Martine de Boisdeffre

haute fonctionnaire française

Martine de Boisdeffre, née Langlade le à Orthez (Pyrénées-Atlantiques), est une haute fonctionnaire française.

Martine de Boisdeffre
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Fonctions
Présidente du conseil d'administration
École de droit de Toulouse
depuis
Présidente
Section du rapport et des études du Conseil d'État (d)
-
Rémy Schwartz (d)
Présidente
Comité d'histoire du Conseil d'État et de la juridiction administrative (d)
depuis
Jean Massot (d)
Présidente
Cour administrative d'appel de Versailles
-
Patrick Frydman (d)
Terry Olson (d)
Directrice des Archives de France
-
Secrétaire générale du Conseil d'État (d)
-
Patrick Frydman (d)
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (69 ans)
OrthezVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Martine Marie Joséphine LangladeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Fonctionnaire, femme politiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Rédactrice à
Conjoint
Christian de Boisdeffre (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Distinctions

Conseillère d’État, elle est présidente de la section des études, de la prospective et de la coopération du Conseil d'État de 2017 à 2025, après avoir été directrice des Archives de France de 2001 à 2010 et présidente de la cour administrative d'appel de Versailles de 2010 à 2017.

Biographie

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Formation

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Martine de Boisdeffre est élève de l'École normale supérieure de jeunes filles de Sèvres (1976 L)[1],[2] et diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris (1978 voie Service Public)[1],[3]. Elle est ensuite admise à l'École nationale d'administration en 1983 (promotion Solidarité) et intègre à sa sortie le Conseil d'État[1],[4].

Carrière

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Martine de Boisdeffre est d'abord auditeur (1983), puis maître des requêtes (1986) au Conseil d'État ; rapporteur général des travaux du Conseil d'État sur les sciences de la vie (1988), chargée de mission à la Mission interministérielle pour l'Europe centrale et orientale (1990) ; elle a été secrétaire général du Comité national d'éthique (1985 - 1992)[5]. Conseillère technique chargée des Affaires européennes au cabinet d'Élisabeth Guigou, puis secrétaire générale adjointe du Conseil d'État chargée des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel de 1994 à 1995, et secrétaire générale du Conseil d’État de 1995 à 2001[6].

Directrice des Archives de France de 2001 à 2010, elle est la dernière de ses dirigeants du [7] au [8], la direction étant ensuite requalifiée en service interministériel des archives de France[9], période pendant laquelle a été préparée l'ouverture d’un nouveau Centre des Archives nationales à Pierrefitte-sur-Seine, en effet Catherine Tasca, ministre de la culture lui confie fin 2001 une mission de préfiguration afin de déterminer son implantation[10],[11]. Sur cette période, ses orientations incluent le renforcement de la collaboration avec l'association des archivistes français[12] et la création de commissions spécialisées ouvertes aux personnalités extérieures[13].

Elle est ensuite présidente de la cour administrative d'appel de Versailles du [14] au . Du au , elle officie en tant que présidente de la section du rapport et des études du Conseil d'État[15], devenue la section des études, de la prospective et de la coopération en 2024. Elle est également président du conseil d'administration de l'Institution nationale des Invalides depuis le [16],[6],[17].

En 2021, son nom est cité pour succéder à Bruno Lasserre à la présidence du Conseil d'État[18],[19]. C'est finalement Didier Tabuteau qui est nommé vice-président le [20].

Par décret du , elle est admise à la retraite de sa carrière de haute fonctionnaire ayant atteint la limite d’âge à compter du [21]. Toutefois, depuis le , elle est la première présidente du Conseil d'administration, élue à l'unanimité, de l'École de droit de Toulouse[22],[23].

Depuis 2011, elle est membre associé de l'Académie des sciences morales, des lettres et des arts de Versailles et d'Île-de-France[24].

