Massacre de Zamzam
Le massacre de Zamzam se déroule du au , pendant la guerre civile soudanaise. Il est commis par les Forces de soutien rapide qui mettent à mort plus d'un millier de civils dans le Camp de réfugiés de Zamzam, près de la ville d'El Fasher.
| Massacre de Zamzam | |
| Date | - |
|---|---|
| Lieu | Camp de réfugiés de Zamzam (Soudan) |
| Victimes | Civils zaghawa, fours et masalit |
| Morts | 1 013 au moins[1] |
| Auteurs | |
| Guerre | Guerre civile soudanaise |
| Coordonnées | 13° 29′ 19″ nord, 25° 18′ 38″ est |
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Prélude
modifierEn 2025, Zamzam fait partie des trois camps de réfugiés situés en périphérie de la ville d'El Fasher, qui est alors assiégée par les Forces de soutien rapide (FRS)[1]. Avant l'attaque, le camp de Zamzam accueille un million de personnes[1].
Déroulement
modifierEntre le et le , le camp de Zamzam est attaqué par les Forces de soutien rapide[1].
Selon un rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH) publié le , des « massacres, viols et autres violences sexuelles, actes de torture et enlèvements », sont commis par les FRS[1]. Certaines victimes sont « sommairement exécutées, soit dans le camp, soit alors qu’elles tentaient de fuir »[1]. Les autres sont « tuées chez elles lors de perquisitions menées par les FSR, d’autres sur le marché principal, dans des écoles, des centres de santé et des mosquées »[1].
Cette offensive provoque la fuite de 40 000 civils[1]. La plupart trouvent refuge à Tawila[1].
Bilan humain
modifierSelon le rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, le massacre cause la mort d'au moins 1 013 civils, dont 319 dans le camp de réfugiés[1].
Le HCDH indique également qu'entre le et le , au moins 104 personnes, dont 75 femmes, 26 filles et 3 garçons subissent « d'atroces violences sexuelles, notamment des viols et des viols collectifs, ainsi que de l’esclavage sexuel, tant pendant l’attaque du camp que sur les voies de fuite »[1].