Ávila

commune espagnole

Ávila est une ville et le chef-lieu de la province d'Ávila, dans la communauté autonome de Castille-et-León, en Espagne. Située à 1 182 mètres d'altitude, dans une enclave rocheuse sur la rive droite de l'Adaja, affluent du Douro, elle est la capitale de province la plus haute du pays. La commune d'Ávila couvre 231,9 km2.

Ávila
Blason de Ávila
Héraldique
Drapeau de Ávila
Drapeau
Ávila
Muraille d'Ávila.
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Statut Commune
Communauté autonome Castille-et-León
Province Ávila
Comarque Ávila
District judic. Ávila
Budget 74 300 000 €[1] (2007)
Maire
Mandat
Jesús Manuel Sánchez Cabrera (Pour Ávila)
2023-2027
Code postal 05001–05005
Démographie
Population 59 107 hab. ()
Densité 256 hab./km2
Géographie
Coordonnées 40° 39′ 00″ nord, 4° 41′ 00″ ouest
Altitude 1 182 m
Superficie 23 071 ha = 230,71 km2
Distance de Madrid 115 km
Rivière(s) L'Adaja
Divers
Patrimoine mondial Vieille ville avec ses églises extra-muros (1985)
Saint patron Sainte Thérèse d'Ávila (15 octobre) et saint Segundo (es) (2 mai)
Localisation
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Ávila
Liens
Site web www.avila.es

La ville possède trois titres honorifiques, soit Ávila de los Caballeros (« Ávila des chevaliers »), Ávila del Rey (« Ávila du Roi ») et Ávila de los leales (« Ávila des loyaux »). Elle a également pour particularité d'être entourée d'une muraille médiévale, de style roman, entièrement conservée.

Géographie

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Climat d'Ávila.
Relevé météorologique d'Avila
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Maximale moyenne 7 8,7 11,4 12,8 16,9 22,6 27,2 26,8 22,6 16 10,8 8 15,9
Minimale moyenne −1,5 −0,5 0,5 2,3 5,8 9,4 12,2 12,1 9,5 5,6 1,6 −0,1 4,7
Précipitations
Hauteur (mm) 32 22 23 42 50 37 16 19 29 40 43 44 397
Nombre de jours avec précipitations 6 5 4 8 9 5 2 2 4 6 6 7
Source : Le climat à Avila(en °C et mm, moyennes mensuelles) (www.reseaumeteo.fr)

Histoire

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Préhistoire et période romaine

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Le nom de la ville provient des divers peuples et tribus qui ont vécu depuis des millénaires dans la province. Les premiers étaient les Vettons qui l'appellent « Óbila » (mont haut) ; elle était l'un des castros (village pré-romain fortifié, généralement situé au sommet d'une colline ou autre lieu facile à défendre des attaques extérieures) les plus importants de ce peuple, au même titre que Sanchorreja, Berrueco, Mesa de Miranda, Las Cogotas, El Raso y Ulaca. Les Vettons ont laissé des vestiges archéologiques dans l'ensemble du territoire de la province d'Ávila, spécialement des verrats en argile.

Ce sont les Romains qui la peuplent plus tard. Ils lui donnent le nom de Abila (ou Abela)Ballesteros 1896, p. 30. Les Romains laissent eux aussi leur empreinte dans l'histoire de la ville. On peut[style à revoir] le voir surtout dans le Casco viejo (la vieille ville), qui est entouré par la muraille. Les rues piétonnes, les mosaïques et la Plaza Mayor (grand place) nommée aussi Mercado Grande (grand marché) ou El Grande tout court, font partie des vestiges romains que l'on peut[Qui ?] toujours admirer à Ávila.

Ère wisigothe

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Royaume wisigoth sous Alaric II, vers 500.

Les premiers peuples Wisigoths dans la péninsule Ibérique s'établissent dans une aire relativement étroite. La liste de peuplements Wisigoths en Espagne comprend les villes de Burgos, Soria, Guadalajara, Tolède, Ávila, Cáceres, Madrid et Palencia, ce qui mène à penser que le choix des zones de peuplement découlent de considérations géostratégiques. Même si le lieu exact n'a pas encore été déterminé, Ávila est une des places fortes pendant la période wisigothe. Pendant les VIe et VIIe siècles, il n'y a pas de conflit touchant cette ville.

D'après les tablettes d'argile trouvées sur le territoire de l'ancienne commune de Diego Álvaro, les Wisigoths réservaient l'usage de la terre aux cultures céréalières et à l'élevage.

Ávila à cette période joue un rôle actif sur le plan religieux comme en témoigne la documentation qui cite la participation des prélats d'Abela aux conciles tolédains, conséquence de la proximité de Tolède, capitale du Royaume wisigoth.