Décorations

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Références

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  1. 1 2 3 « Doyen des enseignements », sur École nationale de la magistrature (consulté le ).
  2. « L'annuaire | a-Ulm », sur www.archicubes.ens.fr (consulté le ).
  3. « Sciences Po Alumni », sur Sciences Po Alumni (consulté le ).
  4. Laetitia Noblet, « Lundi de l'ENA avec Martine de Boisdeffre (ENA promotion Solidarité 1983) : La citoyenneté », sur serviralumni.com, .
  5. « Martine de Boisdeffre : Directrice des Archives de France de 2001 à 2010 », sur archivesdefrance.culture.gouv.fr.
  6. 1 2 Émilien Ruiz, « Autour des rencontres EHESS - Conseil d'Etat (Paris, février 2013) : Martine de Boisdeffre, Conseil d'État », Carnet de recherche Fonctionnaires en dictature, (DOI 10.58079/osjh, lire en ligne, consulté le ).
  7. Décret du 22 janvier 2001 portant nomination de la directrice des Archives de France.
  8. Décret du 16 février 2010 portant réintégration (Conseil d'État).
  9. Guillaume de Morant, « Martine de Boisdeffre est partie, qui pour lui succéder ? », sur GénéInfos, (consulté le ).
  10. Floriane Chiffoleau, Comité d'histoire, « Martine de Boisdeffre », Guides des sources, (DOI 10.58079/pc0a, lire en ligne, consulté le ).
  11. Vincent Duclert, « La politique actuelle des archives  », dans Sébastien Laurent, Archives « secrètes » , secrets d’archives ?, CNRS Éditions, (DOI 10.4000/books.editionscnrs.1494).
  12. Damien Hamard, Des paléographes aux archivistes: L’Association des archivistes français au cœur des réseaux professionnels (1970-2010), Presses universitaires de Rennes, (ISBN 979-10-413-0178-2, lire en ligne), p. 307.
  13. Sébastien Laurent, Archives « secrètes » , secrets d’archives ?: Historiens et archivistes face aux archives sensibles, CNRS Éditions via OpenEdition, (ISBN 978-2-271-07794-3, lire en ligne), p. 28.
  14. Décret du 5 juillet 2010 portant nomination d'un président de cour administrative d'appel (Conseil d'État) - Mme de BOISDEFFRE (Martine).
  15. Décret du 9 mars 2017 portant nomination de la présidente de la section du rapport et des études (Conseil d'Etat) - Mme de BOISDEFFRE (Martine).
  16. Décret du 12 octobre 2000 portant nomination de la présidente du conseil d'administration de l'Institution nationale des invalides.
  17. « Martine de Boisdeffre présidente du conseil d’administration de l’institution nationale des Invalides », sur lhistoireenrafale.lunion.fr, .
  18. Marie-Amélie Lombard-Latune, « Conseil d’Etat: une succession chamboulée par l’affaire Duhamel », L'Opinion, (lire en ligne, consulté le ).
  19. Laurent Fargues, « Macron sur la piste du "plus haut fonctionnaire de France », Challenges, (lire en ligne).
  20. Jean-Baptiste Jacquin, « Didier Tabuteau, une nomination surprise à la tête du Conseil d’Etat », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
  21. Décret du 7 février 2025 portant admission à la retraite (Conseil d'État) - Mme de BOISDEFFRE (Martine).
  22. « Martine de Boisdeffre élue présidente de l'École de droit de Toulouse », sur ladepeche.fr (consulté le ).
  23. « Martine de Boisdeffre élue présidente de l’École de droit de Toulouse », sur ca.headtopics.com, .
  24. « Boisdeffre Martine Neraud Le Mouton de », sur academiedeversailles.com (consulté le ).
  25. Décret du 13 juillet 2022 portant promotion dans l'ordre national de la Légion d'honneur
  26. Décret du 31 décembre 2010 portant promotion et nomination.
  27. Décret du 2 mai 2017 portant promotion et nomination.

Liens externes

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