Université Pompeu-Fabra
Université ouverte de Catalogne
Profession Avocate
Résidence Genève (depuis 2018)

Signature de Marta Rovira

Elle est secrétaire générale d'ERC entre et . Elle vit depuis en exil à Genève.

Biographie

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Marta Rovira i Vergés naît le à Vic, en Catalogne[1].

Elle est issue de familles impliquées dans la vie politique locale. Son grand-père maternel, Francesc Vergés i Ordeig, était maire de Sant Pere de Torelló entre 1956 et 1965, tandis que l'un de ses grands-parents paternels, Jaume Rivera i Camps, était maire de Prats de Lluçanès entre 1939 et 1941[2].

Marta Rovira est diplômée en droit de l'Université Pompeu Fabra et en sciences politiques et en administration publique de l'Universitat Oberta de Catalunya[1].

Elle a travaillé comme avocate[3], a été professeur de droit administratif à l'École de police de Catalogne (ca) (2003-2006), et directrice du domaine des services d'appui de l'Agence catalane de coopération au développement (ca) (2007-2011).

Elle a auparavant été secrétaire des Jeunes Avocats de Catalogne (2006-2007), responsable du Groupe Vic Jeunes Avocats (2004-2006) au nom duquel elle a été membre du Conseil d'Administration de l'Ordre des Avocats de Vic, membre de la Plateforme de solidarité UPF (1999), et responsable de l'Association des étudiants en droit sans frontières (1997-1999). Elle a été membre de la colla castellera des Sagals d'Osona (ca) et membre de la Croix-Rouge[2].

Carrière politique

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Marta Rovira est membre de la Gauche républicaine de Catalogne depuis 2005. Lors du 25e congrès national du parti, tenu en 2008, elle est élue secrétaire nationale à la politique internationale, européenne et à la coopération. Cette même année, et jusqu'en 2012, elle est secrétaire Générale de l'Alliance libre européenne.

Élue secrétaire générale de la Gauche républicaine de Catalogne lors du 26e congrès national en 2011[4], elle prend la direction du parti, aux côtés d'Oriol Junqueras, nouveau président

Aux élections catalanes de 2012, elle est élue membre du Parlement de Catalogne, où elle est porte-parole du groupe parlementaire jusqu'à la fin de la législature. En 2015, elle se représente aux élections catalanes, cette fois au sein de la coalition indépendantiste Junts pel Sí[1]. Elle est réélue députée et désignée porte-parole du groupe parlementaire.

Aux élections de 2017, elle mène avec Oriol Junqueras la liste de la Gauche républicaine de Catalogne - Catalunya Sí dans la circonscription de Barcelone et est réélue[5]

Les principales motivations politiques de Rovira sont la défense des droits humains, en particulier les droits des femmes[6], la justice sociale[7] et l'indépendance de la Catalogne[8]. Rovira prône le républicanisme comme un modèle soucieux de l'intérêt général et du bien commun, de l'égalité des chances, de la transparence et de la corruption zéro[9]. Militante indépendantiste, elle défend que ces principes républicains ne peuvent être atteints que dans une République catalane, qui doit être remportée lors d'un référendum qui permettra aux Catalans de choisir leur avenir[10].

Affaire judiciaire

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Le , le Tribunal suprême l'inculpe du chef de rébellion pour sa participation à l'organisation du référendum sur l'indédependance du , interdit par la justice. Elle est auditionnée le et laissée en liberté, moyennant une caution de 60 000 €[11].

Le , après l'échec du vote pour l'investiture de Jordi Turull à la présidence de la généralité de Catalogne, Marta Rovira démissionne, en même temps que Carme Forcadell et Dolors Bassa, de son mandat de députée[12]. Le lendemain, , elle décide de ne pas comparaître devant le Tribunal suprême, alléguant qu'elle ne dispose pas de garanties juridiques suffisantes, et s'exile en Suisse[13].

Ce même , le juge Pablo Llarena (es) active un mandat d'arrêt européen et international, et une demande d'extradition, contre Marta Rovira, en plus de ceux réactivés contre les anciens membres du Gouvernement catalan[14],[15].

