María Teresa Castells

María Teresa Castells Arteche, née à Busturia (Biscaye) en 1935 et morte à Saint-Sébastien (Guipúzcoa) le , est une libraire espagnole connue pour sa lutte culturelle contre le franquisme et le terrorisme d'Euskadi ta Askatasuna (ETA). Pendant des décennies, elle a eu à pâtir de l'un comme de l'autre, sa Librairie Lagun, dans la ville de Saint-Sébastien, ayant été menacée et attaquée à de multiples reprises. Son époux, José Ramón Recalde, qui partageait sa lutte en défense des libertés, a été victime d'un attentat de l'ETA le , auquel il a survécu bien que le tir à bout portant l'ait atteint à la mâchoire[1],[2],[3],[4].

María Teresa Castells
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Biographie
Naissance

Busturia, Biscaye, Espagne
Décès

Saint-Sébastien, Guipuzcoa, Espagne
Nom de naissance
María Teresa CastellsVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Espagnole
Activité
Libraire
Fratrie
Miguel Castells
Jose Manuel Castells (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
José Ramón Recalde Díez (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction

Biographie

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María Teresa Castells est née en 1935, un an avant le début de la guerre civile espagnole. Elle était fille du notaire valencien Miguel Castells Adriaensens (1904-1987) et de María Isabel Arteche, d'origine basque. Sa famille résidait à Saint-Sébastien depuis 1944. L'un de ses frères est l'homme politique Miguel Castells (1931)[5].

Dès l'enfance, María Teresa Castells avait un grand intérêt pour la lecture et s'est intéressée aux nouveautés littéraires, devenant par la suite une grande défenseuse et divulgatrice de la langue basque.

Librairie Lagun

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En 1968, sous le franquisme, Castells fonde la librairie "Lagun" ("ami ou amie" en basque), en collaboration avec son mari José Ramón Recalde et Ignacio Latierro. L'établissement réputé était sur le point de fêter 50 ans d'existence au moment du décès de María Teresa en 2017. Finalement, la librairie a fermé ses portes faute de ventes suffisantes en .

La librairie, « la plus attaquée d'Europe », selon le juge Joan Cremades, est devenue tristement connue après avoir subi des menaces et attaques répétées, aussi bien sous Franco, par des supports du régime, que par la gauche nationaliste basque radicale pendant la démocratie, c'est-à-dire au nom d'idéologies complètement contraires[6]. Après l'une de ces attaques, endommagée par des cocktails molotov, le magasin a été déplacé de son emplacement dans le vieux quartier de la ville à une zone plus tranquille, sans que les attaques cessent pour autant[7].

Face à ces situations, María Teresa a aussi reçu le soutien d'un grand nombre des habitants de sa ville[8].

De son côté María Teresa a toujours été une défenseuse de ses racines et de la liberté au sens le plus large du terme. Elle organisait dans son établissement culturel des rencontres et manifestations de caractère divers, la plupart en relation avec la culture basque[9].

Dans les premières années d'existence de la librairie, il lui est arrivé d'être arrêtée pour son activité, car dans l'arrière-boutique elle vendait des livres interdits par le régime franquiste et organisait des réunions politiques, recevant de plus des visiteurs qui se déplaçaient spécialement dans ce but, y compris depuis la France, comme Pierre Vilar ou Manuel Tuñón de Lara[10].

La librairie Lagun a reçu en 2020 le prix des Droits Humains de la Fondation Enrique Ruano.

Hommages et reconnaissances

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Références

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(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « María Teresa Castells » (voir la liste des auteurs).
  1. Mikel Ormazábal, « Fallece María Teresa Castells, un símbolo de la lucha por las libertades », El País, 11 de septiembre de 2017 (consulté le ).
  2. Jurdan Arretxe, « Muere María Teresa Castells, símbolo de la "resistencia" ante ETA », La Vanguardial, 12 de septiembre de 2017 (consulté le ).
  3. A. González Egaña, « Emotiva despedida a Maria Teresa Castells », El Diario Vasco, 12 de septiembre de 2017 (consulté le ).
  4. EFE, « Muere María Teresa Castells, símbolo de la "resistencia" ante ETA », El Mundo, 11 de septiembre de 2017 (consulté le ).
  5. « Miguel Castells, notario » (consulté le )
  6. Jordi Corachán, « Superviviente del terror », El Periódico de Aragón, 7 de abril de 2006 (consulté le )
  7. EFE, « Reabre la librería Lagun en una zona "más tranquila" de San Sebastián para evitar los ataques de radicales », El País, 6 de agosto de 2001 (consulté le )
  8. Paula Cantó, « Cuando los vascos hacían cola para comprar libros quemados en Lagun », El Confidencial, 11 de septiembre de 2017 (consulté le )
  9. DV, « Saizarbitoria y Aramburu conversarán hoy sobre literatura en la librería Lagun », El Diario Vasco, 3 de noviembre de 2016 (consulté le )
  10. Genoveva Gastaminza, « "En Lagun hemos trabajado bastante y, sobre todo, contra viento y marea" », El País, 7 de diciembre de 2006 (consulté le )
  11. « Goia destaca la trayectoria de "resistencia y defensa de la libertad" de María Teresa Castells » [archive du 16 de septiembre de 2017], Noticias de Gipuzkoa, 11 de septiembre de 2017 (consulté le )
  12. Jurdan Arretxe, « Adiós a María Teresa Castells, un referente de libertad y resistencia », Deia, 12 de septiembre de2017 (consulté le )
  13. Teresa Flaño, « María Teresa Castells recibe la Medalla al Trabajo por su lucha por la libertad », Diario Vasco, 27 de marzo de 2007 (lire en ligne)
  14. « Medalla por luchar por las libertades », El País, 27 de marzo de 2007 (lire en ligne)
  15. B.T., « Medalla al Mérito en el Trabajo para la propietaria de la librería Lagun », ABC, 27 de marzo de 2007 (lire en ligne)
  16. « X Edición Premios Ramón Rubial », Fundación Ramón Rubial (consulté le )
  17. Fernando Aramburu, « María Teresa Castells y el humo de los libros », El Mundo, 18 de septiembre de 2017 (lire en ligne)