Mathieu Matégot

artiste français

Mathieu Matégot, né le à Tápiósüly et mort le à Angers, est un designer hongrois et français, l'un des plus renommés en France dans les années 1950.

Mathieu Matégot
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Biographie
Naissance
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Tapiósüly (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 90 ans)
AngersVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
française (à partir de )
hongroiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités
Autres informations
Distinction

Biographie

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Mathieu Matégot étudie à l'école des beaux-arts de Budapest de 1925 à 1929. Il devient décorateur pour le théâtre national[1]. Il voyage en Italie et aux États-Unis avant de s'installer en France en 1931. Ayant pris pied dans la villa Seurat de Montparnasse, il se lie d'amitié avec Georges Jouve et André Lurçat[2].

Il fabrique des décors pour les Folies Bergère, décore des vitrines aux Galeries Lafayette, conçoit des robes et, à la fin des années 1930, crée des tapisseries. En 1933, il commence à créer ses premiers meubles en rotin montés sur des cadres métalliques.

Engagé volontaire dans l'armée française durant la Seconde Guerre mondiale, il est fait prisonnier et travaille dans une usine de fabrication d'accessoires mécaniques, où il apprend les techniques et les possibilités de la tôlerie. Il est libéré en 1944.

Naturalisé français après la guerre, il se consacre à la décoration et à la création de meubles.

Mathieu Matégot crée un atelier de fabrication artisanale de meubles utilisant divers matériaux tels que le métal, le rotin, le verre, le formica et la tôle perforée. L'atelier fabrique des chaises, des tables, des buffets, des bureaux et autres objets de sa création. D'abord basé à Paris, l'atelier s'installe ensuite à Casablanca.

Mathieu Matégot est notamment l'auteur de la chaise à trois pieds Nagasaki (1950) et du fauteuil Copacabana (1955/1956), tous deux en tube d'acier et tôle perforée.

Au début des années 1960, Mathieu Matégot abandonne le design de mobilier pour se consacrer pleinement à la tapisserie, devenant ainsi l'un des chefs de file du mouvement moderne de la tapisserie française avec Jean Lurçat. Il enseigne à École des Beaux-Arts de Nancy. Ses tapisseries ornent aujourd'hui de nombreux bâtiments importants : Hôtel de France à Conakry, aérodrome de Casablanca Tit Mellil, préfecture de Rouen, maison de l'ORTF à Paris, bibliothèque nationale d'Australie, Fonds monétaire international ou musée de l'air et de l'espace à Washington.

Une fondation Matégot est créée en 1990 à Bethesda, aux États-Unis[3].

Œuvres

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Références

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  1. Encyclopædia Universalis, « Biographie de MATHIEU MATÉGOT (1910-2001) », sur Encyclopædia Universalis (consulté le )
  2. (en-US) « Designs for Utility », sur thelondonlist.com, (consulté le )
  3. Le Monde, Disparitions, 24 février 2001.

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Philippe Jousse, Caroline Mondineu, Mathieu Matégot, éditions Jousse Entreprise, Paris, 2003.
  • Patrick Favardin, Mathieu Matégot, Norma éditions, 2014.

Liens externes

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