Melhfa

vêtement traditionnel porté par la femme sahraouie

Le toub est un vêtement traditionnel dont les origines sont généralement rattachées au Soudan, notamment à la vallée du Nil et aux anciennes civilisations nubiennes. Porté depuis des siècles par les femmes soudanaises, il s’est progressivement imposé comme un élément central de l’identité culturelle du pays. Avec le temps et les échanges commerciaux et culturels dans la région sahélienne, il s’est diffusé vers d’autres pays comme le Tchad ou la Mauritanie, tout en gardant une forte association avec son ancrage soudanais.La melhfa, également connue sous les noms de toungou, tassaghnist, laffaya ou dampé, est un tissu traditionnel que l'on trouve couramment dans les régions du Sahel et du Sahara en Afrique. La melhfa est un long tissu rectangulaire, mesurant généralement 4,5 mètres sur 1,6 mètre, que l'on enroule habilement autour de la tête et du corps de la personne qui la porte.

Femmes sahraouies portant des melhfas colorés

Il servait traditionnellement à se protéger des intempéries de la région et est généralement confectionné à partir de tissus naturels tels que le coton[1].

Étymologie

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Le melhfa porte différents noms selon les langues de la région. Dans tout le Maghreb, on l'appelle melhfa (parfois orthographié Melfha, melafa, meulfeu ou mlahef). En Mauritanie et au Mali, on l'appelle dampé, tandis qu'au nord du Nigeria (Arewa), au Niger et au Tchad, il est connu sous le nom de lafaya ou laffaya. Le peuple Songhaï l'appelle toungou, et chez les Touaregs, il porte le nom de tassaghnist[2],[3].

Utilisation

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La melhfa est un vêtement traditionnel porté par les femmes dans les régions du Sahel et du Sahara en Afrique. Ce voile fluide mesure environ 4,5 mètres de long et 1,6 mètre de large. Il existe différents styles de melhfas : certaines sont réservées aux fêtes et aux cérémonies, tandis que d'autres sont portées au quotidien. La melhfa enveloppe gracieusement la silhouette de la tête aux pieds, offrant un confort dans les conditions difficiles du désert, avec des motifs spécialement conçus pour résister au climat chaud et sec et protéger du froid, du sable et du soleil. C'est un vêtement aéré et ample[4].

Chez les femmes songhaï, la melhfa, appelée « toungou » en langue songhaï, se porte avec des coiffes traditionnelles telles que la goffa, la sorgou-sorgou, la hilo-hilo et la zumbu.

Ces dernières années, la melhfa s'est vue de plus en plus ornée de broderies complexes, mises en valeur sur ses bords ou sous forme de motifs sur le devant ou le dos du vêtement. Ces ornements, souvent réalisés dans des couleurs vives et des formes géométriques, témoignent du savoir-faire artisanal qui les caractérise. La Melhfa a acquis une popularité considérable à l'époque contemporaine, faisant son apparition dans des défilés de mode et étant portée par des célébrités. Cette visibilité a contribué à mieux faire connaître les aspects culturels et artisanaux associés à ce vêtement[3].

Des influences modernes ont été intégrées à la melhfa, reflétant l'évolution des goûts et des préférences des jeunes générations.

La melhfa s'apparente aux différents types de voiles portés en Égypte, communément appelés « melaya leff » (voile d'enveloppement), outre leurs appellations régionales.

Notes et références

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  1. Claire Cécile Mitatre, « El melhfa, Traditional women's clothing of the saharan Morocco », Malika Editions, (lire en ligne, consulté le )
  2. Sali, « Nommée melhfa ou dempé au Mali, découvrez l'histoire et le mode d'emploi d'une tenue 2 en 1... • CdC », sur CdC, (consulté le )
  3. 1 2 Siham Jadraoui, « à la découverte de l’histoire de la Melhfa », sur Aujourd'hui le Maroc, (consulté le )
  4. « El melhfa », sur revue-ultreia.com (consulté le )