María Lacrampe Iglesias (Madrid, - Madrid, ) est une infirmière socialiste espagnole, qui est résistante pendant la guerre civile et le franquisme.

María Lacrampe
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Biographie

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María Lacrampe est née à Madrid; son père étant d'origine française, elle a la double nationalité espagnole et française. Elle travaille comme employée au service international de la Compagnie téléphonique nationale d'Espagne à Madrid. Elle adhère à l'Union générale des travailleurs (UGT) en 1932 et au Groupement socialiste de Madrid en [1].

Avec María Rodrigo, Pura Maortua et Concepción del Pilar Monge, elle travaille à l'Association féminine d'éducation civique, créée par María Lejárraga[2],[3]. En 1934, après la révolution d'octobre de 1934, elle participe avec María Lejárraga au Comité Pro Détenus, dont l'objectif est l'assistance aux prisonniers incarcérés à la suite de la répression de cette révolution[4].

Pendant la guerre civile

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Au moment du soulèvement nationaliste de juillet 1936 elle est en arrêt maladie. Elle va travailler comme infirmière au centre de redressement pour mineurs de San Fernando de Henares. En elle est envoyée à l'hôpital de campagne installé dans l'Institut ophtalmologique de Madrid, dans la Cité Universitaire. En elle demande sa réintégration à Telefónica où elle reste jusqu'à la fin de cette année qu'elle passe à travailler comme dactylo du Service d'Information Militaire (SIM) au Bureau de l'Armement et de l'Aviation[4].

En elle est responsable, en tant que secrétaire du groupement socialiste de Madrid, du déplacement en Belgique d'un groupe d'enfants espagnols, qui sont accueillis dans une résidence des colonies enfantines du Parti ouvrier belge. À la fin de la mission, elle revient à Madrid en passant par Barcelone et Valence[5].

Prison et clandestinité

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Elle est arrêtée en à Alicante, après avoir refusé d'embarquer à Valence sur un bateau affrété par le consulat français, car ses accompagnateurs espagnols n'y sont pas admis avec elle. Après avoir été détenue dans le Cinéma Central et dans un couvent d'Alicante, elle est déplacée à Madrid et incarcérée dans la prison pour femmes de Ventas, où elle est placée à l'isolement pendant son premier mois de séjour dans la prison, du au [5].

Elle accompagne les Treize Roses à la chapelle la nuit qui précède leur exécution, le , avec la communiste Juana Corzo, les sœurs de Joaquina López Laffite et la directrice de la prison Carmen Castro[6].

Lors d'un conseil de guerre qui se tient le elle est condamnée à 20 ans de réclusion qu'elle accomplit dans les prisons de Ventas, la Maternelle de San Isidro à Madrid, Ávila et Alcalá de Henares jusqu'au , année où elle sort en liberté surveillée avec une peine de bannissement à Manresa, qu'elle n'a jamais accomplie. À la prison de Ventas elle exerce comme infirmière en essayant de pallier les conditions sanitaires extrêmement dures dans lesquelles vivent les détenues et qui font que la mortalité enfantine est très élevée. Avec María Teresa Toral, elle a mis en œuvre l'Infirmerie d'enfants et la Prison de mères allaitantes[7],[8].

Lorsqu'elle retrouve la liberté, elle intègre l'activité clandestine des organisations socialistes à Madrid en faisant partie du groupe féminin du Groupement socialiste avec Carmen Cueli et Julia Vigre entre autres. Elle est arrêtée le lors de la rafle qui démantèle la Première commission du PSOE de l'intérieur, et est remise en liberté deux mois plus tard sans avoir été accusée.

Son amitié avec María Lejárraga se poursuit jusqu'à la mort de celle-ci, et ses lettres servent comme source biographique de l'écrivaine. Pendant la période où María Lacrampe est en prison, pour déjouer la censure, Lejárraga entame ses lettres par le mot « filleule ».

Une fois rétablie la démocratie, elle fait partie du groupement socialiste de Chamberí. Elle meurt à Madrid le [4].

Références

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(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « María Lacrampe » (voir la liste des auteurs).
  1. (es) « Lacrampe Iglesias, María », Fundación Pablo Iglesias (consulté le )
  2. Juana Coronada Gómez González, « Mujeres escritoras de la preguerra: estudio bio-bibliográfico de Cristina de Arteaga, María Teresa Roca de Togores, Josefina Romo Arregui y Dolores Catarineu »
  3. (es) Biblioteca Virtual Miguel de Cervantes, « El exilio literario de 1939 : actas del Congreso Internacional celebrado en la Universidad de La Rioja del 2 al 5 de noviembre de 1999 / edición de M.ª Teresa González de Garay Fernández y Juan Aguilera Sastre », Biblioteca Virtual Miguel de Cervantes (consulté le )
  4. 1 2 3 (es) Antonina Rodrigo, « María Lacrampe, militante socialista histórica », El País, (lire en ligne, consulté le )
  5. 1 2 (es) Fernando Hernández Holgado, Mujeres encarceladas: la prisión de Ventas, de la República al franquismo, 1931-1941, Marcial Pons Historia, (ISBN 978-84-95379-64-1, lire en ligne)
  6. (es) Daniel Gatica Cote, « UNA CARCEL DE POSGUERRA La Prisión Central de El Puerto de Santa María en 1940: los prisioneros gaditanos » [archive du 18 de noviembre de 2022] (consulté le )
  7. (es) asociacioneco, « “Que mi nombre no se borre de la historia” », ECO PRENSA, (consulté le )
  8. Ana Iborra Rodríguez, « Circunstancias socio-culturales de la mujer de principios del siglo xx y la literatura femenina de 1936 a 1945 », Universidad de Almería, (lire en ligne, consulté le )