Mary Lamb

écrivaine britannique

Mary Ann Lamb, né le à Londres et morte le dans la même ville, est une écrivaine anglaise.

Mary Lamb
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activités
Père
John Lamb (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Autres informations
Membre de
Charles and Mary Lamb (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Partenaire
Œuvres principales
The Merchant of Venice (d), Tales from Shakespeare, The Winter's Tale (d), A Midsummer Night's Dream (d), Pericles, Prince of Tyre (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Vue de la sépulture.

Elle est surtout connue pour sa collaboration avec son frère Charles sur la collection Tales from Shakespeare. Souffrant de troubles psychiques, en 1796 elle assassine sa mère à coups de couteau lors d'une crise dépressive. Elle est confinée dans des établissements psychiatriques durant de longues périodes. Avec son frère, elle préside un cercle littéraire à Londres comprenant, entre autres, les poètes William Wordsworth et Samuel Taylor Coleridge.

Biographie

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Jeunesse

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La maison des Lamb à Edmonton.

Mary Lamb est née le , la troisième de sept enfants de John et Elizabeth Lamb. Ses parents travaillent pour Samuel Salt, un avocat de Londres, et la famille habite chez lui, un étage au-dessus au 2 Crown Office Row, dans Inner Temple. Seuls deux des frères et sœurs de Mary accèdent à l'âge adulte : son frère aîné, John Jr. et son frère cadet, Charles. Mary découvre la littérature et les écrivains grâce aux récits de son père sur l'époque où il a aperçu Samuel Johnson et ses visiteurs. Mary raconte avoir croisé l'écrivain Oliver Goldsmith dans la rue alors qu'elle avait cinq ans et assisté à une pièce de théâtre où jouait David Garrick. Son père l'aurait emmenée avec lui lors de ses visites à la librairie Pope's Head, située à proximité[1],[2].

Samuel Salt meurt en 1792 et la famille Lamb doit quitter le logement peu de temps après (voir hébergement lié). John Lamb continue d'occuper son ancien poste au Great Hall de l'Inner Temple, où il a été au service de Salt, mais son salaire ne lui suffit pas pour conserver le logement que celui-ci lui fournissait gratuitement. Samuel Salt laisse 600 livres à la famille, ainsi que de petites rentes. Ils déménagent dans une maison de Little Queen Street, près de High Holborn. À peu près au même moment, John Lamb est victime d'un accident vasculaire cérébral, perdant l'essentiel de l'utilisation de sa main gauche. John a la chance de continuer à recevoir son salaire pendant qu'un autre homme le remplace dans l'exercice de ses fonctions. Cet arrangement a duré jusqu'à la mort de John en 1799[3].

Au début des années 1790, Elizabeth Lamb commence à ressentir des douleurs insupportables, peut-être liées à l'arthrite, qui finissent par la paralyser. Mary, sa seule compagne durant la journée, est responsable des soins de sa mère. En 1796, Elizabeth dépend entièrement de Mary. La sœur de John, Sarah Lamb, vit également avec la famille et partage ses soins entre Charles et Mary. En 1795, Charles fait une dépression nerveuse et passe le reste de l'année, ainsi que le début de l'année 1796, dans un établissement psychiatrique privé[4]. Pendant ce temps, Mary travaille comme couturière, avec une jeune apprentie[5]. Les responsabilités et les attentes placées sur Mary commencent à peser lourd sur ses épaules fin 1796. Son père est devenu sénile, sa mère a constamment besoin d'attention et son frère John, après son accident, est revenu vivre avec sa famille afin de bénéficier, lui aussi, des soins de la jeune femme. Mary aurait également eu des difficultés à former sa jeune apprentie. La situation commence à affecter son équilibre psychologique[6].

Assassinat d'Elizabeth Lamb

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Maturité

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Illustration du frontispice de 1922 pour Tales from Shakespeare.

En 1805, William Godwin suggère à son frère Charles d’adapter les pièces de Shakespeare sous forme de contes. Celui-ci soumet l’idée à Mary. Ils laissent de côté les pièces historiques, longues et complexes, et se partagent les autres : Mary prend les comédies à son compte, tandis que Charles se charge des tragédies[7]. Elle écrit quatorze des vingt contes du recueil[8], qui paraît en 1807 sous le titre Tales from Shakespeare.

En , Mary écrit un article intitulé « De la couture » (« On Needle-work »), publié l'année suivante dans le New British Lady's Magazine sous le pseudonyme de Sempronia[9]. L'article affirme que la couture doit être une profession reconnue pour assurer l'indépendance des femmes, car elle est leur seule compétence et unique moyen de gagner leur vie, alors qu'à l'époque les travaux d'aiguille ne sont considérés que comme une tâche ménagère. Mary tombe à nouveau en dépression peu après la publication de l'article[10].

En 1820, Charles commence à écrire les Essays of Elia, dans lesquels il la décrit sous le nom de Bridget Elia[2]. À cette époque, les rencontres littéraires que Mary et lui organisent ont pris de l'importance[11] grâce à l'arrivée de nouveaux membres, dont Thomas Noon Talfourd et Bryan Procter[12].

Héritage

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À sa mort, peu de gens en dehors des siens et du cercle d'amis de son frère étaient au courant de ses problèmes mentaux ou des circonstances dans lesquelles sa mère était décédée[13]. Leur ami Talfourd publie peu après des mémoires sur la famille Lamb, détaillant soigneusement et respectueusement l'état mental de Mary, tout en la louant en tant qu'amie et écrivaine. L’une des intentions de Talfourd était de renforcer la réputation de Charles en montrant tout ce qu’il avait fait pour sa sœur bien-aimée. Il affirme que Marie était « remarquable pour la douceur de son caractère, la clarté de sa compréhension et la douce sagesse de tous ses actes et de ses paroles », et que « pour un ami, quelle que soit sa difficulté, elle était la plus habile des conseillères, sa sagesse des plus consolatrices ». Hazlitt l'appelait la seule femme tout à fait raisonnable qu'il ait jamais rencontrée[14]. Elle était tout particulièrement appréciée et respectée par les amis littéraires de Charles[15]. Néanmoins, les journaux de l'époque, tels que le British Quarterly Review, ne parlaient pas d'elle avec la même gentillesse et le même respect[16].

Notes et références

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  1. ↑ Hitchcock 2005, p. 21–22.
  2. 1 2 Prance 1983, p. 187.
  3. ↑ Hitchcock 2005, p. 24–25.
  4. ↑ Hitchcock 2005, p. 25–26.
  5. ↑ Hitchcock 2005, p. 27.
  6. ↑ Hitchcock 2005, p. 27–28.
  7. ↑ Azoulay 2019, p. 10.
  8. ↑ Azoulay 2019, p. 15.
  9. ↑ The Letters of Charles and Mary Anne Lamb. Vol. 3, Ithaca, NY, Cornell University Press, , 279 p. (ISBN 0-8014-1129-7, lire en ligne), p. 124.
  10. ↑ Hitchcock 2005, p. 226-227.
  11. ↑ Hitchcock 2005, p. 235.
  12. ↑ Hitchcock 2005, p. 239.
  13. ↑ Hitchcock 2005, p. 274–5.
  14. ↑ The Works of Charles Lamb, Londres, Edward Moxon, , 308–309 p. (lire en ligne)
  15. ↑ Prance 1983, p. 188.
  16. ↑ Hitchcock 2005, p. 276.

Bibliographie

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Liens externes

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