Le 19 juillet 2018, face à la décision de la justice allemande rejetant la demande d’extradition de Carles Puigdemont pour crime de rébellion, le juge Llarena a retiré tous les mandats d'arrêt européens et internationaux émis, dont celui de Marta Rovira.[réf. nécessaire]

Depuis 2018, Rovira vit en exil en Suisse. Si elle quitte le territoire suisse, elle devra faire face à un mandat d’arrêt européen[16].

Depuis Genève, elle cumule ses missions de secrétaire générale de la Gauche républicaine avec son travail sur plusieurs projets relatifs à la recherche politique sur la diversité culturelle et linguistique, le droit à l'autodétermination, la résolution des conflits et les droits de l'homme, entre autres, au niveau européen et international[17].

Vie personnelle

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Elle est mariée à Raül Presseguer, avec qui elle a eu une fille en 2011[18].

Notes et références

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  1. 1 2 3 (ca) « Marta Rovira i Vergés », sur parlament.cat (version du sur archive.org).
  2. 1 2 (ca) « Marta Rovira, després d’un any d’exili: “Demostreu que seguim dempeus i ferms. Cal seguir lluitant, continuar el camí i arribar fins al final” » Accès libre, sur Esquerra Republicana, (consulté le )
  3. ↑ (de) Fabian Eberhard, « Spanien ist ein autoritärer Staat », Blick, , p. 26 (archivé sur archive.org)
  4. ↑ (ca) « Marta Rovira i Vergés » Accès libre, sur Amics del País (consulté le )
  5. ↑ (ca) « Composició del Parlament - Resultats definitius - Eleccions al Parlament de Catalunya 2017 » Accès libre, sur gencat.cat (consulté le )
  6. ↑ (es) Marta Rovira, Carme Forcadell et Dolors Bassa, « Basta de violencias machistas: nos va la vida » Accès libre, sur El Periódico, (consulté le )
  7. ↑ (ca) Roger Palà, « Marta Rovira: "Ho tornarem a fer? Depèn del que faci el PSOE" » Accès libre, sur Crític, (consulté le )
  8. ↑ (ca) « Marta Rovira: “Que ens deixin provar la independència” » Accès libre, sur El 9 Nou, (consulté le )
  9. ↑ (ca) « Marta Rovira: "Els republicans volem institucions amb parets de vidre" », sur Ara.cat, (consulté le )
  10. ↑ (ca) « Rovira reivindica parlar de "mesa de negociació del conflicte polític", no de "taula de diàleg" » Accès libre, sur VilaWeb, (consulté le )
  11. ↑ (ca) « Llibertat provisional sota fiança de 60.000 euros per a Marta Rovira » Accès libre, sur 3CatInfo, (consulté le )
  12. ↑ (ca) « Marta Rovira, Carme Forcadell i Dolors Bassa renuncien a l'escó abans d'anar al Suprem espanyol » Accès libre, sur VilaWeb, (consulté le )
  13. ↑ (ca) Adrià Rovira, « Rovira reapareix en una trobada de dirigents d'ERC a Suïssa » Accès libre, sur El Nacional, (consulté le )
  14. ↑ (ca) Ernesto Ekaizer, « El jutge Llarena s'inclina per renunciar a l'extradició de Puigdemont », sur Ara.cat, (consulté le )
  15. ↑ (es) Manuel Marraco, « Llarena rechaza la entrega de Puigdemont sólo por malversación y retira las euroórdenes contra los fugados » Accès libre, sur El Mundo, (consulté le )
  16. ↑ (ca) Josep Nualart Casulleras, « L'amenaça de Llarena a Marta Rovira per si volgués moure's de Suïssa » Accès libre, sur VilaWeb, (consulté le )
  17. ↑ (ca) Manuel Lillo et Xavier Puig i Sedano, « No veig possible un referèndum acordat, però no hem d’abandonar mai aquesta via » Accès libre, sur El Temps, (consulté le )
  18. ↑ (ca) Manuel Lillo, « "No hi havia manera de pensar que l’Estat espanyol arribés a aquests límits" » Accès libre, sur El Temps, (consulté le )

Annexes

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Articles connexes

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Liens externes

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