Mathieu Guidère, né en 1971 en Tunisie, est un linguiste, écrivain et universitaire tuniso-français.

Docteur en linguistique de l'Université Paris-Sorbonne, il a été professeur résident à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (2003-2007), puis professeur à l'université de Genève, professeur à l'Université de Paris 8 (depuis 2016), et directeur de recherches à l'INSERM (depuis 2018)

Biographie

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Mathieu Guidère naît en 1971 en Tunisie[1],[2].

Il passe ses dix-huit premières années dans divers pays du Moyen-Orient. Il y fréquente les écoles locales en plus des écoles françaises.[réf. nécessaire]

Dès son arrivée à Paris, à 18 ans, il suit un double cursus en littérature française et en études orientales à l'Université Paris-Sorbonne.[réf. nécessaire]

En parallèle, il intègre l'École supérieure de cadres interprètes-traducteurs (ESUCA)[réf. nécessaire]. En 1998, il obtient un doctorat en linguistique de l'Université Paris-Sorbonne[3].

Carrière

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De 2001 à 2003, il est maître de conférences en linguistique et traduction à l'Université Lyon-II[4]. Après les attentats du 11 septembre 2001, le ministère de la Défense intéressé par sa pratique des langues française, anglaise et arabe. Professeur résident à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (France) entre 2003 et 2007, il est également directeur du Laboratoire d’analyse de l’information stratégique et de veille technologique au Centre de recherche de Saint-Cyr (ministère de la Défense)[5].

De 2007 à 2011, il est professeur de veille multilingue et de traductologie à l’Université de Genève (Suisse)[6][source secondaire souhaitée].

En 2024, Mathieu Guidère est chercheur à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM)[7],[8].

Recherche

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Mathieu Guidère est le fondateur de la linguistique prédictive en 2006 alors qu'il est professeur à l'Académie militaire de Saint-Cyr et directeur de l'unité d'analyse de l'information stratégique. Il applique d'abord sa méthodologie à la Psychologie du terrorisme et notamment à la détection précoce des actions violentes.

En 2007, il rejoint l'Université de Genève (Suisse), où il occupe un poste de professeur de traductologie et de veille stratégique multilingue. Au cours de cette période (2007-2011), il continue à développer la linguistique prédictive et publie plusieurs articles sur le traitement automatique du langage naturel (TALN) appliqué à l'humanitaire.

Accusations de violences sexuelles

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Selon Mediapart, Mathieu Guidère, alors professeur à l’Université Paris 8, est accusé par une jeune femme récemment recrutée dans son département de lui avoir fait en 2017 des propos à connotation sexuelle et d'avoir eu un geste inapproprié à son égard ; celui-ci dément et se dit victime d'un complot fomenté par des personnes avec qui il est en conflit[9]. En 2018, une procédure disciplinaire est lancée par l'université mais la commission d’enquête, sujette à des dysfonctionnements selon la chargée de mission égalité femmes-hommes, « explose en vol », lorsque plusieurs de ses membres démissionnent[10]. Le , le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNESER), saisi en l’absence de décision de Paris 8, prononce la relaxe de Mathieu Guidère[10],[11]. Selon Mediapart, trois témoins « à charge » convoqués par le CNESER mais n'ayant pas comparu affirment ne jamais avoir reçu de convocation[10].

Références

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  1. « Mathieu Guidère : podcasts et actualités », sur Radio France (consulté le )
  2. Laurent de Saint Perier, « Mathieu Guidère : « Sans l’intervention française, l’État malien tombait » », sur JeuneAfrique.com, (consulté le )
  3. Thèse sous la direction de Georges Molinié : http://www.sudoc.fr/049635794.
  4. « Mention du poste de Mathieu Guidère sur le site de l'association des professeurs de langues vivantes », sur aplv-languesmodernes.org (consulté le ).
  5. Bakchich, À prophète, prophète et demi, 16 novembre 2009.
  6. Extrait de point presse du Conseil d'État.
  7. Mathieu GUIDERE sur cesp.inserm.fr.
  8. Salomé Vincendon, « Affaibli mais avec une « capacité de nuisance » : 5 minutes pour comprendre la présence de Daech en Syrie », Le Parisien, (lire en ligne Accès libre)
  9. Lénaïg Bredoux, « À l’université, la parole se libère enfin », Mediapart, (lire en ligne).
  10. 1 2 3 Lénaïg Bredoux, « Violences sexistes: à l’université, pas de sanction mais beaucoup de confusion », Mediapart, (lire en ligne).
  11. Conseil d’État, 4e chambre, 21/12/2021, 444621, Inédit au recueil Lebon. Inédit au recueil Lebon, 444621, 21 décembre 2021, https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/CETATEXT000044553291.

Liens externes

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