Mehdi Djelil, dit Bardi, né en 1985 à Makouda, en Algérie, est un peintre et artiste plasticien algérien. Diplômé de l'École supérieure des beaux-arts d'Alger, il développe une œuvre figurative caractérisée notamment par le grotesque, la déformation de la figure humaine et l'utilisation de couleurs vives[1].

Mehdi Djelil
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Naissance
Autres noms
Bardi
Nationalité
Algérienne
Activité
Peintre, dessinateur, plasticien
Formation
École supérieure des beaux-arts d'Alger

Son travail est présenté en Algérie et à l'étranger, notamment en France et aux États-Unis. Il participe à la foire d'art contemporain AKAA à Paris en 2021 et présente en 2025 l'exposition personnelle Le Sommeil des dieux à la galerie Hamid Khellafi, à Paris[2],[3].

Biographie

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Formation et débuts

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Mehdi Djelil naît en 1985 à Makouda, dans la wilaya de Tizi Ouzou, en Algérie. Il étudie à l'École supérieure des beaux-arts d'Alger, où il se forme à différentes pratiques artistiques, parmi lesquelles la peinture, le dessin, la sculpture et la gravure[4].

Il participe à plusieurs événements artistiques dès la fin des années 2000, notamment au Festival panafricain d'Alger en 2009, à la Biennale des arts de Tunis en 2010 et à la Biennale d'art contemporain d'Oran en 2012[5].

En 2011, il participe à l'exposition collective Alger demain, présentée à Paris, notamment au 59 Rivoli et au Centre culturel algérien. En 2012, il organise des expositions personnelles à Alger, notamment à l'espace Box 24 et à l'Institut français d'Alger[5].

En avril 2014, le quotidien français Le Monde évoque son travail dans un reportage consacré à la nouvelle génération d'artistes algériens et au développement de lieux culturels alternatifs à Alger. Le journal présente notamment ses sculptures de têtes de bouffons, qu'il appelle ses « Vanités », et rapporte sa volonté de poursuivre sa carrière artistique en Algérie[6].

Exposition à La Baignoire

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En mai 2015, Mehdi Djelil présente une exposition personnelle à l'espace culturel La Baignoire, à Alger. L'exposition réunit une quarantaine d'œuvres, comprenant des peintures de grand format, des dessins en noir et blanc et des représentations de personnages hybrides.

Les figures présentées se caractérisent par des proportions exagérées, des visages déformés et des situations mêlant humour et étrangeté. Certaines œuvres peuvent également être interprétées comme des commentaires sur la société algérienne.

Le journaliste Fodhil Belloul consacre à cette exposition un article dans le quotidien L'Expression, publié le 18 mai 2015. Il y examine notamment la place du grotesque, de la caricature et de la satire dans la démarche de l'artiste[1].

Stasis et développement international

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En novembre 2020, Mehdi Djelil présente l'exposition personnelle Stasis à l'espace Rhizome, à Alger.

Le titre, emprunté au grec ancien, renvoie à des notions d'immobilité, de stagnation et de conflit. L'exposition explore les contradictions sociales et politiques à travers des représentations humaines déformées et des compositions picturales associant des couleurs vives à des sujets parfois inquiétants.

Dans un article publié le 8 novembre 2020, la journaliste Latifa Abada présente cette exposition et rapporte les réflexions de l'artiste sur les rapports entre les individus, la société et la possibilité de changement[7].

Entre 2020 et 2021, Mehdi Djelil participe également à l'exposition collective Art in Isolation: Creativity in the Time of Covid-19, organisée par la galerie du Middle East Institute à Washington, aux États-Unis. Cette exposition rassemble des artistes du Moyen-Orient et de ses diasporas autour de leurs expériences pendant la pandémie de Covid-19[8].

En novembre 2021, il participe à la sixième édition de la foire d'art contemporain AKAA (Also Known As Africa), organisée au Carreau du Temple à Paris. Il y est présenté par la galerie Rhizome d'Alger. Le quotidien Le Monde évoque son travail dans un article consacré à la foire, en relevant notamment l'utilisation de couleurs pop et des compositions faisant écho à l'œuvre de Francis Bacon[2].

Travaux récents et exposition parisienne

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En 2024, Mehdi Djelil réalise une fresque dans la médiathèque de l'Institut français d'Alger, dans le cadre de la rénovation de l'établissement.

L'œuvre représente notamment plusieurs divinités de la mythologie grecque associées au temps et aux éléments naturels. Le peintre y utilise l'acrylique et le pastel sec pour évoquer le passage du temps et l'expérience de la lecture.

Cette réalisation fait l'objet d'un article de la journaliste O. Hind dans le quotidien L'Expression du 1er septembre 2024[9].

En 2025, Mehdi Djelil présente Le Sommeil des dieux, une exposition personnelle à la galerie Hamid Khellafi, située rue Mazarine, dans le 6e arrondissement de Paris.