L'empreinte wisigothe est confirmée par la présence de l'église de Santa María de la Antigua qui était attachée à un monastère. Les chroniques mentionnent que ce monastère a été fondé avant 687. Il s'agissait d'un monastère double (il y avait des nonnes et des moines) jusqu'à l'arrivée des arabes. Son importance était si grande qu'il est cité comme le lieu de la mort de sainte Léocadie, fille du roi wisigoth Wamba. Le duc Severiano, noble wisigoth, y aurait été enterré aussi.

Période musulmane

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Lors de l'arrivée des Maures, il n'y a pas de résistance de la part des habitants de la ville ni de mesures répressives de la part des envahisseurs. Les rapports quotidiens entre les deux cultures étaient ce qu'il y a de plus normal ; la communauté chrétienne a pu garder ses coutumes, ses églises et sa culture ; voire parfois la population se voit libérée des impositions de la noblesse et du clergé wisigoths. Pourtant, les musulmans excluent les non-musulmans du pouvoir.

Sous la domination musulmane, la ville devient un point stratégique, toujours convoité par les musulmans et les chrétiens, car elle représentait une place forte dans leur système de défense ; l'affrontement était constant. Les armées chrétiennes occupèrent plusieurs fois la ville toujours de façon éphémère. Alphonse Ier et son fils Fruela mènent plusieurs expéditions ; ils arrivèrent à prendre la ville de 740 à 742. Leur but n'était pas d'y rester mais d'en détruire les défenses, récupérer un butin et en même temps, profitant que les habitants chrétiens de la ville suivaient le roi lors de l'évacuation de la ville, trouver de nouveaux habitants pour le repeuplement et la défense des royaumes chrétiens.

Après les incursions des rois chrétiens, Ávila vit trois siècles pour lesquels les historiens n'ont pas de documentation. La destruction des cultures et des villes elles-mêmes, l'évacuation de leur population chrétienne vers le nord, laissent pratiquement dépeuplées Ávila, comme d'autres villes de la Meseta (le plateau castillan). À partir du VIIIe siècle, ces villes et régions de Castille devient le désert du Douro, c'est un no man's land, la scène parfaite pour les affrontements d'un camp contre l'autre.

Reconquista

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Sainte Thérèse d'Avila par Pierre Paul Rubens.

Au XIe siècle, Raymond de Bourgogne, de par son mariage à Urraque, donc gendre d'Alphonse VI de Castille, est chargé du repeuplement du centre de la péninsule et, dans le but de protéger Tolède apparaissent des murailles autour des villes de Salamanque, Ávila et Ségovie. Plus tard, le repeuplement s'étend de plus en plus vers le sud, ce qui fait qu'Avila perd de l'importance sur l'échiquier de la Reconquista, même si la ville avait « voix et droit de vote » au sein des Cortes de Castille[2].

À la fin du Moyen Âge, la ville et sa province prospèrent énormément ; elle voit naître de nombreux personnages religieux, écrivains et conseillers spirituels tels que Teresa de Cepeda y Ahumada (plus connue sous le nom de sainte Thérèse d'Avila) qui fonde en 1562 son premier couvent de carmes réformés dans la ville d'Avila. Cette installation provoque immédiatement des troubles tant dans la population, que chez certains carmes (qui voient d'un mauvais œil cette réforme). Les esprits s'apaisent, et avec le soutien de l'Église, Thérèse étend sa réforme dans toute l'Espagne. Elle meurt en 1582 à Alba de Tormes. La tentative pour rapatrier son corps[3] à Avila en 1585 échoue[4]. Elle est canonisée en 1622, faisant d'elle une célébrité de la ville d'Ávila.

C'est à partir du XVIIe siècle que la ville entre dans une période de longue décadence et de dépeuplement qui voit, à un moment, Ávila habitée par seulement 4 000 âmes.

Soulèvement des comuneros

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Pendant la guerre civile castillane (1520), la ville est le fief des partisans de l'infant Alonso. Son conseil était l'un des principaux organisateurs de la guerre des communautés. C'est là qu'est formée la première junte de comuneros.

XXe et XXIe siècles

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Pendant la dictature franquiste, le processus de dépeuplement de la province s'intensifie, ce qui affecte inévitablement la ville. En 1956, l'usine Fadisa, spécialisée dans la fabrication de fourgonnettes sous licence Alfa Romeo, s'implante dans la ville[5].

Le , Ávila intègre à son territoire communal les communes disparues d'Aldea del Rey Niño, d'Alamedilla del Berrocal, de Narrillos de San Leonardo et de Vicolozano ; puis, le , celles d'Urraca-Miguel et de Bernuy-Salinero[6]. En 1996, l’Université catholique d’Ávila est fondée dans la ville.

La participation d’Ávila à la vie de la société espagnole est assez limitée tout au long du XXe siècle. Malgré cela, la ville sert de tremplin à la carrière de divers hommes politiques d'envergure nationale. Dès le XIXe siècle, Mariano José de Larra avait obtenu un siège aux Cortes en se présentant pour Ávila[7]. De même, les anciens présidents du gouvernement espagnol Adolfo Suárez — qui est élu en 1967 député aux Cortes pour Ávila[8] — et José María Aznar — qui est élu député aux Cortes pour Ávila en 1982[9] —, ainsi que les anciens ministres Agustín Rodríguez Sahagún[10], Agustín Díaz de Mera et Ángel Acebes, commencent également leur carrière politique dans cette ville.

En , un attentat perpétré par le groupe terroriste ETA a lieu dans la ville : une petite bombe contenant 1 kg d'amonal explose dans les toilettes d'un café d'Ávila, situé rue Reyes Católicos, causant des dégâts matériels à cet établissement ainsi qu'à un autre commerce voisin[11].

Fêtes et culture

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  • Fiesta de Santa Teresa : pendant presque tout le mois d’octobre, la ville célèbre en grand avec plusieurs groupes de musique reconnus, des batailles de taureaux, et des processions religieuses avec la participation de l’évêque.

Patrimoine

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Vieille ville d'Ávila avec ses églises extra-muros *
Image illustrative de l’article Ávila
La Plaza Mayor et l'église de San Pedro au fond.
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Numéro
d’identification
348
Année d’inscription (9e session)
Année d’extension (31e session)
Type Culturel
Critères (iii) (iv)
Région Europe et Amérique du Nord **
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification UNESCO

La ville est considérée « monument historique et artistique national » depuis 1884 ; elle est aussi inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1985. Son principal monument est la grandiose Muraille d'Ávila (XIe-XIVe siècle), de plus de 2 500 m de long, neuf portes d'entrée et 88 tours.

Architecture religieuse

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Cathédrale d'Ávila, portail ouest.
  • Cathédrale d'Ávila : (gothique, XIIe-XVe siècle) La façade nord, où se trouve le porche des Apôtres, présente un style gothique du côté gauche et un style Renaissance du droit. Du côté ouest, on voit[Qui ?] deux colonnes formant un portail couvert suivant un style bourguignon. Elle est intégrée au mur est, et son abside fortifiée forme la plus grande tour de la muraille. C'est cette face qui apparaît sur le blason de la ville.
  • Basilique Saint-Vincent d'Ávila : (XIIe siècle-XIVe siècle) la conception est attribuée au Français Giral Fruchel, le pionnier du style gothique en Espagne. Sa structure suit le style des basiliques latines avec son plan en croix, trois nefs, un dôme, des tribunes, trois absides, un atrium, deux tours et une crypte.
  • Église romane San Pedro (es) : sa construction commence dans les années 1100. Elle est située à l’extérieur des murs de la ville, à la Plaza de Mercado Grande aux portes d’Alcazar.
  • Eglise romane San Andrés : une des plus vieilles églises romanes de la ville.
  • Monastère Santo Tomás : monastère dominicain de la fin du XVe siècle. Bien qu’il soit éloigné du centre historique, c’est l’un des monuments les plus importants de la ville.
  • Santuario de Nuestra Señora de Sonsoles : ce sanctuaire situé à 6 km de la capitale dans un environnement pittoresque a un restaurant, un hôtel, une place pour pique-niquer ainsi qu’un parc à jeux. Traditionnellement, les gens font un pèlerinage jusqu’à la statue de la Vierge de Sonsoles, y font un vœu, puis marchent jusqu’à l’église pieds nus.
  • Ermita de San Segundo : magnifique ermitage situé à l’ouest d’Ávila, à l’extérieur des murs, sur le bord de la rivière Adaja. Une croyance populaire dit qu’en introduisant un mouchoir dans la tombe du saint et en faisant trois vœux, le saint en exaucera un.
  • Monastère de l'Incarnation : couvent de carmélites dans lequel Thérèse d'Avila fit son entrée dans l'Ordre du Carmel avant de lancer sa grande réforme de l'Ordre.
  • Monastère Saint-Joseph : couvent de carmélites fondé en 1562. Ce couvent est célèbre, car ce fut le premier fondé par sainte Thérèse.
  • Los Cuatro Postes, monument lié à un épisode de la vie de Thérèse d'Avila.