L'exposition réunit des œuvres sur toile et sur papier inspirées de la mythologie grecque et méditerranéenne, représentant notamment Hypnos, Dionysos, Éros, Perséphone, Hermès et Aphrodite.

Le critique d'art Henri Guette rédige le texte accompagnant cette exposition. Il y analyse les rapports entre le dessin, la couleur et les références mythologiques, ainsi que l'évolution de la démarche picturale de l'artiste[3].

Œuvre et démarche artistique

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Représentation de la figure humaine

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La représentation de la figure humaine occupe une place centrale dans le travail de Mehdi Djelil.

Ses premières œuvres se caractérisent notamment par des personnages déformés, des créatures hybrides, des figures de bouffons et des scènes mêlant le grotesque et le burlesque.

Dans son article de 2015, Fodhil Belloul rapproche la démarche de l'artiste d'une réflexion sur le grotesque, notamment telle qu'elle apparaît dans les écrits de Victor Hugo. Le peintre mobilise également la figure du bouffon pour interroger la place de l'artiste dans la société algérienne[1].

Lors de l'exposition Stasis en 2020, cette représentation de la figure humaine est associée à une réflexion plus explicite sur les conflits et les contradictions de la société contemporaine[7].

Mythologie et couleur

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Dans ses réalisations plus récentes, notamment dans Le Sommeil des dieux, Mehdi Djelil développe un répertoire iconographique inspiré des récits mythologiques grecs et méditerranéens.

Ses compositions privilégient le dessin, les aplats colorés et les correspondances entre les formes. Il utilise notamment la peinture acrylique, le pastel et, dans certaines œuvres, le collage.

Dans son texte consacré à l'exposition parisienne de 2025, Henri Guette souligne l'importance du trait, des associations chromatiques et d'une représentation non illusionniste de l'espace pictural[3].

Expositions

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Expositions personnelles

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  • 2012 : Bardi, dessin contemporain, Box 24, Alger[5].
  • 2012 : exposition personnelle, Institut français d'Alger[5].
  • 2015 : exposition personnelle, espace La Baignoire, Alger[1].
  • 2020 : Stasis, espace Rhizome, Alger[7].
  • 2025 : Le Sommeil des dieux, galerie Hamid Khellafi, Paris[3].

Sélection d'expositions collectives et de foires

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  • 2009 : deuxième Festival panafricain, École supérieure des beaux-arts d'Alger[5].
  • 2010 : sixième Biennale des arts de Tunis, Tunisie[5].
  • 2011 : Alger demain, 59 Rivoli et Centre culturel algérien, Paris[5].
  • 2012 : deuxième Biennale d'art contemporain d'Oran, Algérie[5].
  • 2013 : Picturie générale, espace Artissimo, Alger[5].
  • 2020-2021 : Art in Isolation: Creativity in the Time of Covid-19, Middle East Institute, Washington, États-Unis[8].
  • 2021 : AKAA (Also Known As Africa), Carreau du Temple, Paris, avec la galerie Rhizome[2].

Réception critique

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Le travail de Mehdi Djelil est évoqué dans plusieurs publications de presse en Algérie et en France.

En avril 2014, Le Monde le présente parmi les artistes participant au développement d'une scène culturelle alternative en Algérie. Le reportage d'Isabelle Mandraud s'intéresse notamment aux conditions de création et d'exposition de cette génération d'artistes[6].

En mai 2015, L'Expression publie un article consacré à son exposition à La Baignoire. Le journaliste Fodhil Belloul examine son utilisation du grotesque, ses choix de représentation et la dimension sociale de ses œuvres[1].

En août 2020, Myriam Kendsi lui consacre un portrait dans 24H Algérie, portant sur son parcours et son approche de la représentation humaine[4].

En novembre de la même année, Latifa Abada analyse, dans le même média, les thèmes de son exposition Stasis[7].

En 2021, Le Monde mentionne ses œuvres présentées à la foire AKAA à Paris par la galerie Rhizome[2].

En septembre 2024, L'Expression revient sur son travail à l'occasion de la réalisation d'une fresque à l'Institut français d'Alger[9].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 Fodhil Belloul, « Le « grotesque » dans tous ses états », L'Expression,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. 1 2 3 4 « Arts : la foire AKAA à rebrousse-temps », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. 1 2 3 4 « Le Sommeil des dieux — Mehdi Djelil », sur Galerie Hamid Khellafi, (consulté le )
  4. 1 2 Myriam Kendsi, « L'homme troublé, l'artiste Mehdi Djelil, dit Bardi », 24H Algérie,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 « Bardi — Biographie », sur Artsper (consulté le )
  6. 1 2 Isabelle Mandraud, « Les artistes algériens font leur « printemps » sans attendre », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. 1 2 3 4 Latifa Abada, « L'artiste Bardi expose « Stasis » à l'espace Rhizome », 24H Algérie,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. 1 2 (en) « Art in Isolation: Creativity in the Time of Covid-19 », sur Middle East Institute (consulté le )
  9. 1 2 O. Hind, « L'art de peindre l'âme sereine », L'Expression,‎ (lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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