Architecture civile

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Vue de la muraille.
Le Vieux Pont d'Ávila, 1910
Joaquín Sorolla, Musée Sorolla, Madrid.
  • Les Murailles d'Ávila, sans doute fondées sur le tracé des remparts romains. Au niveau de la porte Saint-Vincent, des fouilles archéologiques ont mis en évidence l'utilisation de pierre tombales datant de l'époque romaine, ainsi que des pierres celtiques. Des inscriptions en hébreu ont aussi été découvertes, suggérant l'existence ancienne d'une communauté juive dans la ville.
  • Palacio de Valderrábanos (XVe siècle)
  • Casa de los Deanes (XVIe siècle)
  • Torreón de los Guzmanes
  • Palacio de los Verdugo (XVe-XVIe siècle)

Personnalités liées

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Tour d'Espagne

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Arrivées du Tour d'Espagne. Depuis le début des années 2000, l'arrivée de la Vuelta à Ávila devient un classique, avec son final à grand spectacle sur la portion pavée longeant les fortifications de la ville.

* 2 arrivées dans le même tour

Jumelages

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Notes et références

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(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Ávila » (voir la liste des auteurs).
  1. ↑ (es) « aviladigital.com ».
  2. ↑ (es) Anales toledanos 1, « Anales toledanos » (consulté le ).
  3. ↑ La translation du corps se fait en secret, à l'insu des habitants et des autorités de la ville d'Alba de Tormes, mais dès que les autorités apprennent le départ de la relique, elles protestent officiellement auprès du pape qui impose le retour du corps à Alba de Tormes.
  4. ↑ de Villefort, Vie e Sainte Thérèse d'Avila, Paris, , 220 p. (lire en ligne).
  5. ↑ (es) Institución Gran Duque de Alba / Diputación de Ávila, « La historia reciente de Ávila y la Duque de Alba » (consulté le ).
  6. ↑ (es) Ministerio de Administraciones Públicas, « Variaciones de los municipios de España desde 1842 », Ministerio de Administraciones Públicas. Secretaría General Técnica, (consulté le ).
  7. ↑ (es) Laura Lara Martínez et María Lara Martínez, La configuración del régimen liberal a través de sus protagonistas (1833-1843), (ISBN 9788498221770, lire en ligne), p. 14.
  8. ↑ (es) Gregorio Morán, Adolfo Suárez: Ambición y Destino, Debate, (ISBN 9788483068342, lire en ligne).
  9. ↑ (es) « Sesión constitutiva celebrada el jueves, 18 de noviembre de 1982 », Diario de Sesiones del Congreso de los Diputados, Congreso de los Diputados, no 1,‎ , p. 4 (lire en ligne [PDF]).
  10. ↑ (es) « Rodríguez Sahagún muere sorpresivamente en París », sur El País, (consulté le ).
  11. ↑ (es) ABC, « ETA golpea en el «corazón» de Ávila, León y Valladolid con tres explosiones en pleno puente », sur ABC, (consulté le )
  12. ↑ Doriane Kiniali, « L'affaire Asunta : l’histoire vraie derrière la série Netflix sur ce meurtre qui a choqué l’Espagne », sur www.programme-tv.net, (consulté le ).

Annexes

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Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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  • (es) Auclair, La vida de Santa Teresa de Jesús, Palabra, (ISBN 9788471182982, lire en ligne)
  • (en) Haim Beinart, The Expulsion of the Jews from Spain, Oxford et Portland, Oregon, The Littman Library of Jewish Civilization, (ISBN 978-1-909821-00-2).
  • (es) Enrique Ballesteros, Estudio histórico de Ávila y su territorio, (lire en ligne).
  • (es) Ángel Barrios García, « Repoblación de la zona meridional del Duero. Fases de ocupación, procedencias y distribución espacial del los grupos repobladores », Studia historica. Historia medieval, no 3,‎ , p. 33-82 (ISSN 0213-2060, lire en ligne [PDF]).
  • (es) Paz Benito del Pozo, Basilio Calderón Calderón et Henar Pascual Ruiz-Valdepeñas, « Recuperar y rehabilitar el patrimonio industrial urbano: entre el desamparo institucional y la voracidad urbanística », Ciudades: Revista del Instituto Universitario de Urbanística de la Universidad de Valladolid, no 12,‎ , p. 197-219 (ISSN 1133-6579, lire en ligne).
  • (es) José Antonio Bernaldo de Quirós Mateo, « José Zahonero en el contexto del naturalismo español », Espéculo: Revista de Estudios Literarios, no 22,‎ (ISSN 1139-3637, lire en ligne).
  • (es) Juan Andrés Blanco Rodríguez, « Los estudios sobre la Guerra Civil en Castilla y León », Studia Zamorensia, no 2,‎ , p. 125-141 (ISSN 0214-736X, lire en ligne).
  • (es) José Jaime Capel Molina, « La nieve y su distribución espacial en la península ibérica », Nimbus, nos 5-6,‎ , p. 6-12 (ISSN 1139-7136, lire en ligne [PDF]).

Article connexe

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Liens externes

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